Category Archives: Afro-beat

Tsinda @ Le Vieux Léon

Last Friday, I attended Tsinda Dia Massengo’s show at the charming bistrot near Les Halles. Having collaborated with some of my favorite musicians around Paris (DJ Julien Lebrun, Ours and DjeuhDjoah) in the past, I was sure his live performance would be worthwhile.

Vendredi dernier, j’ai assisté au concert de Tsinda Dia Massengo
dans un bistrot charmant près des Halles. Comme il avait collaboré avec quelques-uns de mes musiciens préférés de Paris (DJ Julien Lebrun et DjeuhDjoah) dans le passé, j’étais sure que son show live en vaudrait la peine.

Although the audience seemed to take its time arriving, Tsinda seemed to take it in stride with his quick witted quips to the audience about the show and music. The three piece band made up of an electric guitarist, a saxophonist and Tsinda playing an acoustic guitar and percussion showed potential to be a strong Folk acoustic band with tender lyrics inspired most often by the opposite sex. Pretty girls seemed to be his a very apparent weakness as he improvised several instances of flirting into the show. This almost detracted from an otherwise loose jam session style performance, and yet could have gone much further performance-wise on the same themes.

Bien que le public semblait prendre son temps à arriver, Tsinda a bien prouvé son sens de l’humour en faisant des mots d’esprit inspirés par le concert et sa musique. Son trio comprend un guitariste électrique, et un saxophoniste alto ténor ainsi que lui sur la guitare et les percussions. Dans l’ensemble leur potentiel était prometteur, tout en s’inspirant souvent d’ histoires d’amour et notamment de femmes. Trop draguer les jolies filles était presque le seul défaut de ses improvisations au cours du concert au style jam-session décontracté.

Tsinda will be recording an idependently produced album in time for the fall when he’ll have more shows and a bigger band. Doing so will most likely help tighten up the loose edges of Friday night’s show and help elevate Tsinda’s musical profile on the Afropean folk acoustic sphere now made popular by Spleen and Tété.

Tsinda s’apprête à enregistrer son propre album indépendent pour la rentrée et compte jouer plus souvent avec d’avantage de musiciens. Ce qui , à mon avis, l’ aiderait à peaufiner les éléments encore trop crus de son show de vendredi, et a le placer musicalement à la hauteur de la scène Afropéene folk acoustique tels que les chefs de files Spleen et Tété.

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Tony Allen @ Bus Palladium

Ok, fine ya cornered me, so I’ll go there…
tonyallenuf8.png One of the most positive outcomes of Charlotte Gainsbourg’s second CD, “5:55”, was not its uber-trendy Air/Jarvis Cocker et al. production values. No, not all. For me, it was finally elevating drummer Tony Allen from afrobeat geek to hipster elite status with an album that was predestined to sell millions based on her pedigree alone. Since then, Fela Kuti’s legendary drummer seems to have a solid following among urban hipsters ready for life after hip-hop.

Bon, d’accord. Tu me cherches là, donc, j’y foncerai…
Un des meilleurs résulats du deuxième CD de Charlotte Gainsbourg n’était pas la mise-en-avant de sa production archi-chic signée Air/Jarvis Cocker et al. Non, de tout. Pour moi, c’était enfin l’élévation du batteur
Tony Allen du milieu des avertis à l’afrobeat au statut d’élite de la branchitude parisienne sur un album dont son success était prédestiné par une certaine bonne lignée. Depuis “5:55”, le maitre batteur de Fela Kuti semble attirer un bon public auprès des mélomanes urbains sur le qui vive d’une vie après la mort de hip-hop.

A few weeks ago, performing at a venue made famous by a Gainsbourg Sr. classic, Mr. Allen performed to an audience of understated scensters well past the de facto RATP curfew. Now by definition, the music inspires not only pensive reflection on politics and life and such, but also body syncopation rarely matched by today’s commercial music fillers. Luckily, DJ Aline from Radio Nova was on deck to assure a good level of industry credibility while chatting with an incognito Sandra Nkaké just off stage right.

