Monthly Archives: May 2007

Third Shot – Concert apéro-jazz, Paris 12è

thirdshot.jpgLast Wednesday, I checked out Third Shot, at a special jazz cocktail hour event sponsored by a community center in the 12th. Friday’s Libération cited Lisa Spada, lead singer of the electro-soul group, as a young artist to watch among a new crop of French soul singers who hold their own in a genre dominated until now by Anglo-americans.

Mercredi dernier, j’ai vu Third Shot, lors d’un concert apéro-jazz sponsorisé par le Centre d’Animation du 12è. Vendredi dernier Libération a cité Lisa Spada, la chanteuse du group éléctro-soul, comme un des jeunes talents à suivre parmi une nouvelle vague de chanteurs français de soul qui se défendent au genre dominé jusqu’à présent par les Anglo-américains.

[odeo=http://odeo.com/audio/12698953/view]

Despite the venue’s imperfect conditions, the group’s onstage sincerity and talent more than compensated for the less than stellar acoustics. It is a shame the audience wasn’t really representative of their growing Myspace fan base, which, incidently, seems to spike after each performance. Third Shot has already performed at venues more suited to their style, notably the Sunday Jazz Brunch at the Reservoir programmed by DJ Julien Lebrun .

Malgré les conditions imparfaites de la salle, Third Shot avec leur sincérité et leur talent, ont bien compensé une acoustique qui laissait à désirer. Il est dommage que le public de ce soir-là n’avait pas été plus représentatif de tous leurs amis sur Myspace, dont le nombre semble augmenter après chaque concert. Third Shot a déjà donné des concerts dans des salles valorisant d’avantage leur style, tels que le Jazz Brunch au Réservoir programmé par DJ Julien Lebrun

Singing songs entirely in English, Lisa sang an hour-long set of jazzy-soul with an electro edge. Her voice is ethereal, and balanced, without being overpowered by the very capable musicians that accompany her (a trumpet player,drummer, keyboardist, bassist and 2 backing vocialists). I was also pleased Lisa did not use the typical crutch of the trite and open-ended scat, used by some more well-known French singers around the capital. Overall, the salt and pepper band was very unassuming in a performance that avoided artifice and reflected each band member’s good qualities.

Lisa chantait toutes les chansons entièrement en anglais dans un set d’une heure de jazzy-soul saupoudré des sons éléctro. Éthérée et équilibrée, sa voix n’a jamais été suffoquée par les bons musiciens qui l’accompagnaient (un trompettiste, un batteur, un bassiste, un claviste et 2 choristes). J’étais aussi agréablement surprise de voir que Lisa ne se penchait pas trop sur les clichés des scats interminables souvent employés par certaines chanteuses françaises plus connues de la capitale. Dans l’ensemble, le groupe poivre et sel étaient sans prétention pour un concert qui évitait l’artifice et refletait les bonnes qualités de chaque musicien.

I caught up with Lisa and bassist, Gaël, after the show. After apologizing for the poor sound quality of the show (not their fault), they mentioned they were busy working on their debut album due out in September 2007. Their next performance will be on June 9 at Canal Opus as part of Soulissme with other singers also cited by Liberation (and this blog) : Sandra Nkaké, and Crystal Night. I’ll be there, how about you?

J’ai croisé Lisa et le bassiste Gaël après le concert. M’ayant priée d’excuser la qualité inférieure du son de la salle de concert (ce qui n’était pas de leur faute) ils m’ont révelé qu’ils travaillaient sur leur premier album prévu pour septembre 2007. Leur prochain concert à Paris sera le 9 juin à Canal Opus dans le cadre du Soulissme avec d’autres chanteurs cités par Libération (et ce blogue) : Sandra Nkaké et Crystal Night. J’y serai et vous?

