Monthly Archives: April 2007

Franck Biyong & Massak (et al.) @ La Scène Bastille

l_c873904b53ae4567ffe2a11a1c4a6a78.gifFranck Biyoing & Massak along with a stellar lineup of guests pulled off a dynamic, and at times, dramatic performance to vividly commemorate the abolition of slavery Friday night. Despite some technical difficulties which delayed the show, Franck (a pretty bad-ass guitarist himself) and his eight piece band (including a 5-piece horn section, a drummer, a percussionist, and a bass player) were accompanied by a coterie of 4 exuberant multi-culti back-up singers, as well as Sandra Nkake, Mata Gabin, Cristina Volle among others. The singers also doubled as stage actresses depicting the historical evolution of the African diaspora: from Africa’s pre-Columbian glory, to enslavement, and its eventual abolition, all while paying hommage to its ongoing musical contributions.

Franck Biyong & Massak avec des invités lumineux ont réussi un concert à la fois dynamique et parfois dramatique commémorant sous de vives couleurs l’abolition de l’esclavage vendredi soir. Malgré quelques soucis techniques qui ont retardé le concert, Franck (lui-même un très bon guitariste) et un orchestre de huit musiciens (comprenant les cors de 5 musiciens, un batteur, un percussionniste, et un bassiste) ont été accompagnés par 4 choristes exubérantes de diverses origines, ainsi que Sandra Nkake, Mata Gabin et Cristina Volle parmi d’autres. Les chanteurs étaient aussi comédiens interprétant l’évolution historique de la diaspora africaine-de sa gloire avant l’ère de Colomb, à l’esclavage et son éventuelle abolition-tout en rendant hommage à ses contributions musicales.

Franck impressively swaggered from Hendrix style rock before leading his band to a dramatic riff of the Marseillaise as the singers mimed scenes illustrating the horrors of slavery. While the theatrics at times seemed to overcrowd the stage, the thinly veiled condemnation of France’s role in slave history was far from lost. One scene depicted a recently enslaved African princess singing in soulful French as she was derided by new world mixed race slaves who sang in a bluesy/gospel inspired American vernacular that made a bold statement on the duality of the diaspora.

Franck se pavanait avec efficacité à l’instar du Hendrix avant de mener son orchestre vers un riff de la Marseillaise alors que les chanteurs mimaient des scènes depeignant les horreurs de l’esclavage. Bien que la mise-en-scene ait été parfois trop chargée, la condamnation à peine déguisée du rôle de la France dans l’histoire de l’ esclavage, n’était pas loin d’être perdu. Une scène depaignait une princesse africaine récemment asservie chantant en français plein de la soul, mais raillée par des esclaves métisses du nouveau monde qui chantaient en langue vernaculaire américaine inspirée du blues et gospel. L’ensemble a communiqué un message assez fort sur la dualité de la diaspora.

Mata Gabin, a lovely and poised singer/actress, sang one song that was nu-soul inspired, while Sandra Nkake, who is now being billed as Paris’ #1 soul singer, was as promised, fierce yet sophisticated. The show ended with an afro-beat jam featuring brazillian singer Cristina Volle, a drum corps, a harmonica player and two urban griots who together unified the diaspora under a funky groove.

Mata Gabin, une comédienne/chanteuse aussi charmante que posée a été invitée à chanter une chanson inspirée de la nu-soul. Sandra Nkake, qui est considerée comme la meilleure des chanteuses de soul à Paris, n’a pas déçu. Elle était à la fois sublime et sophistiquée. Le concert s’est terminé avec une jam-session afro-beat avec la chanteuse brésilienne Cristina Volle, un corps de batterie, un joueur d’harmonica, et deux griots urbains qui ont tous unifié la diaspora sous un funky groove.

Franck Biyong & Massak ‘s single “Anywhere Trouble” has been in rotation on Radio Nova since March 2007.

Le morceau de Franck Biyong & Massak, « Anywhere Trouble » se joue sur le playlist de Radio Nova depuis Mars 2007.

