Category Archives: Hip-Hop

VIDEO: Kiddam MC et sa nationalité française

Avec le débat sur la nationalité en pleine vitesse sur les deux cotes d’Atlantique rappeur Kiddam MC joue le bien en demandant à la Mairie de Paris si on pourrait se faire retirer sa nationalité française étant né de parents français et né en France. La réponse ? : “Allez vivre en Suisse !”

With the debate on nationality in full gear on both sides of the Atlantic, rapper Kiddam MC plays it well by asking the Paris Cityhall, if he, born in France to French parents, could get rid of his French Citizenship. The Response ? : « Go live in Switzerland ! »

VIDEO Perte Nationalité = Mairie Paris : “Allez vivre en Suisse !” – on Dailymotion.

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Par Avion: Yarah Bravo

Once called a “fearless femme C, jazz poet and sexy seductress” by the BBC, Yarah Bravo, and her husband, the much respected DJ Vadim just wrapped up some Paris gigs at Nouveau Casino and KUBE Hotel last weekend that I wish I could have seen. After hearing all the hype and then music about this international hip-hop duo, I knew the recent shows would have been well worth your time and mine. Having performed with everyone from the Roots, Mike Ladd, TTC, and Talib Kwali, Yarah also performs as part of the group One Self  (Ninja Tune) with Vadim and Blu Rum 13, and as a solo artist.  Yarah, a tireless performer and self-promoter, took time out of her globe-trotting schedule to answer my questions about the state of female hip-hop, and her continuous rise to the top. Check it…

Parisnoiresurblanc.com: There seems to be so few female rappers out there today. Why do you think this is and what do you think needs to be done to nurture the next generation of female MCs?
Yarah Bravo:
when i was growing up i looked up to  MC Lyte and L-Boogie.   It only takes one girl to inspire many.  One of the most beautiful things for me as an artist is when girls, especially younger girls, tell me i inspired them to start rapping. or inspired them to make music. Or they see me on stage, and they feel proud and say “i can do this too”.  What more can i ask for? that’s a planted seed for a future generation right there…and i ain’t even old hahahaha. I think too many women in hip hop either act like dudes or complete sluts. How about just being human. this music is for everybody. i’m very confident in my femininity. And i dont feel intimidated by other men in the business . i know what i bring to the table is unique.
Yarah B.
: There’s a bunch of people i haven’t performed with. but to be honest, my goal right now is push myself to the point where people want to perform with me, and not the other way around. I have sooooo many ideas that right now

PNSB: You’ve performed with everyone from Manu Chao to Grand Master Flash, to the Roots, who haven’t you performed with yet that you are dying to gig with?
Yarah B.: i just want to focus all my energy in performing with me. and the people i choose to surround myself with.
PNSB: How did you get your start and what advice would you give for up and coming hip hop performers?
Yarah B.: Everyone has their own journey to fulfil. my journey is not the same as an other artists journey.
i dont want people to do what i did and fail. i dropped out of school, and headed out to the school of life early. i bought myself a one way ticket, and never looked back. i am still on my hustle though. but i’m in charge of what i do!

PNSB: You’re based in London and I am sure you are down with some eclectic music crowds there. If you could put on a show and VIP after-party who would you invite to perform and check out your show?
Yarah B.:
well i’m not really based anywhere. i got a place in London, but i’m barely there.  i’ve spent the last couple of months in Berlin and around Europe. And I’m off to America in the spring.  i pick up good music everywhere i go. but i have to admit that the bassier it is ..the better!

PNSB: I read your parents were activists from South America who moved to Sweden where you were born. Has their activism affected your music? If so, how?
Yarah B. : well it took me about 10 years to write a song of mine called “freedom fighters” just because i felt i could never capture or give justice to how my parents story truly effected me.  i know i am extremely lucky to be alive, and to grow up in a society where i felt safe. this is not to be taken for granted when the majority of the worlds population live below the poverty line.

Nommée “ FemmeC” (MC au feminin) sans peur, poète de jazz et séductrice sexy,” par le BBC, Yarah Bravo et son mari le très  respecte DJ Vadim  vient de compléter une mini-tournee parisienne au Nouveau Casino et  au KUBE Hôtel la semaine dernière  que  je rêvais de pouvoir voir. Après avoir entendu le hype et puis la musique de ce duo de hip hop international, je savais que leurs concerts récents en vaudraient  la peine pour vous et moi. Ayant joue avec tout le  monde de  étais, Mike Ladd, TTC a Talim Kwali, Yarah fait aussi partie du group One Self (Ninja Tune) avec Vadim et Blu Rum 13, ainsi que son acte solo. Yarah, un artiste non-stop qui sait bien se vanter, a trouvé le temps dans  planning charge  de voyage pour répondre a mes question sur l’état du hip hop au féminin son ascension  vers le haut. Lisez la suite…

Parisnoiresurblanc.com : La scène hip hop semble  manquer des rappeuses aujourd’hui. Pourquoi pensez-vous qu’il en soit ainsi et comment pourrons-nous  pour nourrir la nouvelle vague des  “FemmeCs”?