Il y a quelques semaines, dans une salle rendue célébre par une chanson incontonurable de Gainsbourg (père), Mr. Allen a joué devant un public de branchés modérés bien au dela du couvrefeu de facto de la RATP. Par definition, on sait bien que sa musique inspire non-seulement une réflexion meditative sur la politique et la vie entre autres, mais aussi une syncopation corporelle rarement atteinte par les bouches-trou de l’industrie musicale d’aujourd’hui. Heuresement, DJ Aline de Radio Nova y était pour assurer encore de credibilité alors qu’elle papotait avec une Sandra Nkaké incognito au coté jardin de la scène.

While it goes without saying the pulsating beats captivated the crowd, Mr. Allen for some reason seemed sidelined on stage left as his very capable (but boring) musicians took center stage (???). While chatting with an aforementioned dynamic performer of the Paris’ scene, I couldn’t help but wonder when some sort of musical symbiosis (which seemed very obvious to me) might occur to rectify the poor staging of an otherwise good show.

Même si ça va de soi que ses rhythmes chaloupés ont bien captivés la foule, Mr. Allen semblait pourtant marginalisé au coté cour par ses bons (mais banals) musiciens au centre de la scène (???). En plein bavardage avec une interprète dynamique de la scène parisienne déjà susdénommée, je ne pouvais pas m’empecher d’ imaginer le jour où une eventuelle symbioise musicale (ce qui me paraissait comme une evidence) verrait le jour pour rectifier la pauvreté de la mise-en-scène d’un bon concert, malgré tout.

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Sandra Nkaké @ New Morning

It’s funny Sandra, a fellow blogger, and I have been playing email tag for a couple of months now. Havinglibe_sandra.jpg seen her numerous guest appearances with Allonymous , and Frank Biyong, I was intrigued enough by her artistry to get to know more about her. Like my own mother, a clean-shaven Sandra chided me on my big hair, when we actually met for the first time at Lisa Spada’s Soulissime concert on June 9th at Canal Opus. What follows is a rhetorical piece that I feel best summarizes my thoughts on Sandra, and what I hope will be her long and fruitful career as an international entertainer.

C’est marrant, cela fait quelques mois que Sandra (aussi une bloggeuse) et moi s’échangeons des emails. Ayant vu ses nombreuses apparitions sur scène avec Allonymous et Frank Biyong, j’étais assez intriguée par son art que je voulais la mieux connaitre. Comme ma mère, Sandra, chauve, m’a grondée pour mes gros cheveux, lorsque nous nous avons pris rendez-vous pour la première fois au concert de Soulissime avec Lisa Spada le 9 juin à Canal Opus. Le texte qui suit est un exercise de style qui résume mes réflexions sur Sandra et ce que j’espère sera une longue carrière pleine de succès en tant que chanteuse/comédienne intérnationale.

Open Letter to Ms. Sandra Nkaké’s future record label
Lettre ouverte à la future maison de disque de Mme.
Sandra Nkaké.

Dear Sir or Madam:
Madame, Monsieur,

I am writing out of concern and respect for the fiercely sophisticated and talented unsigned singer/songwriter/actress, Ms. Sandra Nkaké (pronounced ENKAHKAY). A few months ago, I came across small animated.gifs promoting the Radio Nova hit single “Sex Friend” produced by respected Blue Note Records musician Booster, with Sandra as lead vocalist. While the song speaks volumes to the commonplace commitment shy tactics employed by many westernized young urban adults. The online promotion of the song compels me to question whether or not Paris’ new diva in the making is getting her fair shake.

Je me permets de vous écrire pour exprimer mon respect sur l’affaire de la talentuese et sophistiquée chanteuse/parolière/comédienne, Mme. Sandra Nkaké. Il y a quelques mois, j’ai remarqué des petits .gifs animés pour promouvoir le tube de Radio Nova, « Sex Friend » produit par le musicien respecté de Blue Note Records, Booster, avec Sandra comme la chanteuse principale. Alors que la chanson est un temoignage du comportament courant des jeunes occidentaux frilleux aux engagements amoureux, la promotion en ligne de cette chanson me force à poser la question : la nouvelle diva en herbe serait-elle justement representée pour son œuvre?