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Birdy Nam Nam @ Musée du Louvre


It’s kind of ironic the Musée du Louvre just presented an event, «Duos Ephémères» featuring French turntabilists Birdy Nam Nam (BNN) spinning electrobeats to a choice selection of silent-era films dedicated to smoking and cigarettes. Then, again, this is France, right ? Meaning folks here are totally indifferent to the MPAA’s recent decision to clamp down on its ratings of all films depicting « pervasive smoking ».* The rare Louvre event unintentionally flouted Hollywood political correctness in a way only the French can.

C’est un peu ironique que le Musée du Louvre vienne tout juste de présenter son dernier « Duos Ephémères » . Cette fois-ci, les DJs français de Birdy Nam Nam (BNN) tournaient des electorbeats pour accompagner une sélection de choix du cinéma muet consacré à la cigarette et tous ses associés. Ne sommes-nous pas en France? Donc les gens sont complètement indifférents que le MPAA (l’équivalent du CSA) vienne de durcir leurs critères sur leurs systèmes de classement des films dépeignant des personnages-fumeurs très nombreux. L’événement rarissime au Musée a involontairement fait fi à la rectitude politique hollywoodienne comme on pouvait s’y attendre des français.

Given this context, part of the fun was watching these films made well before the MPAA and its precursor the Hays Production Code of 1933, which forbade this and other types of « immoral behavior » including interraccial love, childbirth, and drug & alcohol consumption. Although unbilled as such, these « pre-code » films, set to an anachronistic urban tempo by the 4 DJ collective, added levity to the whole no smoking debate by lampooning smokers and non-smokers alike.

Vu le contexte, l’ironie venait du fait que les films avaient été produits bien avant le MPAA et son précurseur le code Hays de 1933, intérdisant ce genre de « comportement immoral » ainsi que bien d’autres comme les scènes d’amour entre les noirs et les blancs, l’accouchement, et la consommation de l’alcool et des stupéfiants. Bien que les films n’aient pas été promus comme tels, avec une musique urbaine anachorétique, la présentation a injecté un peu de légerté au débat actuel sur l’anti-tabagisme en brocardant les fumeurs et les non-fumeurs de la même manière.

The music almost seemed secondary to the often hilarious images of tobacco use by children and animals. I am still reeling from seeing the 1913 Gaumont film «Bout de Zan et le cigare » by Louis Feuillade in which a boy gets sick after a few too many tokes on , um, a cigar (and in the days when I wonder if there were stand-ins used). BNN, though, really found their groove during the American film « Feet of Mud » by Harry Edwards, depicting classic Chinatown opium den scenes from the roaring twenties.

Parfois la musique semblait secondaire aux images souvent hilarantes d’enfants et d’animaux fumant des cigarettes. Je ne m’en revenais pas après avoir vu le film de Gaumont de 1913 « Bout de Zab et le cigare » de Louis Feuillade. Après avoir fumé ce qui ressemblait à un cigare, un jeune garçon tombe malade par l’effet d’une bouffée de tabac (à une époque où je doute que des cascadeurs avaient été employés). BNN, cependant, ont vraiment trouvé leur rythme lors du film américain « Feet of Mud » de Harry Edwards qui dépeignait des scènes classiques des fumeries d’opium à Chinatown dans la folie des années vingt.

The Louvre outdid itself with the event, in what was probably the largest assembly of non-tourists under 35 there in a long time. Bummer the next such « Duos Ephémères » on the theme of borders won’t be until November 30 !!!

Le Louvre s’est surpassé pour cet événement, avec le regroupement probablement le plus grands de non-touristes ayant moins de 35 ans depuis longtemps. Punaise que le prochain « Duos Ephémères », sur le thème des frontières, n’aura pas lieu avant le 30 novembre !!!

Princess Nicotine (see above) by J. Stuart Blackton in 1909 was among the films shown at the Louvre. Princess Nicotine (voir ci-dessus) de J. Stuart Blackton en 1909 était parmi les films projetés au Louvre.

* Puffing Away That PG Rating , (May 10, 2007 article from the NY Times on the MPAA’s new stance on smoking.)