Yarah Bravo : Lorsque j’étais petite, j’ai admiré MC Lyte et L-Boogie. Il n’en faut qu’une pour inspirer d’autres filles. Une des plus belles choses en tant qu’artiste est de m’entendre dire par des filles, surtout des jeunes filles,   que je les ai inspirées a scène ou faire de la musique.  Parfois, elles me voient sur scène et elles  déclarent  avec fierté: “Je peux être comme elle!” J’en suis comble.  C’est une graine plantée pour la génération de l’avenir-là. Et je ne suis même pas vielle…Haha. Je pense trop de filles dans le hip-hop sont soit  trop masculines soit  des vraies salopes.  Et pourquoi ne pas êtres  simplement humains? Cette musique est pour tout le monde.J’ai confiance en  ma femininité et je ne suis pas intimidée par d’autres hommes dans l’industrie. Je sais que mon apport est unique.

Yarah B. :Il y a beaucoup  de gens avec qui je n’ai jamais joue, mais a vrai dire, mon objectif maintenant est de m’avancer jusqu’au point ou les gens souhaiteraient  jouer avec moi, et pas l’inverse. J’ai un taaaaaaaaaaaaaaaaassssssssss d’idées en ce moment.

PNSB: Vous avez joué avec tout le monde de Manu Chao à Grand Master Flash aux Roots, avec qui aimeriez-vous jouer mais avec qui vous ne l’avez pas encore fait?

Yarah B: Je voudrais juste me concentrer sur mes concerts et  sur les gens avec qui je choisis de  m’entourer.

PNSB: Comment avez-vous commence et quels conseils donneriez-vous aux  jeunes artistes de hip hop?
Yarah B: Chacun  parcours son chemin. Le mien est différent des autres.   Je ne veux pas que les gens échouent en prenant le chemin que j’ai pris.  J’ai abandonné mes  études  pour poursuivre l’école de la vie un peu tôt. N’ayant jamais regarde derrière moi, je me suis acheté un billet aller simple. Bien que je sois toujours presse,   je suis ma propre patronne!

PNSB: Vous êtes basée à Londres et je suis sure que vous êtes fan des publics hétéroclites là-bas. Si vous pourriez monter un spectacle et ce qui suit, qui inviteriez-vous à jouer et assister a votre concert?

Yarah B: En effet,  Je suis  ne basée nulle part. J’ai un appartement  à Londres, mais je n’y demeure jamais. J’ai vécu les derniers mois à Berlin et un peu partout en Europe. Je serai en Amérique au printemps. Je trouve de la bonne musique partout ou je me rends et  j’avoue que plus il y a de la basse, plus cela me plait.


PNSB:
J’ai lu que vos parents  avaient été activistes en Amérique du Sud et qu’ils se sont  ensuite installés en Suède où vous êtes née. Leur engagement a-t-il influencé votre musique? Si oui, comment?

Yarah B: Et bien, cela ma pris 10 ans pour écrire une de mes chansons intitulée “Freedom Fighters” simplement  parce que, je  ne pensais  pas  pouvoir rendre justice à l’histoire de mes parents,  tant elle m’avait  touchée. Je sais que j’ai beaucoup de chance d’être en vie et de grandir dans une société où je me sens en sécurité. Je ne présume rien alors que la plupart du monde habitent en  dessous  du seuil de pauvreté.

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5 Questions: BAMS

Bams est une bombe: rappeuse, rédactrice/ journaliste, et mère de famille. La fondatrice de Respect Magazine, licenciée en mathématiques, Bams est une femme moderne, polyvalente, prête à militer pour l’amour, la culture et elle-même. Elle m’a accordé un peu de son temps pour me parler de son EP actuel, On Partira, des hommes et des déboires du hip-hop au masculin et au féminin. À vrai dire, ses références culturelles m’ont impressionée par leur profondeur et efficacité d’esprit. À la fin de l’interview, je voulais être parmi ses maintes invitées à sa soirée Parisienne idéale. Elle me dit qu’il y’aurait du monde.  Lisez la suite pour la rencontrer et voir qui figureriait sa liste VIP…

Paris, noire sur blanc.com: Vous êtes rappeuse anti-conformiste, journaliste et mère de famille. Comment est-ce que vous jongler tous ces rôles aujourd’hui ?