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ELECTIONS 2007: I Have a Dream – J’ai fait un rêve

I found this clip online posted by the CRAN (Conseil Representatif des Associations Noires) a fairly new organization here in France that is much like the NAACP in the USA. I saw this and thought, how funny that Ms. Royal and I finally have the same hairstyle ! (Trust me that never happens…) Anyway, consider this a teaser for my new column, “Elections 2007 : An Afro-(French-)American Votes in Paris” on my experiences voting in France compared to voting in the US (see links at top of page). As of now, I am hesitating between Sego and Bayrou, and would NEVER vote Sarko or that guy with the glasses. Will keep you posted.

J’ai trouvé cette séquence en ligne du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires), une organisation établie en France assez récemment qui ressemble à la NAACP aux Etats-Unis. Je l’ai vue et je me suis dit comment c’est drôle que Mme. Royal a enfin la même coupe de cheveux que moi ! (Croyez-moi ça ne m’arrive jamais…) Bref, je me sers de cela comme teaser pour ma nouvelle chronique «Elections 2007: Une afro-(franco-)Américaine vote à Paris », sur mes impressions entre voter dans les présidentielles françaises et américaines (voir les liens en haut de cette page). Pour le moment, j’hésite entre Sego et Bayrou, et ne voterais JAMAIS pour Sarko, ni pour le mec aux lunettes. Je vous tiendrai au jus…

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Tahiti Boy and the Palmtree Family @ Showcase/Sous le Pont, Paris 8è

l_a62f868ec82bb070a624b4f0e18b6722.jpgI suppose it is SO not a scoop that any new French band must perform in English to get any respect around in this town. With the recent success of Phoenix, singing in French might seem as passé as a 3 day-old baguette. So, Tahiti Boy and the Palmtree Family (TB&TPF) are no exception to this aphorism as the six-piece band played a decent set of tunes at Showcase/ Sous le Pont (S/SLP) Saturday night. Fresh from a month–long residency at La Flèche d’or, TB&TPF looked like they were having fun as they performed an upbeat rock/pop set.

Bon, j’imagine que ce n’est pas un scoop qu’un nouveau groupe français doit chanter en anglais pour être respecté dans cette ville. Étant donne le succès récent de Phoenix, chanter en français est presque aussi passé qu’une baguette rassise de 3 jours. Tahiti Boy and the Palmtree Family (TB&TPF) ne sont pas l’exception à cet aphorisme, un sextet qui a joué un bon set a Showcase/Sous le Pont samedi soir. Tout juste rentrés de leur résidence à la Flèche d’or, TB&TPF avaient l’air de s’amuser en jouant leurs morceaux de rock/pop levés.

At times TB&TPF reminded me of Ben Folds Five, and had alternating male vocal harmonies that had an early Beatlesque quality to them. Lyrically some songs were a little too simplistic for my taste. (Always a risk with non-English speaking bands.) Like the song «When I Miss You»; despite its respectable back beat, the title lyric was repeated about a dozen times to pound the message home. dsc00774.jpgOther songs were more balanced. A few songs almost lost me before TB&TPF would interject an unexpected tempo change that ultimately worked to save the song. A female singer named Audrey accompanied the band on a few tunes, and added some refinement to some of the band’s rough edges.

Parfois, TB&TPF m’ont rappelés de Ben Folds Five et avec leurs harmonies masculines alternantes, ils avaient de vagues reminiscences à l’instar des premières œuvres des Beatles. Lyriquement, certaines chansons étaient un peu trop réductrices pour mon goût. (C’est toujours un risque avec des groupes non-anglophones.) Par exemple, dans la chanson « When I Miss You », bien que la musique avait un fort rythme respectable, la parole du titre était répétée une douzaine de fois pour renforcer d’avantage le message. D’autres chansons étaient plus équilibrées. Certaines chansons m’avaient presque perdues, avant que TB&TPF n’aient pu injecté un bon changement de tempo qui finalement les aurait sauvées. Audrey, a été invitée à chanter quelques morceaux et a donné un certain raffinement telle une pierre ponce sur la rudeur du groupe.

dsc00773.jpgS/SLP opened to the public in January as a night club/concert venue underneath the Pont Alexandre III in the 8è. Apparently they host flashy private parties during the week (like the new Mini launch party, a private Lily Allen show last fall, as well as a few events for Sarkozy), and welcome emerging local bands to perform there on the weekends. Tapping the programming team from fashionable nightspots like Le Baron and Paris-Paris, S/SLP has embraced young bands that seem to draw a good crowd. The spot is fairly large with great views of the Seine and the adjoining bridge (see my photo above).