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Ours @ Zèbre de Belleville

oursdraw1.jpgJudging from the music on Ours’ debut album, Mi, I was expecting a straight-laced acoustic set of French folk songs at Tuesday night’s show at the Zèbre de Belleville. I was pleasantly surprised, however, that the singer and his three-piece band openly flirted with hip-hop, jazz and afro-beat rhythms giving his already accessible songs an unexpected edge.

En jugeant la musique sur son premier album Mi du chanteur Ours, je m’attendais à un set de folk français acoustique carré au Zèbre de Belleville mardi soir. J’ai été agréablement surprise d’assister à un concert de ce chanteur et son trio qui pourtant flirtait ouvertement avec des rhytmes de hip-hop, de jazz et d’afro-beat qui rendaient son repertoire déjà accessible encore plus tranchant.

Dressed in his signature white t-shirt with his stage name taped across his chest, Ours impressed a crowd of young franchouillard Parisians who knew enough of the words to his songs to sing along. His songs, all in French, were often inspired by the simplicity of everything from Paris, love, friendship, parties, and oranges. Ours, of course, flipped the script on everyone when he invited singer DjeuhDjoah and acoustic guitarist Tsinda on stage for a song alliterating the letter « S » (« Si, on s’associe viens, on s’assoit sans soucie »)- If memory serves correctly- sung in a casual come-hither fashion. Together, they nicely integrated their funky folk sound with vocalized scratching that would have put many hip-hop DJs to shame.

Vêtu en son t-shirt blanc signature, avec son nom de scène fixé sur sa poitrine avec des bandes adhesives, Ours a impressioné un public de jeunes parisiens franchouillards pour lesquels les paroles de ses chansons etaient tellement bien connues qu’ils les chantaient avec lui. Les sources d’inspiration de ses textes, tous en français, sont inspirés de la vie désinvolte à Paris, l’amour, l’intimité des soirées entre amis, et même les oranges. Avec un coup d’œil coquin, Ours, a renversé la mise-en-scène sur nous tous lorsqu’il a invité le chanteur DjeuhDjoah et le guitariste acoustique Tsinda sur scène. Ensemble, ils ont chanté une chanson employant l’allitération de la lettre « S »(« Si, on s’associe viens, on s’assoit sans souci »)- Si mes souvenirs sont bons- qui intégrait ses sons de folk funk avec des craquements vocaux dignes des meilleurs Djs de hip-hop.

A converted movie-theater, le Zèbre de Belleville regularly welcomes French-singing newcomers of various genres to its intimate concert hall decorated with vintage circus posters and zebra tchotchkies. The ambiance is relaxed kitsch, and for a venue its size, the acoustics can’t be beat.

Un cinoche aménagé, le Zèbre de Belleville est agrémenté par d’affiches anciennes de cirque et de biblelots de zèbre et accueille souvent des jeunes artistes de la chanson française de tout genre. Le Zèbre a une ambiance du kitsch détendu, et pour une salle de sa taille, une acoustique sans pareil.

Ours and his band will be playing at the Zèbre de Belleville May 22 and May 29 at 8pm, before touring across France with singer, Zazie.

Ours et son trio seront en concert au Zèbre de Belleville le 22 et le 29 mai a 20h, avant sa tournée nationale avec Zazie.

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Oxmo Puccino & the Jazz Bastards @ Salle D. Ferry (Nanterre)

943346790_l.jpgWhile they say France is the second largest consumer of rap music after the US, it does not necessarily follow that French hip-hop and rap deserves as wide an audience. Since my return to France in 2004, most hip-hop/rap that I have come accross here shamelessly apes the WORST of American street culture to the point where I can’t take it seriously. Most French rappers toil way too long in the hip-hop tropes of a lazy man (i.e. bling-bling, partying, misogyny, and thugging), without even playing their strongest card, a cartesian education and a direct link to sub-saharan Africa and the Arab World. While all the elements are there : black-blanc-beur disenfranchised youth ; a beautiful, complex, (& musically underrated) Western language ; a rich French musical heritage SCREAMING to be sampled ; and a dizzying array of cultures that could EASILY upstage American white-black-latino-eastcoast-westcoast sensibilities. Only once these elements have been throroughly explored, I believe French rap may then have serious potential to ressurect the entire genre worldwide.