Bams: De l’un a l’autre, comme de la nuit au jour, de la paix a la colère, du temps gris au soleil, du dégoût a l’Amour. Passionnément je passe de l’un a l’autre.  Me motivent le goût des mots, l’ amour de l’autre. Dire, écrire car le mot libère et nous amène a l’action.  Le mot car dans ma tête des histoires me hantent et d’autres heureusement s’inventent. Mes chansons, mes articles leur donnent vie. Ce sont mes poèmes pour les dire.  Comme toute femme moderne qui travaille et qui materne, un homme en or de 2010 qui prend soin du petit et de moi, une organisation béton et des ami(e)s tata, tonton rendent tout ca possible 🙂

PNSB: Votre musique parle de la vie des femmes en toute leur beauté : Y a-t-il pour vous une qualité féminine qui manque chez les hommes ?

Bams: Homme / Femme, c’est pour moi une question de genre. Nous sommes au 21 eme siècle. La femme est libre, l’ homme nouveau voit le jour. Ils sont de plus en plus a faire le chemin du vrai “soi”, pas celui qui leur dicte a tous prix d’etre fort,  riche et d’avoir une belle voiture qui va bien sur avec la potiche blonde 🙂

La chanson ” Bella ” est l’histoire d’une rencontre. D’abord celle d’Imhotep qui a composé la musique. C’est ma première chanson dansante et je n’en suis pas peu fière 🙂 .  À l’écoute du titre, j’ai cherché un thème que je voulais léger, joyeux, louange et pas niais. c’est vrai que ” La Femme ” m’a toujours beaucoup inspirée, c’est certain’ment car c’est le premier prisme par lequel j’entrevois le monde, de plus c’est mon côté mère Thérésa, être au côté de celui qui subit l’injustice est le pourquoi de mon envie d’écrire et de dire. c’est assez naturellement que le thème d’un hymne, louange au rayonnement des femmes m’est venu.  Plus que féministe , je suis une vraie humaniste, de ce fait je n’exclu jamais l’Homme mais n’oublie jamais la Femme.  La qualité qui pour moi manque à l’Homme est plus de l’ordre de la spécificité, j’aimerai tell’ment que ce soit lui qui porte l’enfant et se transforme :).

PNSB: Le rap en général est tombé malade par le bling bling et le machisme, et manque aujourd’hui de vraies penseuses.  Y’en a-t-il de la place, a votre avis ? Comment pourrait-on les nourrir pour devenir plus connues et respectées ?

Bams: Le Rap n’est qu’un microcosme de la société, on y retrouve donc les mêmes tarres. La femme est libre depuis à peine 50 ans et on ne peut aller plus vite que le temps. On a par contre la chance de vivre cette époque magique où les données se crées et les rails de ce nouveau siècle se batissent. Alors, on ne doit rien lâcher, tout exiger car on ” L’Homme comme la Femme ” sommes légitimes à revendiquer une vie harmonieuse, juste où l’on y serai représenté de manière équilibrée.

Mais en 2010, seules les courageuses, intrépides, téméraires, aventurières accèdent aux postes, métiers, carrières qui aujourd’hui leur sont encore fermés.  Pour revenir sur le Rap, je ne pense pas qu’il soit plus macho ou misogyne que la variété, le rock ou la chanson française. La femme souffre pareil’ment du même statut d’ objet fragile et victime, cantonnée à chanter l’amour. Partout elle est à poil pour vendre et toujours joue la carte de la séduction. Faire autrement, se paie et cher.

Bon nombre de projet féminin digne de ce nom, sont sans tourneurs, producteurs, éditeurs et manageurs.  Qu’importe… les temps changent et le public aussi est en attente de nouveau.  Et puis surtout, les maisons de disc se cassent la geule…. Alléluïa 🙂

PNSBQu’est-ce que l’on peut attendre de votre prochain album (LP), Dérèglement climatique ?
Bams:
Une continuité, je suis bien décidée à m’inscrire avec mon projet musical multiple, coloré et indéfinissable. Définir c’est maîtriser, maîtriser c’est condamner à ne pas connaître la liberté.  Si l’on doit définir ma musique, il faut de longues phrases 🙂  Elle est vocal’ment chantée, rappée, slamée, contée. Musical’ment grâces aux musiciens soutenus par des programmations rythmiques Hip Hop Électro, on voyage du Rock au Jazz, du Rap à l’Afro, de la Chanson au GrooVe. Mon projet est moderne, poétique, politique, sexué et musical.  Une Chanson Hip Hop du 21 siècle faite pour les aventuriers, aventurières de la planète !  Sur scène m’accompagnent Fanny Lasfargues à la Contrebasse, Thi Thanh la Sax Soprano, Richard Comte à la Guitare, Kirikoo Des aux machines et Sacha Ricci aux claviers 🙂

PNSB:  Votre musique et votre personnage touchent à plusieurs genres, âmes et niveaux. Je me demande si une soirée parisienne idéale pour vous existe ? Qui inviterez-vous parmi vivants et morts et pourquoi ?