S/SLP s’est ouvert au public en janvier comme boîte de nuit/salle de concert sous le Pont Alexandre III (Paris 8 è). Apparemment, en semaine ils louent la salle pour des soirées privées d’entreprises (comme le lancement du nouveau Mini, un concert privé de Lily Allen en automne dernier, et même quelques soirées Sarkozystes). Le week-end, ils invitent les jeunes talents parisiens. En faisant appel a l’équipe de programmation des boîtes de nuits tendances comme le Baron et le Paris Paris, S/SLP a réussi à accueillir de nouveaux groupes qui attirent un bon public. L’endroit est assez grand avec des vues magnifiques de la Seine et le pont attenant. (voir ma photo ci-dessus)

On Saturdays before midnight, the entry is free, but the drinks are rather pricey (6 euros for a Coke !). I loved the fact that This is Spinal Tap, Kiss videos and Roger Corman’s Little Shop of Horrors were being projected onto the stone walls before the show started. Even a fooseball table was set up, for more indoor fun. If you arrive after midnight, be sure to dress for inspection and be prepared for a long wait. As I was leaving, the line extended from the front door, up the stairs and to the street (easily over 150 people!).

Le samedi avant minuit, l’entrée est libre, bien que les cocktails soient assez chers (6 euros pour un Coca !) J’ai bien aimé qu’ils aient joué This is Spinal Tap, des clip-vidéos de Kiss, et Little Shop of Horrors de Roger Corman avant le concert. La table de baby-foot donne envie d’y rester plus longtemps. Ceux qui arriveront après minuit devront passer une revue et être prêts pour une longue attente. En partant, j’ai remarqué que la queue allait de l’entrée, en montant par les escaliers et se terminait sur la rue (facilement plus de 150 personnes).

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Hindi Zahra @ La Bellevilloise


It is no surprise that Hindi Zahra is developing a solid following around Paris judging from the hipster Paris Djs and musicians who represented in full force at Wednesday night’s show. Although she is unsigned, her tour managers seem to be working overtime to get her some impressive gigs at some of the capital’s best venues alongside some of Paris’ finest musicians. ( She just opened for rapper Oxmo Puccino at La Cigale, as part of the Bose Blue Note Jazz Festival last week.) To her credit, I was much more impressed with Hindi Zahra’s energetic live performance, than the modest samplings of her tracks on Myspace.

Il n’y avait rien d’étonnant à ce que Hindi Zahra développe un grand nombre de disciple à Paris vu les Djs et musiciens branchés qui l’entouraient à son concert mercredi soir. Même sans contrat d’une maison de disque, ses tourneurs semblent travailler dur pour lui décrocher des engagements auprès des meilleurs musiciens parisiens et dans des plus belles salles de la capitale. (Elle vient de jouer en première partie pour rappeur Oxmo Puccino à la Cigale dans le cadre du Bose Blue Note Jazz Festival la semaine dernière.) Il faut porter à son crédit que j’étais plus impressionnée par son dynamisme sur scène que par les quelques morceaux modestes affichés sur son Myspace.

Singing in French, English and Berber (each with authenticity and charm), Hindi, was flanked by good musicieans: an acoustic guitarist and percussionist. Together they pulled off a soulful set of original songs that by the end of the night had the crowd on its feet. Hindi Zahra really takes command of her audience with her glowing stage presence, the sweet simplicity of her voice and an eclectic mix of rootsy soul (for some reason the terms folk and alternative seem too dowdy a description.). My only complaint was that her set was way too short.

En chantant en français, anglais et berbère (chaqune avec authenticité et charme), Hindi a été flanquée par deux bons musiciens: un guitariste acoustique et un percussionniste. Ensemble le trio avait réussi un set aussi plein de soul que le public s’etait levé pour danser vers la fin de la soirée. Hindi a facilement séduit son public avec une bonne présence sur scène, la simple douceur de sa voix et le mélange hétéroclite d’une musique folk altère du soul (les termes folk ou alternatif tout seul me semblent peu élégants comme déscription) Si j’avais une chose a lui reprocher c’étais que son show était un peu trop court.

