Monthly Archives: February 2010

Par Avion: Yarah Bravo

Once called a “fearless femme C, jazz poet and sexy seductress” by the BBC, Yarah Bravo, and her husband, the much respected DJ Vadim just wrapped up some Paris gigs at Nouveau Casino and KUBE Hotel last weekend that I wish I could have seen. After hearing all the hype and then music about this international hip-hop duo, I knew the recent shows would have been well worth your time and mine. Having performed with everyone from the Roots, Mike Ladd, TTC, and Talib Kwali, Yarah also performs as part of the group One Self  (Ninja Tune) with Vadim and Blu Rum 13, and as a solo artist.  Yarah, a tireless performer and self-promoter, took time out of her globe-trotting schedule to answer my questions about the state of female hip-hop, and her continuous rise to the top. Check it…

Parisnoiresurblanc.com: There seems to be so few female rappers out there today. Why do you think this is and what do you think needs to be done to nurture the next generation of female MCs?
Yarah Bravo:
when i was growing up i looked up to  MC Lyte and L-Boogie.   It only takes one girl to inspire many.  One of the most beautiful things for me as an artist is when girls, especially younger girls, tell me i inspired them to start rapping. or inspired them to make music. Or they see me on stage, and they feel proud and say “i can do this too”.  What more can i ask for? that’s a planted seed for a future generation right there…and i ain’t even old hahahaha. I think too many women in hip hop either act like dudes or complete sluts. How about just being human. this music is for everybody. i’m very confident in my femininity. And i dont feel intimidated by other men in the business . i know what i bring to the table is unique.
Yarah B.
: There’s a bunch of people i haven’t performed with. but to be honest, my goal right now is push myself to the point where people want to perform with me, and not the other way around. I have sooooo many ideas that right now

PNSB: You’ve performed with everyone from Manu Chao to Grand Master Flash, to the Roots, who haven’t you performed with yet that you are dying to gig with?
Yarah B.: i just want to focus all my energy in performing with me. and the people i choose to surround myself with.
PNSB: How did you get your start and what advice would you give for up and coming hip hop performers?
Yarah B.: Everyone has their own journey to fulfil. my journey is not the same as an other artists journey.
i dont want people to do what i did and fail. i dropped out of school, and headed out to the school of life early. i bought myself a one way ticket, and never looked back. i am still on my hustle though. but i’m in charge of what i do!

PNSB: You’re based in London and I am sure you are down with some eclectic music crowds there. If you could put on a show and VIP after-party who would you invite to perform and check out your show?
Yarah B.:
well i’m not really based anywhere. i got a place in London, but i’m barely there.  i’ve spent the last couple of months in Berlin and around Europe. And I’m off to America in the spring.  i pick up good music everywhere i go. but i have to admit that the bassier it is ..the better!

PNSB: I read your parents were activists from South America who moved to Sweden where you were born. Has their activism affected your music? If so, how?
Yarah B. : well it took me about 10 years to write a song of mine called “freedom fighters” just because i felt i could never capture or give justice to how my parents story truly effected me.  i know i am extremely lucky to be alive, and to grow up in a society where i felt safe. this is not to be taken for granted when the majority of the worlds population live below the poverty line.

Nommée “ FemmeC” (MC au feminin) sans peur, poète de jazz et séductrice sexy,” par le BBC, Yarah Bravo et son mari le très  respecte DJ Vadim  vient de compléter une mini-tournee parisienne au Nouveau Casino et  au KUBE Hôtel la semaine dernière  que  je rêvais de pouvoir voir. Après avoir entendu le hype et puis la musique de ce duo de hip hop international, je savais que leurs concerts récents en vaudraient  la peine pour vous et moi. Ayant joue avec tout le  monde de  étais, Mike Ladd, TTC a Talim Kwali, Yarah fait aussi partie du group One Self (Ninja Tune) avec Vadim et Blu Rum 13, ainsi que son acte solo. Yarah, un artiste non-stop qui sait bien se vanter, a trouvé le temps dans  planning charge  de voyage pour répondre a mes question sur l’état du hip hop au féminin son ascension  vers le haut. Lisez la suite…

Parisnoiresurblanc.com : La scène hip hop semble  manquer des rappeuses aujourd’hui. Pourquoi pensez-vous qu’il en soit ainsi et comment pourrons-nous  pour nourrir la nouvelle vague des  “FemmeCs”?