Bams: Ouah… il y en aurait du monde.

Miles Davis, Janis Joplin, Les Clash, Police, Bowie, Fela, Bob, Spoke Orchestra, Dgiz, Sinistre MC, Casey, Aminata Traoré, Inan Inch, Les Nubians, Nina Morato, Princess Erika, Negrissim, Claude Nougaro, les Siouxies, Marc Cheb Sun de Respect Magazine, Gregory Protche de Gri Gri international, Raphäl de Fumigène, Barack Obama sans Michelle non j’rigole, Rza du Wu Tang Clan, Lassa, Les Kortatu, les ritas Mitsouko, Brigitte Fontaine, Virginie Despentes, Cara Zina, Léonora Miano, Jean Pierre Bekolo cinéaste camerounais coco chéri, Dali, John Kennedy Toole, Jean Genet, Besson le cinéaste 🙂 , Djamel Debbouze, Thomas Ngijol, Dieudonné, Florence Forestrie, Béatrice Dalle, La Rumeur, D’ de Kabal, Fatou Biramah, Cathy Capvert, Douglas Ewart, Mata Gabin, Félicité Wassi, Delphine II, La Fonta, Pascale Kunter, Sandra Nkake, Alexis peskine, Miss Tic…. Mon Homme…mon soleil, ma douceur, mon Boum Boum.  J’en oublie mais tous seraient conviés pour leur action artistique et poétiquement politique !

Bams is explosive: female rapper, editor/journalist and mother. The founder of Respect Magazine, with a university degree in mathematics, Bams is a thoroughly modern woman, multi-faceted and ready to represent for love, culture and of course herself. She granted me a little of her time to talk about her current EP, On Partira, as well as men, and the downfall of male and female versions of hip-hop. Quite frankly, her cultural references were deep and thoughtful.  At the end of the interview, I wanted to be among the many guests to her “ideal Parisian soiree”. She says there would be a lot of people. Read on to find out more about Bams  and who would be on her VIP list…

Parisnoiresurblanc.com: You are an anti-conformist rap artist, journalist and mother. How do you juggle all of these roles today?

Bams: From one to the other, like from night to day from peace to anger, from grey skies to sun, disgust to love. Passionately, I go from one of the other.  Motivated by a penchant for words, love of another. Telling, writing because the word liberates  and drives us to act. The word,  for in my head stories haunt me and others fortunately invent themselves. My songs, my articles give them life. These are my poems to tell them. Like every modern woman who works and who mothers,  a man of gold from 2010 who cares for the little one and me, a solid organization, friends, aunties and uncles make it all  possible.

PNSB: Your music talks about the life of women in all their beauty. Do you feel a feminine quality  is missing in men?

Bams: Man/Woman, it’s a question of gender for me. We are in the 21st century. The woman is free, the new man sees the day.  More and more  are working towards their real selves not the one that is dictated at all costs i.e.  to be strong, rich and to have a beautiful car that goes well with of course the blonde figurehead.  The song “Bella” is the story of a date. First, Imhotep’s who composed the music. It’s my first danceable song and I am more than a little proud of it.    While listening to the track, I found a melody which  wanted to be  light, joyous, praising, but not sugary sweet. It’s true that “The woman” has always inspired me, it’s  obviously  because it’s the first prism through which I  take a glimpse of the  the world. Moreover, it’s my mother Theresa side to be near the one who suffers injustice and the reason I feel like writing and speaking. It’s also naturally why  the melody of a hymn, praising the radiance of women came to me.   More than a feminist, I am a true humanist,  therefore I neither  exclude Man nor forget Woman. The quality which for me is missing in Man is more of the  order of specificity. I would so much love it if he were able to  carry babies and transform himself.

PNSB: Rap in general is sick from bling bling and machismo and lacks true female thinkers. Is there room for them, in your opinion? How can we nourish them so they can become more well-known and respected?
Bams: Rap music is only a microcosm of society, so we find the same crazies. Women have been free for barely 50 years and we can’t  go faster than time. We, on the other hand, are lucky to live during this magical era  where data creates itself and the base of this new century is being built. So, we shouldn’t give up on anything, and demand everything because “Man like Woman” is  legitimate in laying claim to a harmonious life where we will be represented in an equal fashion.
But in 2010, only the women who are courageous, intrepid, foolhardy, adventurous  can  land  the jobs, trades and careers, which even today are still closed to many.
Getting back to Rap music, I don’t think it’s more macho or misogynistic than pop, rock or French Song. The woman suffers similarly  of the same status as a fragile object, and victim confined to singing lovesongs. Everywhere, she is nude to sell and always plays the seductress. Doing it another way, costs her and A good number of women’s projects, living  up to the moniker, are without booking agents, producers, publishers and managers.

