David Lynch “The Air Is on Fire” @ La Fondation Cartier

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Okay, I have a confession to make. Although I consider200px-david_lynch_cannesphotocall.jpg
myself to be somewhat of a cinephile, I am not much of a David Lynch fan. Nevertheless, when my friend Fabien invited me to see Lynch’s current exhibit, « The Air is on Fire » at the Fondation Cartier last Sunday, I was curious to see what all the fuss was about .

Now, the Fondation Cartier rivals the Centre Pompidou with often high profile modern art presentations that tend to draw large crowds. I was throughly impressed with the « Pain Couture » exhibit by Jean-Paul Gaultier back in 2004, (JPG created couture fashion from common French baked goods). Anyway, I hadn’t been back since, but figured the hype surrounding the Lynch show had to justify itself somehow.

As expected, there was about a 30-minute wait to get inside. So I finally get in, and well, in three words my impressions of the multi-media show (that included paintings, sketches, photographs, and short films) were : scatalogical, mysoginistic, and violent. None of which are themes that I embrace, but it’s David Lynch, so I kept telling myself, okay, I’ll at least go along for the ride. Furthermore, as we all know, ever the master of provocation, Lynch usually delivers.

Now, I went into the exhibit with an open mind, because well I enjoyed Mulholland Drive and Blue Velvet and do see some artistic merit in Lynch’s œuvre, (although, sorry, I never really got into Twin Peaks). I just have to say I draw the line at paintings that depict, for instance a scene sculpted out of what looked like encrusted feces of a man with a knife aimed at a half-naked woman with even her genitals sculpted for maximum exposure.

The only somewhat redeeming element of this and some of the other paintings was the use of what looked like real clothing tailored to the paintings’ protaganists. This seemed to provide a much needed tactile dimension to the otherwise drab dirtbrown, black color scheme. There were other paintings that depicted the transgendered in violent and narcissistic poses that were equally disturbing using a childish paint quality that makes Basquiat’s work look as precise as Da Vinci’s.

The photographs were passable ; a series of female nudes effectively played with shadow and depth of field. Other photographs were just an excuse to digitally mutilate the female form while again playing on a transgendered theme.

The short animation of one of the episodes of « Dumbland » could have easily been dreamed up by a 10-year-old boy, with its simplistic line drawing of a man repeatedly kicking himself, farting, vomiting and then punching his friends. I didn’t stick around for the rest, but apparently many of the shorts are available online (most likely You-tubable), if you care to check them out.

Lynch’s sketches stood out as the most artistically viable pieces of the entire collection. Using everything from Post-its, paper napkins, to legal and steno pads, Lynch’s improvised doodles seemed inspired even if they were tarnished by penciled in phone numbers of Brandon Tartikoff (former head of NBC, deceased in 1998) among others. You really get a glimpse of the evolution of Lynch’s artistic process, which given its often upredictable results, is fascinating in it of itself.

Incidentally, I must commend La Fondation Cartier for their English translations, which are noticeably better than those at the Centre Pompidou. Not sure if anyone else notices these things, but in comparison with the French text, they read as punchy English and not standard Parisian Chinglish.

The Air Is on Fire will run through May 27, 2007.

fr

Ok, J’ai un aveu à faire. Bien que je me considère plutôt cinéphile, je ne suis pas fan de David Lynch. Néanmoins, après tout le matraquage publicitaire autour de son exposition actuelle « The Air Is on Fire » à la fondation Cartier et sur l’invitation de mon ami Fabien dimanche dernier, j’avais une certaine curiosité de la voir .

Certes, la Fondation Cartier rivalise le Centre Pompidou avec ces présentations de l’art contemporain très en vue qui attirent souvent un grand public. J’avais été très impressionnée par l’expo « Pain Couture » par Jean-Paul Gautier en 2004. (JPG a créé une ligne de couture fait à partir des pains et gâteaux traditionnels.) En tout cas, je ne suis pas retournée depuis et me suis dit le battage devrait pourtant se justifier.

Comme de raison, l’ attente pour y entrer pris une demi-heure. Enfin, j’entre dans l’expo et tout de suite trois mots sont venus à l’esprit pour décrire mes premières impressions de la présentation multi-support : scatalogique, misogyne, et violente. Même si je n’embrasse aucun de ces thèmes, je me suis dit, « Bon, je suis venue juste pour voir. En plus, comme on le sait bien, en tant que maître de la provocation, Lynch devrait l’assurer.