Yarah Bravo : Lorsque j’étais petite, j’ai admiré MC Lyte et L-Boogie. Il n’en faut qu’une pour inspirer d’autres filles. Une des plus belles choses en tant qu’artiste est de m’entendre dire par des filles, surtout des jeunes filles,   que je les ai inspirées a scène ou faire de la musique.  Parfois, elles me voient sur scène et elles  déclarent  avec fierté: “Je peux être comme elle!” J’en suis comble.  C’est une graine plantée pour la génération de l’avenir-là. Et je ne suis même pas vielle…Haha. Je pense trop de filles dans le hip-hop sont soit  trop masculines soit  des vraies salopes.  Et pourquoi ne pas êtres  simplement humains? Cette musique est pour tout le monde.J’ai confiance en  ma femininité et je ne suis pas intimidée par d’autres hommes dans l’industrie. Je sais que mon apport est unique.

Yarah B. :Il y a beaucoup  de gens avec qui je n’ai jamais joue, mais a vrai dire, mon objectif maintenant est de m’avancer jusqu’au point ou les gens souhaiteraient  jouer avec moi, et pas l’inverse. J’ai un taaaaaaaaaaaaaaaaassssssssss d’idées en ce moment.

PNSB: Vous avez joué avec tout le monde de Manu Chao à Grand Master Flash aux Roots, avec qui aimeriez-vous jouer mais avec qui vous ne l’avez pas encore fait?

Yarah B: Je voudrais juste me concentrer sur mes concerts et  sur les gens avec qui je choisis de  m’entourer.

PNSB: Comment avez-vous commence et quels conseils donneriez-vous aux  jeunes artistes de hip hop?
Yarah B: Chacun  parcours son chemin. Le mien est différent des autres.   Je ne veux pas que les gens échouent en prenant le chemin que j’ai pris.  J’ai abandonné mes  études  pour poursuivre l’école de la vie un peu tôt. N’ayant jamais regarde derrière moi, je me suis acheté un billet aller simple. Bien que je sois toujours presse,   je suis ma propre patronne!

PNSB: Vous êtes basée à Londres et je suis sure que vous êtes fan des publics hétéroclites là-bas. Si vous pourriez monter un spectacle et ce qui suit, qui inviteriez-vous à jouer et assister a votre concert?

Yarah B: En effet,  Je suis  ne basée nulle part. J’ai un appartement  à Londres, mais je n’y demeure jamais. J’ai vécu les derniers mois à Berlin et un peu partout en Europe. Je serai en Amérique au printemps. Je trouve de la bonne musique partout ou je me rends et  j’avoue que plus il y a de la basse, plus cela me plait.


PNSB:
J’ai lu que vos parents  avaient été activistes en Amérique du Sud et qu’ils se sont  ensuite installés en Suède où vous êtes née. Leur engagement a-t-il influencé votre musique? Si oui, comment?

Yarah B: Et bien, cela ma pris 10 ans pour écrire une de mes chansons intitulée “Freedom Fighters” simplement  parce que, je  ne pensais  pas  pouvoir rendre justice à l’histoire de mes parents,  tant elle m’avait  touchée. Je sais que j’ai beaucoup de chance d’être en vie et de grandir dans une société où je me sens en sécurité. Je ne présume rien alors que la plupart du monde habitent en  dessous  du seuil de pauvreté.

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5 Questions: BAMS

Bams est une bombe: rappeuse, rédactrice/ journaliste, et mère de famille. La fondatrice de Respect Magazine, licenciée en mathématiques, Bams est une femme moderne, polyvalente, prête à militer pour l’amour, la culture et elle-même. Elle m’a accordé un peu de son temps pour me parler de son EP actuel, On Partira, des hommes et des déboires du hip-hop au masculin et au féminin. À vrai dire, ses références culturelles m’ont impressionée par leur profondeur et efficacité d’esprit. À la fin de l’interview, je voulais être parmi ses maintes invitées à sa soirée Parisienne idéale. Elle me dit qu’il y’aurait du monde.  Lisez la suite pour la rencontrer et voir qui figureriait sa liste VIP…

Paris, noire sur blanc.com: Vous êtes rappeuse anti-conformiste, journaliste et mère de famille. Comment est-ce que vous jongler tous ces rôles aujourd’hui ?

