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Tony Allen @ Bus Palladium

Ok, fine ya cornered me, so I’ll go there…
tonyallenuf8.png One of the most positive outcomes of Charlotte Gainsbourg’s second CD, “5:55”, was not its uber-trendy Air/Jarvis Cocker et al. production values. No, not all. For me, it was finally elevating drummer Tony Allen from afrobeat geek to hipster elite status with an album that was predestined to sell millions based on her pedigree alone. Since then, Fela Kuti’s legendary drummer seems to have a solid following among urban hipsters ready for life after hip-hop.

Bon, d’accord. Tu me cherches là, donc, j’y foncerai…
Un des meilleurs résulats du deuxième CD de Charlotte Gainsbourg n’était pas la mise-en-avant de sa production archi-chic signée Air/Jarvis Cocker et al. Non, de tout. Pour moi, c’était enfin l’élévation du batteur
Tony Allen du milieu des avertis à l’afrobeat au statut d’élite de la branchitude parisienne sur un album dont son success était prédestiné par une certaine bonne lignée. Depuis “5:55”, le maitre batteur de Fela Kuti semble attirer un bon public auprès des mélomanes urbains sur le qui vive d’une vie après la mort de hip-hop.

A few weeks ago, performing at a venue made famous by a Gainsbourg Sr. classic, Mr. Allen performed to an audience of understated scensters well past the de facto RATP curfew. Now by definition, the music inspires not only pensive reflection on politics and life and such, but also body syncopation rarely matched by today’s commercial music fillers. Luckily, DJ Aline from Radio Nova was on deck to assure a good level of industry credibility while chatting with an incognito Sandra Nkaké just off stage right.

Il y a quelques semaines, dans une salle rendue célébre par une chanson incontonurable de Gainsbourg (père), Mr. Allen a joué devant un public de branchés modérés bien au dela du couvrefeu de facto de la RATP. Par definition, on sait bien que sa musique inspire non-seulement une réflexion meditative sur la politique et la vie entre autres, mais aussi une syncopation corporelle rarement atteinte par les bouches-trou de l’industrie musicale d’aujourd’hui. Heuresement, DJ Aline de Radio Nova y était pour assurer encore de credibilité alors qu’elle papotait avec une Sandra Nkaké incognito au coté jardin de la scène.

While it goes without saying the pulsating beats captivated the crowd, Mr. Allen for some reason seemed sidelined on stage left as his very capable (but boring) musicians took center stage (???). While chatting with an aforementioned dynamic performer of the Paris’ scene, I couldn’t help but wonder when some sort of musical symbiosis (which seemed very obvious to me) might occur to rectify the poor staging of an otherwise good show.

Même si ça va de soi que ses rhythmes chaloupés ont bien captivés la foule, Mr. Allen semblait pourtant marginalisé au coté cour par ses bons (mais banals) musiciens au centre de la scène (???). En plein bavardage avec une interprète dynamique de la scène parisienne déjà susdénommée, je ne pouvais pas m’empecher d’ imaginer le jour où une eventuelle symbioise musicale (ce qui me paraissait comme une evidence) verrait le jour pour rectifier la pauvreté de la mise-en-scène d’un bon concert, malgré tout.

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Ours @ Zèbre de Belleville

oursdraw1.jpgJudging from the music on Ours’ debut album, Mi, I was expecting a straight-laced acoustic set of French folk songs at Tuesday night’s show at the Zèbre de Belleville. I was pleasantly surprised, however, that the singer and his three-piece band openly flirted with hip-hop, jazz and afro-beat rhythms giving his already accessible songs an unexpected edge.

En jugeant la musique sur son premier album Mi du chanteur Ours, je m’attendais à un set de folk français acoustique carré au Zèbre de Belleville mardi soir. J’ai été agréablement surprise d’assister à un concert de ce chanteur et son trio qui pourtant flirtait ouvertement avec des rhytmes de hip-hop, de jazz et d’afro-beat qui rendaient son repertoire déjà accessible encore plus tranchant.

Dressed in his signature white t-shirt with his stage name taped across his chest, Ours impressed a crowd of young franchouillard Parisians who knew enough of the words to his songs to sing along. His songs, all in French, were often inspired by the simplicity of everything from Paris, love, friendship, parties, and oranges. Ours, of course, flipped the script on everyone when he invited singer DjeuhDjoah and acoustic guitarist Tsinda on stage for a song alliterating the letter « S » (« Si, on s’associe viens, on s’assoit sans soucie »)- If memory serves correctly- sung in a casual come-hither fashion. Together, they nicely integrated their funky folk sound with vocalized scratching that would have put many hip-hop DJs to shame.

Vêtu en son t-shirt blanc signature, avec son nom de scène fixé sur sa poitrine avec des bandes adhesives, Ours a impressioné un public de jeunes parisiens franchouillards pour lesquels les paroles de ses chansons etaient tellement bien connues qu’ils les chantaient avec lui. Les sources d’inspiration de ses textes, tous en français, sont inspirés de la vie désinvolte à Paris, l’amour, l’intimité des soirées entre amis, et même les oranges. Avec un coup d’œil coquin, Ours, a renversé la mise-en-scène sur nous tous lorsqu’il a invité le chanteur DjeuhDjoah et le guitariste acoustique Tsinda sur scène. Ensemble, ils ont chanté une chanson employant l’allitération de la lettre « S »(« Si, on s’associe viens, on s’assoit sans souci »)- Si mes souvenirs sont bons- qui intégrait ses sons de folk funk avec des craquements vocaux dignes des meilleurs Djs de hip-hop.