À ce qu’il parait, la France serait le 2e marché de la musique rap après les USA ce qui ne veut pas dire que le rap français mérite un aussi grand public. Depuis mon retour en 2004, la plupart du rap/hip-hop que je croise singe sans la moindre honte le PIRE de la culture urbaine états-unienne à un tel point que j’ai du mal à l’accepter telle quelle. Trop de rappeurs français travaillent trop dur dans les figures de style des fainéants (ex. le bling-bling, la fête, la misogynie, et le hooliganisme), sans jouer leurs cartes les plus fortes (une éducation cartésienne + des liens plus directs avec l’Afrique noire et le monde arabe). Pourtant tous les éléments y sont : des jeunes black-blanc-beur privés de leurs droits civiques ; une langue occidentale à la fois belle et complexe (et surestimée musicalement) ; une riche héritage de la chanson française qui CRIE pour être samplée ; et un étalage de cultures stupéfiant qui pourrait BOULVERSER les traditions typiquement américaines inspirées des sensibilités blanc-noir-latino-Californie-New Yorkaises. Une fois que tous ces éléments seront raffinés, j’estime que le rap français aurait le potentiel de ranimer le genre dans le monde.


My recent trip out to the college-town banlieu of Nanterre, was encouraging and well worth the RER (like Metro North or the LIRR in NYC) ride a few weeks ago, when I got a chance to see rapper Oxmo Puccino and the Jazz Bastards at a small concert venue with my friend G. Malian-born, Oxmo is among a handful of French rappers I can tolerate because he not only raps with a respect for the French language (influences include Belgian singer, and mom’s fave, Jacques Brel and French crooner Charles Aznavour), but he also performs with a capable live jazz band (the Jazz Bastards) on his latest album, Lippoppette Bar. The album tells the the stories of the host of shady characters that Oxmo, as bouncer “Black Popeye”, encounters at a local Parisian bar. Yeah, I know the rapper with jazz band model is nothing new. Like The Roots, the live band adds musical credibility to Oxmo’s unanimously respected gruff n’ tuff vocal delivery.

Mon trajet récent vers la banlieue universitaire de Nanterre, m’a un peu encouragée. Le billet de RER en valait la peine pour aller voir le concert du rappeur Oxmo Puccino and the Jazz Bastards dans une petite salle de concert avec mon pote, G. Né au Mali, Oxmo est un minorité des rappeurs français que je peux supporter parce qu’il respecte, la langue française et joue ses concerts avec un bon petit groupe de jazz (the Jazz Bastards) sur son dernier disque Lippopette Bar. Oxmo joue le rôle d’un videur «Black Popeye» dans un bar parisien et raconte les histoires de ses habitués. Oué, je sais la formule groupe de jazz+ rappeur, a déjà été vu. Cependant, comme les Roots, le jazz-band donne Oxmo une certaine crédibilité à son style bourru et dur à cuire très respecté à la fois par les critiques et son public.

In all fairness, I have similar criticisms of American rap that is crashing and burning as I write. In both countries, artists are often less to blame for the genre’s shortcomings than the industry that binds them. So when many of my US friends ask, «What’s the Paris hip-hop scene like ? » I generally roll my eyes with a sigh and just pray for its speedy recovery. That said, I am open to suggestions and even have a few folks on my radar : slightly subversive, La Rumeur, international hipsters, La Caution, folk hip-hopper/multi-tasker, Spleen, and the funky phrasings of Saian Supa Crew. To be continued…