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It’s no secret Sandra, French-Cameroonian, is distinguishing herself from other soul singers around the capital with her fearlessly sexy, and at times politically outspoken performances. She easily entices her audience with her wide-ranging vocal abilities, with the concert at New Morning last week being no exception. Sandra’s energy onstage was infectious, never limiting herself to singing exclusively in one language even in the same song. Her acting background was so transparent, with each movement perfectly articulated with the rhythmic and bass-heavy music of her backing band. Sandra continually challenges herself by collaborating with edgy, and even experimental musicians such as Ji Mob (the night’s first act), helping take her rich soul-funk sound to the next level.

Ce n’est pas un secret que Sandra, franco-camerounaise, se distingue des autres chanteurs de soul de la Capitale avec ses intérpretations à la fois couragueseument sexy et contestataires. Elle séduit facilement son public avec la richesse de sa voix, et son concert à New Morning n’était pas l’exception. Son dynamisme sur scène est contagieux, ne se limitant pas à chanter en une seule langue, dans la même chanson. Sa formation théâtrale est transparente, chaque geste étant parfaitement articulé au son de la musique bourée de bass et rythme de ses musiciens. Sandra se défit toujours en s’associant avec des collaborateurs tranchants et experimentaux, comme Ji Mob (le premier groupe sur scène ce soir-là), qui l’aident à élever sa musique soul-funk à un autre registre.

boosterv2.jpgNow with all of these elements working overwhelmingly in her favor, my question is: Why was the “Sex Friend” single promoted with a white woman’s face, despite the fact that Sandra is to put it mildly, statuesque? Having developed new media marketing campaigns for major-label artists, I think using Sandra’s image could have inspired more sophisticated and original marketing come-ons, than those of the clichéd airbrushed whiteface actually used.

Or, avec tous ces éléments qui marchent largement en sa faveur, je pose la question suivante : « Pourquoi le morceau « Sex Friend » a-t-il été promu avec le visage d’une femme blanche, alors que Sandra est loin d’être légèrment moche ? » Ayant developpé des campagnes de marketing en ligne pour des artistes signés aux grandes maisons de disques, je pense que l’image de Sandra aurait pu inspirer des avances de marketing plus sophistiquées et originales, que celles du cliché de ce visage blanc retouché.

Although Sandra is in a committed relationship and a mother of two, the song could have been used to spark any number of discussions with folks worldwide on any number of issues related to health and sexuality. Without perpetuating the myth of the oversexed black temptress, the song could have easily been used as a safe-sex anthem to promote responsibility and safe sex in Africa, for example, where sexual empowerment among women of color remains an anamoly. Just an idea…

Même si Sandra est en couple avec deux enfants, la chanson aurait pu susciter un débat mondial sur pleins de sujets liés à la santé publique et la sexualité. Sans pérpetuer le mythe de la tentatrice nymphomane noire, la chanson pourrait être utitlisée comme le générique d’une campagne pour sensibliser un public africain, par exemple sur les rapports sexuels protegés, où l’autonomisation feminine encore très tabou. Juste une idée…

When I asked Sandra about the image, she mentioned it had happened so quickly, that it was already beyond her. For me, however, it conjured up notorious incidents in popular American musical history of Martha Wash’s face being censored for her being overweight; or worse still, Elvis Presley’s chart topping success with “Hound Dog”, originally penned by the blues-woman Big Mama Thornton, who died in obscurity.

Lorsque j’ai questionné Sandra sur cette image, elle m’a confiée que cela s’etait tellement vite passé, ça l’avait dépassé. Pour moi, cependant, cette image m’a evoqué la triste notorieté dans l’histoire musicale américaine de l’image de Martha Wash censurée pour son obèsité. Ou encore pire, le succès d’Elvis Presley avec «Hound Dog », composé à l’origine par la blues-woman, Big Mama Thornton, qui a disparu en obscurité.