Ayant vu et aimé Mulholland Drive et Blue Velvet, j’avais l’esprit ouvert et j’avais apprécié même certains aspects de l’œuvre de Lynch (quoique, désolée mais, je n’aie jamais trop regardé Twin Peaks). Cependant, je dois dire qu’il y a une limite à tout. Surtout quand il s’agit des tableaux qui illustrent, par exemple, une scène sculptée de ce qui ressemblait aux matières fécales incrustées en forme d’un homme à couteau visant une femme à moitié nue exposant la profondeur de son sexe.

La seule qualité de cette peinture-là et les autres étaient l’utilisation des vêtements sur mesure aux personnages qui donnaient une dimension tactile à sa combinaison de couleurs assez mornes.D’autres tableaux représentaient des personnes transgenres prenant des poses violentes et narcissistes. Ces oeuvres assez troublantes, et peintes avec une telle naïveté que même l’œuvre de Basquiat semble aussi soignée que celle de Da Vinci en comparaison.

Les photographies étaient passables ; une série de nues jouait efficacement avec des ombres et des profondeurs de champs. Mais les autres photos servent plutôt de prétexte pour mutiler numériquement la forme féminine en jouant encore sur le thème des transgenres.

« Dumbland », une série de courts-métrages animés, aurait pu être conçu par un gamin de dix ans avec la simplicité des desseins au trait dont un homme se donne des coups de pieds, pète, vomit et cogne sur ses amis. Pour le reste, je ne les ai pas attendus, mais apparemment ils sont disponibles en ligne (et j’imagine téléchargeable par You-tube), si cela vous dit de les voir.

Les esquisses de Lynch se distinguent comme les œuvres les plus viables artistiquement de toute cette collection. En passant par les supports comme des post-its, des papiers-serviettes ainsi que des blocs-notes de papiers divers, ses gribouillis improvisés semblaient inspirés même s ‘ils étaient ternis par les numéros de téléphone de Brandon Tartikoff (ancien chef de la grande chaîne US, NBC décédé en 1998) parmi d’autres, étaient griffonnées dessus. Même si ce n’est qu’un aperçu de son acheminement artistique, étant donné ses résultats parfois imprévisibles, c’est tout à fait fascinant.

Je note que les traductions du français vers l’anglais de la Fondation Cartier sont louables, et même meilleures que celles du Centre Pompidou. Pas sure, si je ne suis peut-être la seule à l’avoir remarqué, mais vu les textes français à côté, l’anglais se lit d’un style punchy et non pas comme le standard de chinglais parisien.

The Air Is on Fire continuera jusqu’au 27 mai 2007.

2 Comments

Filed under Centre Pompidou, Current Event / Actualité, David Lynch, La Fondation Cartier, less than / moins de 10 euros, Paris Museums/ Musées de Paris

2 responses to “David Lynch “The Air Is on Fire” @ La Fondation Cartier

  1. Laurent

    Au regard des oeuvres présentées dans cette exposition (à visiter plutôt en semaine, ou le soir – ouverture en nocturne jusqu’à 22h- pour éviter la cohue du week-end), il semble que Lynch ait une attraction / répulsion très marquée pour les prostituées, et doute de son orientation sexuelle. De plus, il est clairement fasciné par la reproduction végétale, qui contrairement à celle des mammifères se déroule sans pénétration préalable.
    Les grandes oeuvres peintes sont brutes et organiques, articulées autour d’un personnage Bob (on retrouve un Bob dans Twin Peaks, et son projet musical s’appelait quant à lui Blue Bob…). La mise en perspective sonore (aspect technique toujours très important dans ses films) renforce encore le malaise dû à la mise en scène d’une violence très forte mais parfaitement intégrée dans un quotidien banal.
    Cette exposition donne une piste supplémentaire pour appréhender un oeuvre assez cohérente dans sa schizophrénie.
    Ne pas oublier d’aller sur le site de la Fondation Cartier, pour se renseigner sur les dates des “soirées nomades” avec plusieurs artistes proches de l’univers de Lynch, tels Julee Cruise, Barry Adamson ou Au Revoir Simone, qui viendront prochainement faire des concerts en plein air dans les jardins de la fondation.

  2. alva

    Merci pour vos commentaires. Malgré ma critique negative de cette expo, je conseille à tout le monde d’aller la voir afin que vous puissiez former votre propre opinion. alva

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