En toute justesse, j’ai les mêmes critiques du rap américain qui en ce moment s’écrase mortellement. Dans les deux pays, l’industrie musicale est plus reprochable pour la chute du genre plutôt que les artistes eux-mêmes. Lorsque mes amis américains me demandent, «Comment trouves-tu la scène hip-hop à Paris?» Généralement, je roule les yeux avec un soupir et lui souhaite un prompt rétablissement. Cela dit, je reste ouvert à vos suggestions et tiens à vous en citer quelques-uns captés sur mon écran de radar : La Rumeur, pour leurs tendances subversives ;La Caution, des rappeurs un peu branchés malgré eux ; le chanteur polyvalent de folk/hip-hop, Spleen ; et la funky-ttude de Saian Supa Crew. À suivre…

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We Feed the World @ MK2 Cinémas

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Savor the flavor of your favorite foods now, while there is still time. The end is near!

Savourez les goûts de votre nourriture préférée aujourd’hui, lorsqu’il en reste du temps. La fin s’approche !

E., a filmmaker friend, told me he’d just sworn off eating chicken after seeing the new documentary by Erwin Wagenhofer, We Feed the World. My friend G. reaffirmed his faith in vegetarianism shortly after checking it out. Knowing I am still a reluctant omnivore, both encouraged me to see the film by rattling off its most damning revelation.: Although the world has the resources to feed 12 billion (with a « B ») people, children in the third world are litterally being assassinated by our everyday corporate business practices. The alarming accusation is attributed to the UN’s Jean Ziegler. After seeing the film last night, I would personally nominate him as President of the known universe (if ever democracy were widely practiced throughout).

E., un ami cinéaste m’a dit qu’il avait juré de ne plus jamais manger du poulet après avoir vu le nouveau documentaire, We Feed the World/ Le Marché de la Faim par Erwin Wagenhofer. Mon ami, G. a réaffirmé sa foi au végétarisme juste après l’avoir vu. Sachant que je suis encore omnivore à contrecoeur, tous-deux m’ont encouragée à voir le film en débitant sa révélation la plus accablante. : Bien que le monde ait les ressources pour nourrir 12 milliards personnes, les enfants du tiers-monde sont en train de se faire assassiner par les pratiques de nos multinationales au quotidien. Cette déclaration alarmiste est attribuée à Jean Ziegler de l’ONU. Ayant moi-même vu ce film hier soir, je le sélectionnerai comme président de notre Univers connu, (au cas où la démorcratie deviendrait un phénomène mondial).

If you have read, Eric Schlosser’s Fast Food Nation, you will clearly recognize the stomach-turning, money-grubbing tactics practiced by most of the mass-producing foodmakers of the Western world. While the film is more euro-centric in its condemnation of the food industry the message is the same. Almost worse than cigarettes, mass-produced food is more than worthy of its own medical disclaimer. What makes this film compelling is the explicit visual imagery a book just can’t provide, (i.e. live chickens being guillotined, the horrors of industrialised fishing, malnourished children drinking brown water in Brazil.) Don’t even get me started on all of the other negative global implications of mass-produced food. Be thankful I don’t have time to enumerate them all, and just know this film is definitely worth your time and money when it comes to a theater near you.

Si vous avez lu Fast Food Nation par Eric Schlosser, vous reconnaîtriez les tactiques écoeurantes et capitalistes pratiquées par une grande partie de l’industrie agro-alimentaire occidentale. Bien que le film soit plutot eurocentriste par sa condamnation de cette industrie, le message transmis reste le même. Bien pire que des cigarettes, la nourriture preparée en série susciterait bien un avertissement médical. Encore plus choquantes dans le film, sont les images explicites parfois difficiles à transmettre par écrit. (Ex. des poules vivantes passant à la guillotine, les horreurs de l’industrialisation de la pêche, et des enfants malnutris buvant de l’eau brune au Brésil). Je ne voudrais même pas commencer à vous parler de toutes les autres implications négatives de l’industrialisation de l’agroalimentaire. Heureusement pour vous, je n’ai pas le temps de tout énumérer ici, mais sachez juste que ce film mérite bien votre temps et le prix de l’entrée, lorsqu’il sera à l’affiche près de chez vous.