A converted movie-theater, le Zèbre de Belleville regularly welcomes French-singing newcomers of various genres to its intimate concert hall decorated with vintage circus posters and zebra tchotchkies. The ambiance is relaxed kitsch, and for a venue its size, the acoustics can’t be beat.

Un cinoche aménagé, le Zèbre de Belleville est agrémenté par d’affiches anciennes de cirque et de biblelots de zèbre et accueille souvent des jeunes artistes de la chanson française de tout genre. Le Zèbre a une ambiance du kitsch détendu, et pour une salle de sa taille, une acoustique sans pareil.

Ours and his band will be playing at the Zèbre de Belleville May 22 and May 29 at 8pm, before touring across France with singer, Zazie.

Ours et son trio seront en concert au Zèbre de Belleville le 22 et le 29 mai a 20h, avant sa tournée nationale avec Zazie.

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Crystal Night @ La Scène Bastille

Shortly after my return to Paris in 2004, I was invited to check out a concert by a young French singer/songwriter who claimed influences among all the neo-soul greats (Jill Scott, Alicia Keys , Erykah Badu etc.). I was so underwhelmed by her performance of insincere, souless R n’ B, that I practically gave up on the whole Paris music scene altogether. Some other shows since were equally disappointing for a city that prides itself on its appreciation of Afro-American music and culture. So, it’s a crying shame that what passes as Parisian neo-soul is often more gelatinous than buttery smooth.

Peu après mon retour à Paris en 2004, j’ai été invitée au concert d’une jeune chanteuse parolière française prétendant des influences parmi les incontournables de la musique néo-soul (Jill Scott, Alicia Keys, Erykah Badu etc. ) N’ayant pas été impressionnée par l’interprétation ses chansons R n’B médiocres et insincères, que j’ai bien failli renoncer à la scène musicale parisienne. D’autres concerts m’ont également déçu surtout dans une ville où l’on vante l’appréciation de la musique et culture afro-américaine. Il est bien dommage que la néo-soul à la Parisienne soit gélatineuse plutôt que crémeuse.

Crystal Night , however, is among the few nu-soul/jazz singers in183999431_l.jpg the French capital who seem to get it right. Crystal, accompanied by a five-piece band and two back-up singers, seemed to effortlessly pull off a performance worthy of the genre. Crystal, an Atlanta, GA native and Spelman College graduate, has been based in Paris since 2000, and has played across Europe and at some of Paris’ best venues.

Crystal Night, cependant, fait partie d’une minorité de chanteurs de nu-soul/jazz de la Capitale qui semblent pouvoir maîtriser le genre. Accompagnée par un quintette et deux choristes, Crystal a bien semble réussir sans effort un concert du genre authentique. Crystal, originaire d’Atlanta, GA, diplômée de Spelman College, est parisienne depuis 2000, et a donné des concerts en Europe ainsi que dans de bonnes salles de concert de Paname.

She was bubbly and affable on stage singing in English while introducing each song in fluent French. She seamed at ease performing a set of mostly original songs from her independantly produced CD, entitled Sweet Melodies, which received a very respectable 4-afro rating from the influential OkayPlayer.Com. Her Minnie Ripperton cover was practically pitch perfect, and easily won over the sizeable crowd, many of whom were from Crystal’s Myspace fan base (over 9,000 strong).

Elle est à la fois débordante de vitalité et affable sur scène en chantant en anglais et annonçant en français les chansons qu’elle interprétait. Elle semblait à l’aise en interprétant des morceaux originaux de son CD produit indépendamment intitulé, Sweet Melodies. D’ailleurs, ce disque a obtenu un classement très respectable de 4 afros par le site influent, Okayplayer.com. Sa reprise d’une chanson de Minnie Ripperton etait quasiment sans faute, et a séduit le public dont la plupart faisait partie de son cercle d’amis myspaciens (au nombre de plus de 9,000).

After the show, Crystal’s good friend China Bridgewater (daughter of DeeDee & an MTV France VJ/ singer) hugged her before suggesting the song «Vin Rouge» would be perfect as a house mix. After hearing them speak my language, I went up and chatted with the girls. I was pleased that even China agreed; Crystal helped restore our faith in that home-grown, nu-soul/jazz sound that we both found ourselves craving in Paris. Indeed, Crystal shows them how it is done, and is ready to take on the world.

Après le concert, une bonne copine de Crystal, China Bridgewater (fille de DeeDee & VJ sur MTV France/ chanteuse) l’a serrée dans ses bras avant de proposer que sa chanson « Vin Rouge » serait parfaite comme un remix de house. Je me suis mise à discuter avec les filles lorsque je les ai entendues parler une de mes langues préférées. De plus China était de mon avis ; Crystal a restauré notre foi en le son nu-jazz que nous avions si mal à trouver à Paris. En effet, Crystal leur a montré comment on s’y prend et serait prête à conquérir le monde.

The CD, Sweet Melodies is now on sale through itunes, and via Crystal’s Myspace page.
Le CD Sweet Melodies est en vente sur itunes et sur la page Myspace de Crystal.

NB: The video aboveis from a live performance in Paris in November 2006.///La vidéo ci-dessous est d’un concert à Paris en novembre 2006.


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