Bams: De l’un a l’autre, comme de la nuit au jour, de la paix a la colère, du temps gris au soleil, du dégoût a l’Amour. Passionnément je passe de l’un a l’autre.  Me motivent le goût des mots, l’ amour de l’autre. Dire, écrire car le mot libère et nous amène a l’action.  Le mot car dans ma tête des histoires me hantent et d’autres heureusement s’inventent. Mes chansons, mes articles leur donnent vie. Ce sont mes poèmes pour les dire.  Comme toute femme moderne qui travaille et qui materne, un homme en or de 2010 qui prend soin du petit et de moi, une organisation béton et des ami(e)s tata, tonton rendent tout ca possible 🙂

PNSB: Votre musique parle de la vie des femmes en toute leur beauté : Y a-t-il pour vous une qualité féminine qui manque chez les hommes ?

Bams: Homme / Femme, c’est pour moi une question de genre. Nous sommes au 21 eme siècle. La femme est libre, l’ homme nouveau voit le jour. Ils sont de plus en plus a faire le chemin du vrai “soi”, pas celui qui leur dicte a tous prix d’etre fort,  riche et d’avoir une belle voiture qui va bien sur avec la potiche blonde 🙂

La chanson ” Bella ” est l’histoire d’une rencontre. D’abord celle d’Imhotep qui a composé la musique. C’est ma première chanson dansante et je n’en suis pas peu fière 🙂 .  À l’écoute du titre, j’ai cherché un thème que je voulais léger, joyeux, louange et pas niais. c’est vrai que ” La Femme ” m’a toujours beaucoup inspirée, c’est certain’ment car c’est le premier prisme par lequel j’entrevois le monde, de plus c’est mon côté mère Thérésa, être au côté de celui qui subit l’injustice est le pourquoi de mon envie d’écrire et de dire. c’est assez naturellement que le thème d’un hymne, louange au rayonnement des femmes m’est venu.  Plus que féministe , je suis une vraie humaniste, de ce fait je n’exclu jamais l’Homme mais n’oublie jamais la Femme.  La qualité qui pour moi manque à l’Homme est plus de l’ordre de la spécificité, j’aimerai tell’ment que ce soit lui qui porte l’enfant et se transforme :).

PNSB: Le rap en général est tombé malade par le bling bling et le machisme, et manque aujourd’hui de vraies penseuses.  Y’en a-t-il de la place, a votre avis ? Comment pourrait-on les nourrir pour devenir plus connues et respectées ?

Bams: Le Rap n’est qu’un microcosme de la société, on y retrouve donc les mêmes tarres. La femme est libre depuis à peine 50 ans et on ne peut aller plus vite que le temps. On a par contre la chance de vivre cette époque magique où les données se crées et les rails de ce nouveau siècle se batissent. Alors, on ne doit rien lâcher, tout exiger car on ” L’Homme comme la Femme ” sommes légitimes à revendiquer une vie harmonieuse, juste où l’on y serai représenté de manière équilibrée.

Mais en 2010, seules les courageuses, intrépides, téméraires, aventurières accèdent aux postes, métiers, carrières qui aujourd’hui leur sont encore fermés.  Pour revenir sur le Rap, je ne pense pas qu’il soit plus macho ou misogyne que la variété, le rock ou la chanson française. La femme souffre pareil’ment du même statut d’ objet fragile et victime, cantonnée à chanter l’amour. Partout elle est à poil pour vendre et toujours joue la carte de la séduction. Faire autrement, se paie et cher.