The film debuted at the Toronto Film Festival in 2005, and has been playing in Paris theaters (in German with French subtitles) since the end of April 2007. Check the film website for news on any upcoming US/ UK screenings.

Le film a fait sa première au Festival du Cinéma à Toronto en 2005 et se joue actuellement sur des écrans parisiens (en allemand avec des sous-titres en français) depuis la fin Avril 2007. Pour les informations sur sa première en salle au Royaume-Uni et aux USA, vérifiez le site officiel en allemand et anglais.

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Crystal Night @ La Scène Bastille

Shortly after my return to Paris in 2004, I was invited to check out a concert by a young French singer/songwriter who claimed influences among all the neo-soul greats (Jill Scott, Alicia Keys , Erykah Badu etc.). I was so underwhelmed by her performance of insincere, souless R n’ B, that I practically gave up on the whole Paris music scene altogether. Some other shows since were equally disappointing for a city that prides itself on its appreciation of Afro-American music and culture. So, it’s a crying shame that what passes as Parisian neo-soul is often more gelatinous than buttery smooth.

Peu après mon retour à Paris en 2004, j’ai été invitée au concert d’une jeune chanteuse parolière française prétendant des influences parmi les incontournables de la musique néo-soul (Jill Scott, Alicia Keys, Erykah Badu etc. ) N’ayant pas été impressionnée par l’interprétation ses chansons R n’B médiocres et insincères, que j’ai bien failli renoncer à la scène musicale parisienne. D’autres concerts m’ont également déçu surtout dans une ville où l’on vante l’appréciation de la musique et culture afro-américaine. Il est bien dommage que la néo-soul à la Parisienne soit gélatineuse plutôt que crémeuse.

Crystal Night , however, is among the few nu-soul/jazz singers in183999431_l.jpg the French capital who seem to get it right. Crystal, accompanied by a five-piece band and two back-up singers, seemed to effortlessly pull off a performance worthy of the genre. Crystal, an Atlanta, GA native and Spelman College graduate, has been based in Paris since 2000, and has played across Europe and at some of Paris’ best venues.

Crystal Night, cependant, fait partie d’une minorité de chanteurs de nu-soul/jazz de la Capitale qui semblent pouvoir maîtriser le genre. Accompagnée par un quintette et deux choristes, Crystal a bien semble réussir sans effort un concert du genre authentique. Crystal, originaire d’Atlanta, GA, diplômée de Spelman College, est parisienne depuis 2000, et a donné des concerts en Europe ainsi que dans de bonnes salles de concert de Paname.

She was bubbly and affable on stage singing in English while introducing each song in fluent French. She seamed at ease performing a set of mostly original songs from her independantly produced CD, entitled Sweet Melodies, which received a very respectable 4-afro rating from the influential OkayPlayer.Com. Her Minnie Ripperton cover was practically pitch perfect, and easily won over the sizeable crowd, many of whom were from Crystal’s Myspace fan base (over 9,000 strong).

Elle est à la fois débordante de vitalité et affable sur scène en chantant en anglais et annonçant en français les chansons qu’elle interprétait. Elle semblait à l’aise en interprétant des morceaux originaux de son CD produit indépendamment intitulé, Sweet Melodies. D’ailleurs, ce disque a obtenu un classement très respectable de 4 afros par le site influent, Okayplayer.com. Sa reprise d’une chanson de Minnie Ripperton etait quasiment sans faute, et a séduit le public dont la plupart faisait partie de son cercle d’amis myspaciens (au nombre de plus de 9,000).

After the show, Crystal’s good friend China Bridgewater (daughter of DeeDee & an MTV France VJ/ singer) hugged her before suggesting the song «Vin Rouge» would be perfect as a house mix. After hearing them speak my language, I went up and chatted with the girls. I was pleased that even China agreed; Crystal helped restore our faith in that home-grown, nu-soul/jazz sound that we both found ourselves craving in Paris. Indeed, Crystal shows them how it is done, and is ready to take on the world.