PNSB: What can we expect from your next album LP), Dérèglement climatique (Climatic Malfunction) ?

Bams: Continuity. I have decided to sign myself up with my multiple musical projects, colorful, and uncategorizable. To define is to master, to master  is to condemn to not understanding freedom.

If one must define my music, one needs long sentences 🙂

It is vocally, sung, rapped, slammed, recounted. Musically, thanks to musicians supported by the rhythmic Hip Hop Electro programming, we travel from rock to jazz, from Rap to afro, from French song to groove. My project is modern, poetic, political, sexual and musical…
A hip-hop song for the 21st century made for all adventurers, male and female of the planet.

On stage I am accompanied by Fanny Lasfargues on upright basse, Thi Thanh on soprano sax, Richard Comte on guitar, Kirikoo Des on the mixing board and Sacha Ricci on keyboards.

PNSB: Your music and persona touch several genres, souls and levels. I wonder if an ideal Paris soiree existes for you?  Who would you invite among the living and dead and why?
Bams: Yeah there would be  a lot of people….

Miles Davis, Janis Joplin, Les Clash, Police, Bowie, Fela, Bob, Spoke Orchestra, Dgiz, Sinistre MC, Casey, Aminata Traoré, Inan Inch, Les Nubians, Nina Morato, Princess Erika, Negrissim, Claude Nougaro, les Siouxies, Marc Cheb Sun de Respect Magazine, Gregory Protche de Gri Gri international, Raphäl de Fumigène, Barack Obama sans Michelle non j’rigole, Rza du Wu Tang Clan, Lassa, Les Kortatu, les ritas Mitsouko, Brigitte Fontaine, Virginie Despentes, Cara Zina, Léonora Miano, Jean Pierre Bekolo cinéaste camerounais coco chéri, Dali, John Kennedy Toole, Jean Genet, Besson le cinéaste 🙂 , Djamel Debbouze, Thomas Ngijol, Dieudonné, Florence Forestrie, Béatrice Dalle, La Rumeur, D’ de Kabal, Fatou Biramah, Cathy Capvert, Douglas Ewart, Mata Gabin, Félicité Wassi, Delphine II, La Fonta, Pascale Kunter, Sandra Nkake, Alexis peskine, Miss Tic…. Mon Homme…mon soleil, ma douceur, mon Boum Boum.

I am forgetting some but all would be invited for their artistry and lyrical politics.

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VIDEO: Grems – Dimanche

J’adore ce clip par ce MC underground, Grems…Dommage de ne pas pouvoir l’acheter depuis itunes à cause des limitations géographiques! // I love this video by underground MC, Grems…It’s a shame to not be able to buy this on itunes due to geographic limitations…

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Video : Spleen – Tu L’aimeras


Peut-être c’est parce que à Gwangju, Corée du Sud (où j’habite actuellement), il y a un manque des francophones ce qui m’a récemment inspiré à écouter le chanteur folk/hip-hop Spleen en boucle. Spleen, un protégé de Coco Rosie et enfant terrible de la scène parisienne déchire avec la richesse de ses paroles et sa musicalité. Voici son clip, « Tu l’aimeras » de son dernier disque, Comme un enfant. Bonne écoute !

Maybe because in Gwangju, South Korea (where I now live), there is a dearth of francophones that has inspired me to listen non-stop to folk/hip-hopper Spleen as of late. Spleen a protege of Coco Rosie and bad boy of the Paris scene tears it up with the richness of his lyrics and musicality . Here is his video, « Tu l’aimeras  (You Will Love Him)» from his latest disk, Comme un enfant. Enjoy!

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PNSB: Télé en ligne/ Online TV

Sandra Nkaké in Paris

Beat Assaillant in Paris

Lisa Spada in Paris

Just Jack + Puppetmastaz @ Rock en Seine 2007

Ours in Paris

RIP Aimé Cesaire

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Hocus Pocus @ La Bellevilloise

Rare is the hip-hop group that can sample Cesaria Evora’s « Mon Petit Pays » and still keep an eager audience of hip hop heads bopping for more. Hocus Pocus is just such a group, whose upcoming album Place 54 is being primed for success among the biggies of the French hip-hop scene this fall. The Nantes-based MC, DJ & jazz group’s concert last Monday at La Bellevilloise showed they may easily give Francilien hip-hoppers a run for their money.