With my eyebrow half-cocked, I hope that Sandra’s future label- as she is still a free agent-doesn’t shy away from marketing her in all of her glory. I implore them to not just capitalize on adolescent sex appeal that made Britney Spears a pop idol, or pigeon hole her into the respectable irrelevance of Des’ree. Sandra is a multi-faceted performer who deserves to be marketed internationally as a sexually empowered woman with elegance, intelligence and vocal chops to match, who just happens to be black.

Avec un œil de loucheur, j’espère que la future maison de disque de Sandra, comme elle est pour le moment, non signée, n’aurait pas peur de la commercialiser dans toute sa gloire. Je les implorerai de ne pas juste exploiter l’attrait adolescent qui a vu la montée fulgurante de Britney Spears, ou pire encore la caser vers l’absence respectable de Des’ree. Sandra est une interprète qui merite d’être promue à l’échelle internationale non seulement en tant que femme autonomisée, élégante, et intelligente, mais aussi en tant que chanteuse hors norme qui est juste comme par hasard noire.

Sincerely,
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Alva,
Editor-in-Chief/Translator, Parisnoiresurblanc.com
Executive Producer, Head of Production + Communication, Excuse My French
Rédactrice en chef/ traductrice, Parisnoiresurblanc.com
Productrice exécutive, Responsable Production + Communication, Excuse My French

Avis aux concernés: Une interview avec Sandra sur TV5 est aussi à votre disposition en cliquant ce lien ci.

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Par Avion: Antibalas @ New Morning

I really should not have to school you folks on the fine musicality of Brooklyn-based afro-beat band, Antibalas. Luckily last-minute tickets surfaced and I was able to attend the show at New Morning May 29th. Even though the majority of the band members looked like they cross the East River on the L-train and shop at Beacon’s Closet, they seriously play like they are direct from Lagos.

Ce n’est pas à moi de vous éduquer sur la bonne musicalité du groupe d’afro-beat,
Antibalas, basé à Brooklyn. Heureusement, à la dernière minute des places de concert ont fait surface ce qui m’a permis d’ assister au concert au New Morning le 29 mai dernier. Même si la plupart des musiciens avaient l’air de traverser l’East River sur la ligne L et d’acheter leurs fringues à Beacon’s Closet, ils jouaient comme s’ils arrivaient en vol direct de Lagos.

As expected, the music was rhythmic and upbeat, and of course politically relevant. Jibes were made at two of the world’s worst presidents, which, to me, seemed to help the American performers level the playing field with the French crowd. Still despite pessimistic politics, the crowd was a direct reflection of the band’s high energy show, with shiny, happy people dancing to the afro-funky beat.

Comme de raison, la musique était rythmique et levée, mais surtout contestataire. Les deux présidents les plus pires du monde etaient la cible des quolibets, ce qui a bien aidé les musiciens américains à être au niveau de leur public français, à mon avis. Malgré le pessimisme de la politique, le public reflétait le dynamisme du groupe, avec des gens joyeux et scintillants qui dansaient aux rythmes afro-funky.

After the concert, I touched base with tenor sax player, Stuart Bogie, who gave it his all that night. He alluded to an interesting issue that seems to be of universal concern to young musicians these days: unemployment. Later, I chatted with baritone sax player, Martin Perna (pronounced Marteen, Spanish-style) who went into greater detail about the plight of NYC indie artists. The Austin-based musician confirmed what my college friend Kasmore has been telling me about how folks are running scared in the face of an increasingly corporatized NYC. Martin made the conscious decision to leave the urban grind for Mexico and now Austin, where professional musicians there have free health-insurance. So rare, but much needed for the US (like yesterday!!!!).