Après le concert, une bonne copine de Crystal, China Bridgewater (fille de DeeDee & VJ sur MTV France/ chanteuse) l’a serrée dans ses bras avant de proposer que sa chanson « Vin Rouge » serait parfaite comme un remix de house. Je me suis mise à discuter avec les filles lorsque je les ai entendues parler une de mes langues préférées. De plus China était de mon avis ; Crystal a restauré notre foi en le son nu-jazz que nous avions si mal à trouver à Paris. En effet, Crystal leur a montré comment on s’y prend et serait prête à conquérir le monde.

The CD, Sweet Melodies is now on sale through itunes, and via Crystal’s Myspace page.
Le CD Sweet Melodies est en vente sur itunes et sur la page Myspace de Crystal.

NB: The video aboveis from a live performance in Paris in November 2006.///La vidéo ci-dessous est d’un concert à Paris en novembre 2006.


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Soko @ La Flèche d’or

While « Don’t come. It’s over. Take it and deal with it, bitch» might sound like a lyric from a song by your favorite neighborhood rap artist, it’s actually from a song by French up-and-coming folk singer/songwriter Soko.

« Don’t come. It’s over. Take it and deal with it, bitch» pourraient bien être les paroles d’une chanson interprétée par votre rappeur préféré du quartier, mais elles ont été composées par une jeune chanteuse parolière française de folk Soko.

Sokois among the latest crop of French singers who insist on singing in English for better or worse. Atl_3c5d754635649bdc9077fc9bbe6ed791.jpg least, she has the distinction of being recently cited as a rising star by Les Inrockuptibles (a French entertainment magazine similar to Rolling Stone).

Sokofait partie des jeunes chanteurs français qui insistent à chanter en anglais pour le meilleur ou pour le pire. Au moins Soko aurait la distinction d’avoir été nommée une nouvelle tête par Les Inrockuptibles.

At Sunday night’s show (April 29), Soko sang in contemporary song/speak with a woman-child’s voice to sound off on heartbreak and the violence she’d like to inflict on an ex-boyfriend and his new girlfriend. Accompanied by an acoustic guitarist, Soko played a melodica and a xylophone, while singing songs full of vulnerablity. She later flitted into songs of love and yearning (just to let you know she’s not still hung up on that loser ex from the previous song). Overall, her lyrics are accessible, without being overly simplistic and may charm both an English-speaking and French-speaking audience with their directness.

À son concert dimanche soir (le 29 avril), Soko a interprété, ses chansons à moitié parlées d’une voix de femme-fille pour dénoncer ses chagrins d’amours et la violence dont elle rêve de faire à son ex-copain et sa nouvelle copine. Accompagnée par un guitariste acoustique, elle jouait du mélodica et du xylophone avant de se lancer dans des chansons plus fragiles sur l’amour et le désir, pour vous montrer qu’elle n’est pas toujours collée à son connard d’ex de la chanson précédente. En gros, les chansons sont accessibles, sans être trop réductrices et peuvent séduire un public anglophone et francophone par leur franchise.

Soko currently has an EP on sale via her Myspace page, entitled Not Sokute, and will be touring France and Europe through the summer.
Soko vend son EP, Not Sokute, sur sa page de Myspace et sera en tournée en France et en Europe cet été.

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“Airs de Paris” @ Centre Pompidou

air.jpgLast Sunday, my friend Gérôme and I made good use of our “laissez-passez” cards to check out the new «Airs de Paris » exhibit at the Centre Pompidou (CP). Inspired by Marcel Duchamp’s exposition of the same name at the opening of the CP in 1977, the exhibit offers a fascinating glimpse of the evolution of contemporary Paris as interpreted by a host of notable artists including Duchamp (+ the signature piece), Nan Goldin, Abdel Abdessemed, Sophie Calle, Chris Mark, and Raymond Hains among others.