Rare est le groupe de hip-hop qui arrive à sampler « Mon Petit Pays » de Cesaria Evora tout en laissant en haleine des accros du genre pour un son urbain recherché. Hocus Pocus est un tel groupe dont leur nouvel album, Place 54, s’apprête à devenir incontournable parmi les sorties d’album les plus attendues de la scène hip-hop française de la rentrée. Le concert des nantais à la Bellevilloise lundi dernier a montré qu’ils pourraient en donner facilement pour leur argent aux hip-hoppeurs franciliens.

20syl (pronounced VAHNSYL), an unassuming MC who also dabbles in graphic & web design, with the 5 person group previewed their latest tunes for true blue fans. With more ease than an illeagal download, the group showed why they have a solid following among European jazz aficiandos and alternative street beat fanatics, shifting from funk, soul, hip-hop, jazz, and slam in offbeat French and sampled English lyrics (when appropriate).

20syl , leur MC sans prétention qui bidouille aussi dans le graphisme traditionnel et la multimédia, avec son quartet de musiciens et un DJ ont donné un aperçu des derniers morceaux pour leurs fans les plus fidèles. Sur scène, ils ont bien justifié leur suivi par des aficionados de jazz européens et des militants des rythmes urbains alternatifs. Avec plus d’habilité qu’un internaute en plein téléchargement illégal, ils ont changé de vitesse du funk, hip-hop, jazz et slam avec des textes décalés en français, en passant par l’anglais samplé (si approprié).

animsmile.gifWord on the street is management is ready to play hardball to protect the band’s independant spirit amidst an unforgiving corporate music structure desperate to innovate. Still, friends of the band are abuzz with new articles in mainstream press and their now regular invitations to uber VIP parties around Paris. Online, the band has used their official blog to broadcast short video vignettes of the prepartion behind the new album. They are also doing brisk business selling 20syl designed limited edition T-shirts to fans worldwide. The band astutely left out selected surefire new singles that night, in anticipation of their upcoming European tour and album release in three weeks.

Le bruit court que le manageur ne laisse rien passer à la trappe afin de protéger leur esprit indépendant dans une industrie musicale impitoyable au taquet des idées innovantes. Des proches du groupe sont pourtant encouragés par des chroniques qui se multiplient enfin dans la presse courante et leurs invitations désormais régulières aux soirées archi-VIPs à Paris. Sur la toile, le groupe diffuse sur leur blogue officiel, des reportages vidéos faits-maison de la préparation du Place 54. D’ailleurs, les t-shirts en édition limitée signés 20syl se vendent très bien auprès de leur public international. En amont de leur tournée européenne et la sortie de l’album dans trois semaines, le groupe, judicieusement, n’a pas tout dévoilé de ce nouvel album ce soir là.

Hocus Pocus is currently in residence at the Espace Michel Berger (EMB) in Sannois (95) and will be the October « artist of the month » on the Excuse My French Radio program now airing on Radio Campus Paris FM in October. More news to follow…

Hocus Pocus est actuellement en résidence à l’Espace Michel Berger (EMB) à Sannois (95). Le groupe sera également « l’artiste du mois » d’Octobre à l‘émission radiophonique d’Excuse My French désormais diffusée à Paris sur Radio Campus Paris FM. Une affaire à suivre…

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Paris Shuffle: Montel

Until now, Montel, a French electro/hip-hop artist’s biggest claim to fame was a track called « Disco King » on Loik Dury’s Les Poupées Russes (Russian Dolls) soundtrack, back in 2005. A video game translator by day whose been dabbling with electro/hip-hop/pop music since his teens, Montel just released his first CD, Dans Mes Rêves (In My Dreams) on Discordian Records out of Grenoble. I saw him perform for the first time last winter, and recently saw his last Paris show with electro/experimental composer/keyboardist Daahood at Kitch’up near uber-touristy Montmarte. The lanky duo make for unassuming electro/hip-hop/ maestros who seem at ease mixing classic street beats with contemporary pop sounds in both French and English.

Jusqu’à présent, Montel, un artiste français d’electro/hip-hop a pu revendiquer une certaine celebrité avec un morceau « Disco King » sur la BO de Loik Dury pour le film Les Poupées Russes en 2005. Un traducteur de jeux-video le jour qui bidouillait dans des sons electro/hip-hop/pop depuis son adolesence, Montel vient de sortir son premier CD, Dans Mes Rêves/ Discordian Records de Grenoble. Je l’ai vu jouer pour la première fois l’hiver dernier et plus récemment avec le compositeur/pianiste electro/experimental Daahood à Kitch’up dans le quartier archi-touristique de Montmartre. Le duo dégingandé vont vers des maestros d’electro/hip-hop sans prétention et paraissent à l’aise en mixant des incontunrnables des rythmes urbains avec une musique pop contemporaine.

l_cdc38116b0b9a0fca8f620d662d7b3b1.gifLast spring, Montel very coyly made select mp3s of his CD available through a DIY email sign-up campaign on his official website in advance of the album’s street date. His album is on sale online DRM-free through FNAC and Indie Music Shop. Montel also seems to make good use of his online time with a recent virtual collaboration of one-offs with long lost pals overseas for his almost 9000 Myspace fans.