Après le concert, j’ai croisé le saxophoniste ténor,
Stuart Bogie
, qui d’ailleurs avait très bien joué ce soir-là. Il s’est exprimé sur un sujet très intéressant concernant tous les jeunes musiciens ces jours-ci: le chômage. Plus tard, j’ai bavardé avec le saxophoniste baryton, Martin Perna (prononcé Martine à l’espagnole), qui a abordé la question des difficultés dont sont affligés les artistes indépendants new-yorkais. Le musicien, basé à Austin, TX, m’a confirmé ce que mon pote de la fac, Kasmore, me racontait récemment. Les artistes sont en cavale face à la ville de NY qui est de plus en plus flambée par le monde des affaires. Martin a consciemment pris la décision de quitter le labeur quotidien urbain pour le Mexique, et maintenant Austin. À la capitale texane, les musiciens professionels ont au moins l’assurance maladie gratuite. Très rare, mais bien nécessaire aux Etats-Unis.

Catch the Antibalas guys as they wrap up their European tour, and head to Canada this summer. Their latest CD, Security, is in stores now.
Ne ratez pas les gars d’Antibalas qui finissent l’étape européenne de leur tournée mondiale avant de jouer au Canada cet été. Leur nouveau CD, Security, est disponible chez les disquaires.

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Paris Underground Direct : DJ Julien Lebrun

l_7afaefd57bab41a33cc190747f88e5801.jpgOui, donc j’ai croisé Julien il y a quelques mois à la Bellevillose. Depuis, je m’amuse en passant regulièrement sur sa page de myspace pour y découvrir des jeunes musiciens souvent très intéressants. Julien semble très occupé en tant que DJ résident aux salons les plus hyperchics de Paris, programmateur du Réservoir, et fondateur/producteur du label indépendant, Hot Casa Records. Fanatic de la musique afro-soul, et militant du vinyl dans l’ age numérique, Julien m’ a accordé une petite interview avant son départ pour New York City cet été.

Yeah, so I crossed paths with Julien a few months ago at the Bellevilloise, and since have enjoyed discovering some really interesting musicians on my regular visits to his myspace page. Julien seems to have his hands full, as resident DJ at some of Paris’ swankiest lounges, talent booker for The Reservoir, and owner/producer of the indie label, Hot Casa Records. An afro-soul fanatic who is decidedly vinyl in a digital age, Julien answered some of my questions before heading to New York City this summer.

Comment as-tu commencé à travailler en tant que DJ? Et à l’étranger?
Dans les premières soirées amateurs d’un club de jazz appelé “le Café de la plage”, puis la passion de là musique et la recherche de sons perpétuels prennent le dessus. On se structure en association puis en label sous le nom Hot Casa Records. Je deviens dj résident et programmateur des apéro-jazz au Man Ray, un lieu tenu par des acteurs américains (NDLR: Sean Penn, Johnny Depp, et John Malkovich). C’est la mode des compilations de lieu, on en fait 2 ce qui nous permet d’aller à Miami, NY, LA, Moscou pour la promotion.

How did you start working as a DJ ? And playing overseas ?
At the first amateur nights at a jazz club called «Café de la Plage- Beach Café», and later a passion for music and the perpetual search for sounds took hold. Things took shape and then came a label under the name, Hot Casa Records. I became resident DJ and programmer of the jazz cocktail hour at Man Ray, a place owned by American actors (Editor’s Note: Sean Penn, Johnny Depp, and John Malkovich). Since it’s a popular trend, to make compilation CDs for the place, we made 2 of them which allowed us to go to Miami, NY, LA, and Moscow on a promotional tour.

Quels sont les avantages de démarrer un label?
Le fait de côtoyer beaucoup d’artistes, de musiciens, de chanteuses te donne envie de les promouvoir et de les aider. De plus il y aune vraie démarche créatrice, de compositions, qu’il n’y a pas forcément dans le mix dj simple.

What are the advantages to starting a label ?
Just by hanging out with a lot of artists, musicians, singers makes you feel like promoting and helping them. And, there is a real artistic process with compositions that aren’t necessarily in the standard DJ mix.

Quel est ton secret pour faire bouger une piste de danse?
Un mix est souvent unique , cela depend de tellement de contingence public/son/ humeur / jour.. dans un même lieu d’une semaine à l ‘autre cela change du tout au tout. Sinon sur le principe c’est d’analyser sociologiquement la foule et essayer de savoir ce qu’ils aiment tout en les surprenant.

What is your secret to keeping the dance floor moving ?