Dimanche dernier, accompagnée de mon ami Gérôme, nous nous sommes bien servis de nos cartes laissez-passez pour aller voir la nouvelle exposition « Airs de Paris » au Centre Pompidou (CP). Inspirée par l’exposition du Marcel Duchamp du même nom à l’ouverture du CP en 1977, l’exposition propose un aperçu de l’évolution de Paris contemporain interprétée par une foule d’artistes telle que Duchamp (+ son œuvre phare), Nan Goldin, Abdel Abdessemed, Sophie Calle, Chris Mark, et Raymond Hains parmi d’autres.

Although the multidisicplinary exhibit is fairly extensive, there were a few areas that, in my mind, merit more than a cursory glance. Bien que l’exposition pluridisciplinaire soit très vaste, j’estime que certaines parties méritent mieux q’un coup d’œil superficiel.

  • «New Public Languages and Popular Urban Cultures» for some recognizable, yet understated nods to Euro pop culture. ///« Nouveau Langages Publics et Cultures Populaires Urbaines » pour quelques allusions reconnaissables, mais subtiles à la culture populaire européenne.
  • «The Media and Nict at the Heart of Urban Life. Unpredictable Future» For among MANY other things, ideas on how to put your old Apple IIGS back to work. (smiles). ///«Médias et Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NICT) au cœur de la vie urbaine. « Unpredictable future ? » Entre autres, quelques idées pour remettre ton vieil ordinateur Apple II GS en marche. (sourires)
  • «Identities and Communities» for some insightful video work on identity politics in Paris. I am personally still trying to decide if Adel Abdesssemed’s Zen (video of a half-naked Black man and milk) is a proactive statement on metissage and integration, just down right racist or something else entirely ? (Would love to hear your thoughts on this, if you have seen it.) The other work of the Muslim woman wearing a head scarf with rosary beads (all I am going to say !) was equally provactive./// « Identités et Communautés » pour des œuvres perspicaces sur le communautarisme à Paris. Moi, je me demande encore si « Zen » de Adel Abdesssemed (le vidéo d’un homme noir à moitié nu avec du lait) est une déclaration proactive sur le métissage et l’intégration, purement raciste, ou bien autre chose ? (si vous l’avez vu, n’hésitez pas à me faire part de vos réactions.) L’autre œuvre de la musulmane au foulard avec un chapelet (c’est tout ce que je vais dire !) était également provocatrice.
  • «Individuals and Globalised Networks» for, notably, the oversized orange-peel globe with an acupunctured chronology of environmental facts. ///« Individu et Réseau Globalise » pour notamment le globe surdimensionné en forme d’écorces d’orange aux points chinois d’une chronologie des faits écologiques.

Yet, again it must be noted that I am SO not a fan of the CP’s English translations. I counted at least three MAJOR typos in large print on the walls of the exhibit, and some translation oddities. It makes me wonder if they even have native English speakers proofreading the text before it goes live. Do they just leave this to an underqualified French intern (with less than fluent English) to correct? Or even worse, an incompetent executive with a CDI (lifetime job contract) who is too expensive to fire? (Yeah, probably !) Such a shame for a museum of CP’s size and stature.

Encore une fois, je constate que je ne suis pas trop fan des traductions anglaises du CP. J’ai compté au moins trois coquilles énormes en gros caractères sur les murs de l’exposition, ainsi que des tournures de phrases bizarres. Je me demande si les correcteurs sont de langue maternelle anglaise et s’ils lisent vraiment les textes avant qu’ils ne soient imprimés. Laissent-t-ils cela aux stagiaires non qualifiés (qui ne parlent même pas l’anglais couramment) ? Ou encore pire, un cadre incompetent avec un CDI qui serait trop cher à virer ? (Oué probablement !) C’est un scandale pour un musée de cette grandeur et de cette envergure.

« Airs de Paris » will be on exhibit until August 15, 2007.
« Airs de Paris » sera exposé jusqu’au 15 août 2007.

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