Bon nombre de projet féminin digne de ce nom, sont sans tourneurs, producteurs, éditeurs et manageurs.  Qu’importe… les temps changent et le public aussi est en attente de nouveau.  Et puis surtout, les maisons de disc se cassent la geule…. Alléluïa 🙂

PNSBQu’est-ce que l’on peut attendre de votre prochain album (LP), Dérèglement climatique ?
Bams:
Une continuité, je suis bien décidée à m’inscrire avec mon projet musical multiple, coloré et indéfinissable. Définir c’est maîtriser, maîtriser c’est condamner à ne pas connaître la liberté.  Si l’on doit définir ma musique, il faut de longues phrases 🙂  Elle est vocal’ment chantée, rappée, slamée, contée. Musical’ment grâces aux musiciens soutenus par des programmations rythmiques Hip Hop Électro, on voyage du Rock au Jazz, du Rap à l’Afro, de la Chanson au GrooVe. Mon projet est moderne, poétique, politique, sexué et musical.  Une Chanson Hip Hop du 21 siècle faite pour les aventuriers, aventurières de la planète !  Sur scène m’accompagnent Fanny Lasfargues à la Contrebasse, Thi Thanh la Sax Soprano, Richard Comte à la Guitare, Kirikoo Des aux machines et Sacha Ricci aux claviers 🙂

PNSB:  Votre musique et votre personnage touchent à plusieurs genres, âmes et niveaux. Je me demande si une soirée parisienne idéale pour vous existe ? Qui inviterez-vous parmi vivants et morts et pourquoi ?

Bams: Ouah… il y en aurait du monde.

Miles Davis, Janis Joplin, Les Clash, Police, Bowie, Fela, Bob, Spoke Orchestra, Dgiz, Sinistre MC, Casey, Aminata Traoré, Inan Inch, Les Nubians, Nina Morato, Princess Erika, Negrissim, Claude Nougaro, les Siouxies, Marc Cheb Sun de Respect Magazine, Gregory Protche de Gri Gri international, Raphäl de Fumigène, Barack Obama sans Michelle non j’rigole, Rza du Wu Tang Clan, Lassa, Les Kortatu, les ritas Mitsouko, Brigitte Fontaine, Virginie Despentes, Cara Zina, Léonora Miano, Jean Pierre Bekolo cinéaste camerounais coco chéri, Dali, John Kennedy Toole, Jean Genet, Besson le cinéaste 🙂 , Djamel Debbouze, Thomas Ngijol, Dieudonné, Florence Forestrie, Béatrice Dalle, La Rumeur, D’ de Kabal, Fatou Biramah, Cathy Capvert, Douglas Ewart, Mata Gabin, Félicité Wassi, Delphine II, La Fonta, Pascale Kunter, Sandra Nkake, Alexis peskine, Miss Tic…. Mon Homme…mon soleil, ma douceur, mon Boum Boum.  J’en oublie mais tous seraient conviés pour leur action artistique et poétiquement politique !

Bams is explosive: female rapper, editor/journalist and mother. The founder of Respect Magazine, with a university degree in mathematics, Bams is a thoroughly modern woman, multi-faceted and ready to represent for love, culture and of course herself. She granted me a little of her time to talk about her current EP, On Partira, as well as men, and the downfall of male and female versions of hip-hop. Quite frankly, her cultural references were deep and thoughtful.  At the end of the interview, I wanted to be among the many guests to her “ideal Parisian soiree”. She says there would be a lot of people. Read on to find out more about Bams  and who would be on her VIP list…

Parisnoiresurblanc.com: You are an anti-conformist rap artist, journalist and mother. How do you juggle all of these roles today?

Bams: From one to the other, like from night to day from peace to anger, from grey skies to sun, disgust to love. Passionately, I go from one of the other.  Motivated by a penchant for words, love of another. Telling, writing because the word liberates  and drives us to act. The word,  for in my head stories haunt me and others fortunately invent themselves. My songs, my articles give them life. These are my poems to tell them. Like every modern woman who works and who mothers,  a man of gold from 2010 who cares for the little one and me, a solid organization, friends, aunties and uncles make it all  possible.

PNSB: Your music talks about the life of women in all their beauty. Do you feel a feminine quality  is missing in men?