A mix is often unique ; it depends a lot on the contingencies of the crowd/sound/mood/day… the same spot from week to week changes, all the time. Otherwise, the idea is to anyalyze the crowd sociologically and try to figure out what they like while also surprising them.

Pourquoi doit-on mieux connaître Franck Biyong?

Parce que, c’est un excellent compositeur qui à mon avis fait avancer la musique africaine. Il est un puis de science harmonique sur les répertoires traditionnels comme ceux de Fela, c’est quelqu’un de très cultivé et d’intègre et cela se ressent dans sa musique. C’est profond au niveau des textes, c’est engagé et cela reste très groovy et accessible.

Why should folks get to know Franck Biyong?
Because, he is an excellent composer who, in my opinion, is furthering African music. He is a font of musical knowledge on traditional repertoires, like those by Fela. He is also very cultivated with integrity which comes through in his music. His lyrics are profound, and he is committed, while still being very groovy and accessible.

Quelles sont tes dernières découvertes musicales?
Je travaille avec Tsinda et Djeuhdjoahm_e8c8120677b695c6db2d30ed63b04ff0.jpg (voir la photo)qui aiment à se décrire comme “chanteurs afropéens”. C’est de la chanson française avec des rythmiques afro et des mélodies très fortes. Sur scène ils sont incroyables…Sinon Hindi Zahra est une chanteuse aux mélodies tellement prenantes qu’on va en entendre parler…Sandra Nkaké pour la présence scénique, unique, gracieuse, forte. Grace pour le charme et les mélodies soul folk agréables. Le producteur le plus prolifique du moment Patchwork, un lyonnais qui sort 5 albums cette année que ce soit en soul avec Mr. Président, en reggae avec the Dynamics…

Who are some of your latest musical discoveries ? Djeuhdjoah
I am working with Tsinda and Djeuhdjoah (see photo)who describe themselves as «Afro-pean singers». It’s French Song with afro rhythms and very strong melodies. On stage they are incredible. Otherwise, Hindi Zahra is a singer with tunes so engaging that folks will definitely hear about her. Sandra Nkaké for her unique, gracious and strong stage presence. Grace for her charm and pleasant soul folk melodies. The most prolific producer at the moment is Patchwork, a guy from Lyon who has five albums coming out this year whether it be a soul album with Mr. President or a reggae album with the Dynamics…

Sarkozy, pourquoi est-il un danger pour l’industrie culturelle française ?
Sarkozy est un libéral autoritaire, c’est le marché qui dicte les choses, or si l’on écoute que le marché c’est des radios toutes pourries comme NRJ ou Skyrock qui dominent et qui écrasent tout avec une programmation d’à peine 8 titres par heure. Il n’y a plus d’accès à la culture et à la création. Il va remettre en cause le statut des intermittents, seul système garant de création et de proposition culturelle. Il n’y a qu’à voir ses soutiens pour comprendre le peu de goût et d’intérêt qu’il y porte, une rupture avec Mireille Mathieu et Gilbert Montagnié, c’est dur, et inquiétant. C’est l’inculture et la grossièreté au pouvoir.

Why is Sarkozy a danger to the French cultural industry ?
Sarkozy is an authoritarian free-marketeer, where it’s only the marketplace that dictates things. So, if folks listen to the marketplace, there would only be the worst radio stations like NRJ and Skyrock that would dominate and crush everything else by barely programming 8 songs an hour. Culture and creativity would no longer have their place. He will also jeopordize the status of freelance artists, the only system which guarantees creativity and available jobs for them. You need look no further than his supporters to understand what little taste and regard he has for them. Mireille Mathieu and Gilbert Montagnié ??? (Editor’s Note: Has-been performers who support the new French president) It’s difficult and unsettling. It just shows a complete lack of culture and that crass stupidity are at the reins.

Vinyl ou Mp3 ?
Vinyl for life! Le son analogique est bien meilleur. Le vinyl a une histoire ; les pochettes ont un intérêt. Alors qu’aujourd’hui, tu graves sur un cd tout gris sans savoir qui ou comment cela a été produit. Le vinyl est moins facile à transporter mais c’est comme de l’artisanat. C’est irremplaçable.