Au printemps dernier, Montel a décliné avec un air de saint nitouche quelques mp3s de son album en avant première avec sa propre petite campagne faite maison d’inscriptions par email depuis son site internet officiel. Son CD est en vente sans DRM à la FNAC et l’Indie Music Shop. Montel semble bien gerer son temps en ligne sur une récente collaboration avec de vieux potes retrouvés à l’étranger pour des morceaux inédits en écoute actuellement auprès de presque 9000 de ses fans de Myspace.

With some respectable ‘zine reviews (Sugar Magazine, Trax), Montel is progressively building a grassroots buzz that will hopefully help bring more fans out to his upcoming show at an understated hipster joint, Nouveau Casino in Paris 11è on Saturday, August 18.

Avec quelques chroniques respectables dans des magzines niches (Sugar Magazine, Trax), Montel crée progressivement la base d’un buzz qui pourrait encourager d’avantage de ces fans de venir le voir à son prochain concert samedi le 18 août, au Nouveau Casino, une salle branchée mais modérée dans Paris 11è.

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The B-side / La Face B: Ferrer, Dudek & Kamini


l_a3af41dbc8fa19f13597658da8d20e37.jpgAre you a fan of Nino Ferrer’s Je veux être noir (I want to be Black)”? Then you will surely appreciate Myspace musician Romain Dudek’s “Je suis africain (I am African). If you answered yes, this makes it very easy for me to ask what the hell your problem is? Both songs are equally smarmy assertions of solidarity with French-speaking Africans and Blacks. As a woman who is both half-Ivorian and Black, I am neither flattered, nor remotely amused by either of these songs. In a country that prides itself on the art of rhetorical discussion, I am surprised folks here are rarely more skeptical of these prime examples of musical blackface.

m_776073a9ea0ebfa5a7612b5bebfd5723.gifAimez-vous la chanson “Je veux être noir” de Nino Ferrer ? Vous serez susceptible donc d’apprécier “Je suis africain” de Romain Dudek, un musicien myspacien. Si vous avez dit oui à la question précédente, ça serait très facile à vous en poser une autre: Quel est ton problème, franchement ? Ces deux chansons revendiquent une certaine solidarité obséquieuse avec des noirs et africains francophones. En tant qu’une femme à la fois mi-ivoirienne et noire, je ne suis ni flattée, ni amusée par eux. En France, où on adore privilèger des discussions rhétoriques, je suis consternée que l’on ne soit plus sceptique à ce genre de musique maquillée en noir.

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Now don’t get me wrong, I am not condemning folks like Paul Simon, or Eminem who do the world a great service with their afro-inspired music. My problem with both Ferrer and Dudek is their perpetuation of outdated stereotypes of the joyously innocuous, yet always musical Black man. In the case of Ferrer, his song lives on as a not-to-be missed classic of French song, covered on a 2005 tribute album. Some even have the audacity to call him a French “soul” singer, upholding his admiration of Wilson Pickett and James Brown as evidence. As for Mr. Dudek, he can only dream of having Ferrer’s success for all his non-stop Myspace promotional efforts (I deleted him from my private myspace a few weeks ago).
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Ne vous faites pas de fausses idées, je ne condamne pas Paul Simon ou Eminem qui nous rendent service avec leur musique inspirée de l’Afrique. Mon reproche serait que Ferrer et Dudek perpétuent l’image attardée de l’homme noir joyeusement inoffensif, mais toujours mélodieux. Ne comptez pas sur moi pour vous dire que la chanson de Ferrer demeure comme une incontournable de la chanson française même reprise en 2005 sur un album à son hommage. Certains parmi nous ont même l’impudence de le proclamer un chanteur de « soul » en le justifiant avec son admiration de Wilson Pickett et James Brown. Quant à Mr. Dudek, il peut rêver d’avoir un aussi grand succès avec ses efforts promotionels sans trève sur MySpace. (D’ailleurs, je l’ai supprimé de mon myspace privé il y a quelques semaines.)

On the filpside, French rapper/singer, Kamini recently shot the following video, “J’suis blanc (I’m White)” (and of course, I noticed it shamelessly rips off Van Peebles’ Watermelon Man). While the song does what it can to provide an opposing viewpoint, Kamini does not quite have the same clout as French rappers who are more well-known and widely respected.
A la face B, le rappeur/chanteur, Kamini a récemment tourné la vidéo qui suit, « J’suis blanc » (et bien sur, j’ai vite remarqué qu’il a bien piqué les thèmes de Watermelon Man de Van Pebbles.) Alors que la chanson fait ce qu’elle peut pour donner un contre portrait, Kamini n’a pas encore le bras aussi long que d’autres rappeurs français encore plus connus et mieux respectés.