Bams: Man/Woman, it’s a question of gender for me. We are in the 21st century. The woman is free, the new man sees the day.  More and more  are working towards their real selves not the one that is dictated at all costs i.e.  to be strong, rich and to have a beautiful car that goes well with of course the blonde figurehead.  The song “Bella” is the story of a date. First, Imhotep’s who composed the music. It’s my first danceable song and I am more than a little proud of it.    While listening to the track, I found a melody which  wanted to be  light, joyous, praising, but not sugary sweet. It’s true that “The woman” has always inspired me, it’s  obviously  because it’s the first prism through which I  take a glimpse of the  the world. Moreover, it’s my mother Theresa side to be near the one who suffers injustice and the reason I feel like writing and speaking. It’s also naturally why  the melody of a hymn, praising the radiance of women came to me.   More than a feminist, I am a true humanist,  therefore I neither  exclude Man nor forget Woman. The quality which for me is missing in Man is more of the  order of specificity. I would so much love it if he were able to  carry babies and transform himself.

PNSB: Rap in general is sick from bling bling and machismo and lacks true female thinkers. Is there room for them, in your opinion? How can we nourish them so they can become more well-known and respected?
Bams: Rap music is only a microcosm of society, so we find the same crazies. Women have been free for barely 50 years and we can’t  go faster than time. We, on the other hand, are lucky to live during this magical era  where data creates itself and the base of this new century is being built. So, we shouldn’t give up on anything, and demand everything because “Man like Woman” is  legitimate in laying claim to a harmonious life where we will be represented in an equal fashion.
But in 2010, only the women who are courageous, intrepid, foolhardy, adventurous  can  land  the jobs, trades and careers, which even today are still closed to many.
Getting back to Rap music, I don’t think it’s more macho or misogynistic than pop, rock or French Song. The woman suffers similarly  of the same status as a fragile object, and victim confined to singing lovesongs. Everywhere, she is nude to sell and always plays the seductress. Doing it another way, costs her and A good number of women’s projects, living  up to the moniker, are without booking agents, producers, publishers and managers.

PNSB: What can we expect from your next album LP), Dérèglement climatique (Climatic Malfunction) ?

Bams: Continuity. I have decided to sign myself up with my multiple musical projects, colorful, and uncategorizable. To define is to master, to master  is to condemn to not understanding freedom.

If one must define my music, one needs long sentences 🙂

It is vocally, sung, rapped, slammed, recounted. Musically, thanks to musicians supported by the rhythmic Hip Hop Electro programming, we travel from rock to jazz, from Rap to afro, from French song to groove. My project is modern, poetic, political, sexual and musical…
A hip-hop song for the 21st century made for all adventurers, male and female of the planet.

On stage I am accompanied by Fanny Lasfargues on upright basse, Thi Thanh on soprano sax, Richard Comte on guitar, Kirikoo Des on the mixing board and Sacha Ricci on keyboards.

PNSB: Your music and persona touch several genres, souls and levels. I wonder if an ideal Paris soiree existes for you?  Who would you invite among the living and dead and why?
Bams: Yeah there would be  a lot of people….

Miles Davis, Janis Joplin, Les Clash, Police, Bowie, Fela, Bob, Spoke Orchestra, Dgiz, Sinistre MC, Casey, Aminata Traoré, Inan Inch, Les Nubians, Nina Morato, Princess Erika, Negrissim, Claude Nougaro, les Siouxies, Marc Cheb Sun de Respect Magazine, Gregory Protche de Gri Gri international, Raphäl de Fumigène, Barack Obama sans Michelle non j’rigole, Rza du Wu Tang Clan, Lassa, Les Kortatu, les ritas Mitsouko, Brigitte Fontaine, Virginie Despentes, Cara Zina, Léonora Miano, Jean Pierre Bekolo cinéaste camerounais coco chéri, Dali, John Kennedy Toole, Jean Genet, Besson le cinéaste 🙂 , Djamel Debbouze, Thomas Ngijol, Dieudonné, Florence Forestrie, Béatrice Dalle, La Rumeur, D’ de Kabal, Fatou Biramah, Cathy Capvert, Douglas Ewart, Mata Gabin, Félicité Wassi, Delphine II, La Fonta, Pascale Kunter, Sandra Nkake, Alexis peskine, Miss Tic…. Mon Homme…mon soleil, ma douceur, mon Boum Boum.

I am forgetting some but all would be invited for their artistry and lyrical politics.

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