Vinyl or MP3?
Vinyl pour la vie ! Analogue sound is so much better. Vinyl has a story ; the sleeves have value. Today you burn a grey CD without knowing who or how it was produced. Vinyl is more difficult to transport, but it is like artisanship. It’s irreplaceable.

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Third Shot – Concert apéro-jazz, Paris 12è

thirdshot.jpgLast Wednesday, I checked out Third Shot, at a special jazz cocktail hour event sponsored by a community center in the 12th. Friday’s Libération cited Lisa Spada, lead singer of the electro-soul group, as a young artist to watch among a new crop of French soul singers who hold their own in a genre dominated until now by Anglo-americans.

Mercredi dernier, j’ai vu Third Shot, lors d’un concert apéro-jazz sponsorisé par le Centre d’Animation du 12è. Vendredi dernier Libération a cité Lisa Spada, la chanteuse du group éléctro-soul, comme un des jeunes talents à suivre parmi une nouvelle vague de chanteurs français de soul qui se défendent au genre dominé jusqu’à présent par les Anglo-américains.

[odeo=http://odeo.com/audio/12698953/view]

Despite the venue’s imperfect conditions, the group’s onstage sincerity and talent more than compensated for the less than stellar acoustics. It is a shame the audience wasn’t really representative of their growing Myspace fan base, which, incidently, seems to spike after each performance. Third Shot has already performed at venues more suited to their style, notably the Sunday Jazz Brunch at the Reservoir programmed by DJ Julien Lebrun .

Malgré les conditions imparfaites de la salle, Third Shot avec leur sincérité et leur talent, ont bien compensé une acoustique qui laissait à désirer. Il est dommage que le public de ce soir-là n’avait pas été plus représentatif de tous leurs amis sur Myspace, dont le nombre semble augmenter après chaque concert. Third Shot a déjà donné des concerts dans des salles valorisant d’avantage leur style, tels que le Jazz Brunch au Réservoir programmé par DJ Julien Lebrun

Singing songs entirely in English, Lisa sang an hour-long set of jazzy-soul with an electro edge. Her voice is ethereal, and balanced, without being overpowered by the very capable musicians that accompany her (a trumpet player,drummer, keyboardist, bassist and 2 backing vocialists). I was also pleased Lisa did not use the typical crutch of the trite and open-ended scat, used by some more well-known French singers around the capital. Overall, the salt and pepper band was very unassuming in a performance that avoided artifice and reflected each band member’s good qualities.

Lisa chantait toutes les chansons entièrement en anglais dans un set d’une heure de jazzy-soul saupoudré des sons éléctro. Éthérée et équilibrée, sa voix n’a jamais été suffoquée par les bons musiciens qui l’accompagnaient (un trompettiste, un batteur, un bassiste, un claviste et 2 choristes). J’étais aussi agréablement surprise de voir que Lisa ne se penchait pas trop sur les clichés des scats interminables souvent employés par certaines chanteuses françaises plus connues de la capitale. Dans l’ensemble, le groupe poivre et sel étaient sans prétention pour un concert qui évitait l’artifice et refletait les bonnes qualités de chaque musicien.

I caught up with Lisa and bassist, Gaël, after the show. After apologizing for the poor sound quality of the show (not their fault), they mentioned they were busy working on their debut album due out in September 2007. Their next performance will be on June 9 at Canal Opus as part of Soulissme with other singers also cited by Liberation (and this blog) : Sandra Nkaké, and Crystal Night. I’ll be there, how about you?

J’ai croisé Lisa et le bassiste Gaël après le concert. M’ayant priée d’excuser la qualité inférieure du son de la salle de concert (ce qui n’était pas de leur faute) ils m’ont révelé qu’ils travaillaient sur leur premier album prévu pour septembre 2007. Leur prochain concert à Paris sera le 9 juin à Canal Opus dans le cadre du Soulissme avec d’autres chanteurs cités par Libération (et ce blogue) : Sandra Nkaké et Crystal Night. J’y serai et vous?