Her opening acts however left a bit to be desired. The first was an acoustic trio that I honestly had a hard time appreciating. Later the evening’s hostess/singer, Lipi for about 5 minutes, seemed to epitomize everything I hate about the Paris live music scene. That is to say she is among those French singers who fail to master the English language, yet are still brazen enough to use it poorly, in hopes of impressing a French-speaking audience. There were a few songs that were almost passable with backing vocals from Hindi and Cibelle, but I doubt that failed to win her many converts to a performance that seemed largely unpolished. Cibelle later performed one song reminiscent of Feist that showed some promise.

Ses invités, par contre, ont laissé un peu à désirer. Le premier était un trio acoustique que j’avais du mal à apprécier. Après, la présentatrice de la soirée/chanteuse, Lipi, avait été pendant un bon moment, l’exemple parfait de tout ce qui ne va pas dans la scène musicale parisienne. C’est-à-dire, elle figure parmi ces chanteurs français qui ne maîtrisent pas la langue anglaise, et qui cependant osent l’utiliser mal pour impressionner un public francophone. Seulement quelques-unes de ses chansons, (celles avec Hindi et Cibelle en choriste) étaient passables. Mais je doute qu’elle ait pu gagner de nouveaux convertis pour un concert du style je m’en foutiste. Plus tard Cibelle a chanté une chanson prometteuse qui avait de vagues réminiscences de Feist.

Hindi Zahra will be headlining April 18 & 25 at La Bellevilloise in Paris 20è.
Hindi Zahra sera en vedette le 18 et le 25 avril à la Bellevilloise dans Paris 20è.

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L’Avenir est ailleurs (film) @ Reflets Médicis III, Paris 5è

18736414.jpgL’Avenir est ailleurs (The Future is Elsewhere), a new documentary written and directed by veteran TV journalist, Antoine Leonard-Maestrati, is a timely film on the migration of French West Indians to mainland France now in theatres. Despite some stylistic flaws, the film sheds light on the controversial BUMIDOM office and its practices from 1963-1980.

L’avenir est ailleurs, un nouveau documentaire écrit et réalisé par le journaliste de télé chevronné, Antoine Leonard Maestrati, est un film d’actualité sur les écrans parisiens au sujet de la migration des Antillais vers la métropole. Malgré quelques défauts stylistiques, le film éclaire le BUMIDOM (Le Bureau pour le développement des migrations vers les départements d’outre-mer) et ses mesures controversés de 1963-1980.

Shot in 35 mm film (truly a dying format in the doc world !) the film recounts the stories of French Carribbean luminaries such as writer/statesman Aimé Césaire, soccer star Lilian Thurman and the often overlooked experiences of thousands of French Carribeans and their integration into mainland France.

Filmé en pellicule 35 mm (un format en voie d’extinction dans le monde de docu !), le film présente des temoinages de lumières antillaises telles que l’écrivain/homme politique Aimé Césaire, le grand footballeur Lilian Thurman, et les expériences souvent perdues de milliers d’Antillais de leur intégration en métropole.

The little-known BUMIDOM (Le Bureau pour le développement des migrations vers les départements d’outre-mer= the Office for the Development of Migration from (French) Overseas Departments) was created in 1962 offering these native-born French citizens a one-way ticket to mainland France and employment as housekeepers, postal workers, customs officers, and subway workers. (While these jobs were a step above those offered to French-speaking African immigrants at the time, I could’t help thinking these measures evoke unfortunate stereotypes between «house ni**ers » and « field ni**ers».) Once arrived in mainland France, French Carribbeans faced the same marginalisation and discrimination in their own country, as French-speaking African immigrants from former French colonies. This dichotomy of being both French and Black/Caribbean is apparent even today as new generations of French West Indians born and raised in France struggle to forge an identity in contemporary France.

Le BUMIDOM, méconnu jusqu’à présent, a été crée en 1962 et a offert à ces Français d’outre mer un billet aller simple vers la France, ainsi qu’un travail en tant que femmes de ménages, employés des postes, douaniers, et agents RATP. (Tandis que ces postes étaient bien meilleurs que ceux offerts aux immigrés africains francophones de l’époque, ces mesures, à mon avis, évoquent des stéréotypes regrettables entres les « nègre de maison » et « nègre des champs ») Une fois arrivés à la métropole, les Antillais ont subi les mêmes discriminations et marginalisations que dans leur propre pays ou les immigrés francophones issus des anciens colonies africaines. Cette dichotomie, d’être à la fois français et noir/antillais est apparente même aujourd’hui avec les nouvelles générations d’antillais,nés et élevés à la métropole, qui se battent à forger une identité dans la France contemporaine.

Through classic talking head interviews, and archival footage showing the rarely-seen shantitowns of the French West Indies, the film adequately details the hopes and dreams of those who jumped shores for better or worse. However, the re-enactment segments, featuring a woman receiving her marching orders cross-cut between interviews, I thought, seemed out of place and could have been edited differently to maximse their visual impact.

À travers des interviews du style classique (genre : présentateur de télé) et des images d’archives quasiment inédites des bidonvilles dans les îles Antillaises, le film détaille suffisamment les espoirs et les rêves de ceux qui ont traversé l’Atlantique pour le meilleur et pour le pire. Cependant, les séquences de reproduction de la femme recevant ses ordres, présentées en montage alterné, me semblaient mal placées et auraient pu être mieux montées afin de maximaliser leur impact visuel.

The film is now playing at Reflet Medicis III, 7, rue Champollion 75005 Paris Metro Saint-Michel, Cluny and will be shown at festivals worldwide. There will be Q & As with the filmmakers on Mondays and Thursdays following the 8 :30pm screening.

Le film se joue actuellement au Reflet Médicis III, 7, rue Champollion 75005 Paris Métro : Saint Michel, Cluny et serai présenté aux festivals de film dans le monde entier. Les séances de 20h30 le lundi et le jeudi seront suivies par un débat avec l’équipe du film.

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David Lynch “The Air Is on Fire” @ La Fondation Cartier

en
Okay, I have a confession to make. Although I consider200px-david_lynch_cannesphotocall.jpg
myself to be somewhat of a cinephile, I am not much of a David Lynch fan. Nevertheless, when my friend Fabien invited me to see Lynch’s current exhibit, « The Air is on Fire » at the Fondation Cartier last Sunday, I was curious to see what all the fuss was about .

Now, the Fondation Cartier rivals the Centre Pompidou with often high profile modern art presentations that tend to draw large crowds. I was throughly impressed with the « Pain Couture » exhibit by Jean-Paul Gaultier back in 2004, (JPG created couture fashion from common French baked goods). Anyway, I hadn’t been back since, but figured the hype surrounding the Lynch show had to justify itself somehow.

As expected, there was about a 30-minute wait to get inside. So I finally get in, and well, in three words my impressions of the multi-media show (that included paintings, sketches, photographs, and short films) were : scatalogical, mysoginistic, and violent. None of which are themes that I embrace, but it’s David Lynch, so I kept telling myself, okay, I’ll at least go along for the ride. Furthermore, as we all know, ever the master of provocation, Lynch usually delivers.

Now, I went into the exhibit with an open mind, because well I enjoyed Mulholland Drive and Blue Velvet and do see some artistic merit in Lynch’s œuvre, (although, sorry, I never really got into Twin Peaks). I just have to say I draw the line at paintings that depict, for instance a scene sculpted out of what looked like encrusted feces of a man with a knife aimed at a half-naked woman with even her genitals sculpted for maximum exposure.

The only somewhat redeeming element of this and some of the other paintings was the use of what looked like real clothing tailored to the paintings’ protaganists. This seemed to provide a much needed tactile dimension to the otherwise drab dirtbrown, black color scheme. There were other paintings that depicted the transgendered in violent and narcissistic poses that were equally disturbing using a childish paint quality that makes Basquiat’s work look as precise as Da Vinci’s.

The photographs were passable ; a series of female nudes effectively played with shadow and depth of field. Other photographs were just an excuse to digitally mutilate the female form while again playing on a transgendered theme.

The short animation of one of the episodes of « Dumbland » could have easily been dreamed up by a 10-year-old boy, with its simplistic line drawing of a man repeatedly kicking himself, farting, vomiting and then punching his friends. I didn’t stick around for the rest, but apparently many of the shorts are available online (most likely You-tubable), if you care to check them out.

Lynch’s sketches stood out as the most artistically viable pieces of the entire collection. Using everything from Post-its, paper napkins, to legal and steno pads, Lynch’s improvised doodles seemed inspired even if they were tarnished by penciled in phone numbers of Brandon Tartikoff (former head of NBC, deceased in 1998) among others. You really get a glimpse of the evolution of Lynch’s artistic process, which given its often upredictable results, is fascinating in it of itself.