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Franck Biyong & Massak (et al.) @ La Scène Bastille

l_c873904b53ae4567ffe2a11a1c4a6a78.gifFranck Biyoing & Massak along with a stellar lineup of guests pulled off a dynamic, and at times, dramatic performance to vividly commemorate the abolition of slavery Friday night. Despite some technical difficulties which delayed the show, Franck (a pretty bad-ass guitarist himself) and his eight piece band (including a 5-piece horn section, a drummer, a percussionist, and a bass player) were accompanied by a coterie of 4 exuberant multi-culti back-up singers, as well as Sandra Nkake, Mata Gabin, Cristina Volle among others. The singers also doubled as stage actresses depicting the historical evolution of the African diaspora: from Africa’s pre-Columbian glory, to enslavement, and its eventual abolition, all while paying hommage to its ongoing musical contributions.

Franck Biyong & Massak avec des invités lumineux ont réussi un concert à la fois dynamique et parfois dramatique commémorant sous de vives couleurs l’abolition de l’esclavage vendredi soir. Malgré quelques soucis techniques qui ont retardé le concert, Franck (lui-même un très bon guitariste) et un orchestre de huit musiciens (comprenant les cors de 5 musiciens, un batteur, un percussionniste, et un bassiste) ont été accompagnés par 4 choristes exubérantes de diverses origines, ainsi que Sandra Nkake, Mata Gabin et Cristina Volle parmi d’autres. Les chanteurs étaient aussi comédiens interprétant l’évolution historique de la diaspora africaine-de sa gloire avant l’ère de Colomb, à l’esclavage et son éventuelle abolition-tout en rendant hommage à ses contributions musicales.

Franck impressively swaggered from Hendrix style rock before leading his band to a dramatic riff of the Marseillaise as the singers mimed scenes illustrating the horrors of slavery. While the theatrics at times seemed to overcrowd the stage, the thinly veiled condemnation of France’s role in slave history was far from lost. One scene depicted a recently enslaved African princess singing in soulful French as she was derided by new world mixed race slaves who sang in a bluesy/gospel inspired American vernacular that made a bold statement on the duality of the diaspora.

Franck se pavanait avec efficacité à l’instar du Hendrix avant de mener son orchestre vers un riff de la Marseillaise alors que les chanteurs mimaient des scènes depeignant les horreurs de l’esclavage. Bien que la mise-en-scene ait été parfois trop chargée, la condamnation à peine déguisée du rôle de la France dans l’histoire de l’ esclavage, n’était pas loin d’être perdu. Une scène depaignait une princesse africaine récemment asservie chantant en français plein de la soul, mais raillée par des esclaves métisses du nouveau monde qui chantaient en langue vernaculaire américaine inspirée du blues et gospel. L’ensemble a communiqué un message assez fort sur la dualité de la diaspora.

Mata Gabin, a lovely and poised singer/actress, sang one song that was nu-soul inspired, while Sandra Nkake, who is now being billed as Paris’ #1 soul singer, was as promised, fierce yet sophisticated. The show ended with an afro-beat jam featuring brazillian singer Cristina Volle, a drum corps, a harmonica player and two urban griots who together unified the diaspora under a funky groove.

Mata Gabin, une comédienne/chanteuse aussi charmante que posée a été invitée à chanter une chanson inspirée de la nu-soul. Sandra Nkake, qui est considerée comme la meilleure des chanteuses de soul à Paris, n’a pas déçu. Elle était à la fois sublime et sophistiquée. Le concert s’est terminé avec une jam-session afro-beat avec la chanteuse brésilienne Cristina Volle, un corps de batterie, un joueur d’harmonica, et deux griots urbains qui ont tous unifié la diaspora sous un funky groove.

Franck Biyong & Massak ‘s single “Anywhere Trouble” has been in rotation on Radio Nova since March 2007.

Le morceau de Franck Biyong & Massak, « Anywhere Trouble » se joue sur le playlist de Radio Nova depuis Mars 2007.

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