Incidentally, I must commend La Fondation Cartier for their English translations, which are noticeably better than those at the Centre Pompidou. Not sure if anyone else notices these things, but in comparison with the French text, they read as punchy English and not standard Parisian Chinglish.

The Air Is on Fire will run through May 27, 2007.

fr

Ok, J’ai un aveu à faire. Bien que je me considère plutôt cinéphile, je ne suis pas fan de David Lynch. Néanmoins, après tout le matraquage publicitaire autour de son exposition actuelle « The Air Is on Fire » à la fondation Cartier et sur l’invitation de mon ami Fabien dimanche dernier, j’avais une certaine curiosité de la voir .

Certes, la Fondation Cartier rivalise le Centre Pompidou avec ces présentations de l’art contemporain très en vue qui attirent souvent un grand public. J’avais été très impressionnée par l’expo « Pain Couture » par Jean-Paul Gautier en 2004. (JPG a créé une ligne de couture fait à partir des pains et gâteaux traditionnels.) En tout cas, je ne suis pas retournée depuis et me suis dit le battage devrait pourtant se justifier.

Comme de raison, l’ attente pour y entrer pris une demi-heure. Enfin, j’entre dans l’expo et tout de suite trois mots sont venus à l’esprit pour décrire mes premières impressions de la présentation multi-support : scatalogique, misogyne, et violente. Même si je n’embrasse aucun de ces thèmes, je me suis dit, « Bon, je suis venue juste pour voir. En plus, comme on le sait bien, en tant que maître de la provocation, Lynch devrait l’assurer.

Ayant vu et aimé Mulholland Drive et Blue Velvet, j’avais l’esprit ouvert et j’avais apprécié même certains aspects de l’œuvre de Lynch (quoique, désolée mais, je n’aie jamais trop regardé Twin Peaks). Cependant, je dois dire qu’il y a une limite à tout. Surtout quand il s’agit des tableaux qui illustrent, par exemple, une scène sculptée de ce qui ressemblait aux matières fécales incrustées en forme d’un homme à couteau visant une femme à moitié nue exposant la profondeur de son sexe.

La seule qualité de cette peinture-là et les autres étaient l’utilisation des vêtements sur mesure aux personnages qui donnaient une dimension tactile à sa combinaison de couleurs assez mornes.D’autres tableaux représentaient des personnes transgenres prenant des poses violentes et narcissistes. Ces oeuvres assez troublantes, et peintes avec une telle naïveté que même l’œuvre de Basquiat semble aussi soignée que celle de Da Vinci en comparaison.

Les photographies étaient passables ; une série de nues jouait efficacement avec des ombres et des profondeurs de champs. Mais les autres photos servent plutôt de prétexte pour mutiler numériquement la forme féminine en jouant encore sur le thème des transgenres.

« Dumbland », une série de courts-métrages animés, aurait pu être conçu par un gamin de dix ans avec la simplicité des desseins au trait dont un homme se donne des coups de pieds, pète, vomit et cogne sur ses amis. Pour le reste, je ne les ai pas attendus, mais apparemment ils sont disponibles en ligne (et j’imagine téléchargeable par You-tube), si cela vous dit de les voir.

Les esquisses de Lynch se distinguent comme les œuvres les plus viables artistiquement de toute cette collection. En passant par les supports comme des post-its, des papiers-serviettes ainsi que des blocs-notes de papiers divers, ses gribouillis improvisés semblaient inspirés même s ‘ils étaient ternis par les numéros de téléphone de Brandon Tartikoff (ancien chef de la grande chaîne US, NBC décédé en 1998) parmi d’autres, étaient griffonnées dessus. Même si ce n’est qu’un aperçu de son acheminement artistique, étant donné ses résultats parfois imprévisibles, c’est tout à fait fascinant.

Je note que les traductions du français vers l’anglais de la Fondation Cartier sont louables, et même meilleures que celles du Centre Pompidou. Pas sure, si je ne suis peut-être la seule à l’avoir remarqué, mais vu les textes français à côté, l’anglais se lit d’un style punchy et non pas comme le standard de chinglais parisien.

The Air Is on Fire continuera jusqu’au 27 mai 2007.

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