What some fans and critics don’t seem to grasp is that both Ferrer’s and Dudek’s songs condescend to the very audience they are failing miserably to praise. Quite frankly, it speaks to those one-of-a kind Frenchies who have a love/hate relationship with all things French-colonial and ethnic. Now, they may seduce you into thinking they are down. Their myriad vacations to the former colonies, and their knowledge of all things Black/African/Asian/Arab nearly had me fooled too. However, they let it all hang out with this type of self-blinding appropriation of a culture that was never theirs to begin with. Then they turn around and accuse you of not understanding their own pathetic ironies. Yeah, I know right, where do these people come from? They are just so hardheaded in their self-admiration of the other. Don’t worry it was a tough a comedown for me too. Sheesh!

Certains admirateurs et critiques ne semblent pas à capter jusqu’à quel point Ferrer et Dudek se montrent avec condescendance envers le même publique qu’ils échouent misérablement à célébrer. En toute franchise, cela témoigne de ces Français d’une certaine race ayant une relation qui va de l’amour à la haine avec nos histoires coloniales et toutes ses associées. Or, ils vont vous séduire à penser qu’ils sont pour nous. Leurs maintes vacances aux anciennes colonies et leurs connaissances sur tout ce qui est noir/africain/asiatique/arabe m’ont presque eu aussi. Cependant ils s’exposent avec ce genre d’appropriation auto-aveuglante d’une culture à l’origine qui n’a jamais été les leurs. Ensuite, ils vous accusent de ne rien comprendre de leurs ironies pathétiques. Ouais, je sais, ils sortent d’où ces gens-là?
Et ils sont même obstinés dans leur auto-admiration de l’autre. Ne vous inquiétez pas c’était une sale déception pour moi aussi. Allez !

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Oxmo Puccino & the Jazz Bastards @ Salle D. Ferry (Nanterre)

943346790_l.jpgWhile they say France is the second largest consumer of rap music after the US, it does not necessarily follow that French hip-hop and rap deserves as wide an audience. Since my return to France in 2004, most hip-hop/rap that I have come accross here shamelessly apes the WORST of American street culture to the point where I can’t take it seriously. Most French rappers toil way too long in the hip-hop tropes of a lazy man (i.e. bling-bling, partying, misogyny, and thugging), without even playing their strongest card, a cartesian education and a direct link to sub-saharan Africa and the Arab World. While all the elements are there : black-blanc-beur disenfranchised youth ; a beautiful, complex, (& musically underrated) Western language ; a rich French musical heritage SCREAMING to be sampled ; and a dizzying array of cultures that could EASILY upstage American white-black-latino-eastcoast-westcoast sensibilities. Only once these elements have been throroughly explored, I believe French rap may then have serious potential to ressurect the entire genre worldwide.

À ce qu’il parait, la France serait le 2e marché de la musique rap après les USA ce qui ne veut pas dire que le rap français mérite un aussi grand public. Depuis mon retour en 2004, la plupart du rap/hip-hop que je croise singe sans la moindre honte le PIRE de la culture urbaine états-unienne à un tel point que j’ai du mal à l’accepter telle quelle. Trop de rappeurs français travaillent trop dur dans les figures de style des fainéants (ex. le bling-bling, la fête, la misogynie, et le hooliganisme), sans jouer leurs cartes les plus fortes (une éducation cartésienne + des liens plus directs avec l’Afrique noire et le monde arabe). Pourtant tous les éléments y sont : des jeunes black-blanc-beur privés de leurs droits civiques ; une langue occidentale à la fois belle et complexe (et surestimée musicalement) ; une riche héritage de la chanson française qui CRIE pour être samplée ; et un étalage de cultures stupéfiant qui pourrait BOULVERSER les traditions typiquement américaines inspirées des sensibilités blanc-noir-latino-Californie-New Yorkaises. Une fois que tous ces éléments seront raffinés, j’estime que le rap français aurait le potentiel de ranimer le genre dans le monde.


My recent trip out to the college-town banlieu of Nanterre, was encouraging and well worth the RER (like Metro North or the LIRR in NYC) ride a few weeks ago, when I got a chance to see rapper Oxmo Puccino and the Jazz Bastards at a small concert venue with my friend G. Malian-born, Oxmo is among a handful of French rappers I can tolerate because he not only raps with a respect for the French language (influences include Belgian singer, and mom’s fave, Jacques Brel and French crooner Charles Aznavour), but he also performs with a capable live jazz band (the Jazz Bastards) on his latest album, Lippoppette Bar. The album tells the the stories of the host of shady characters that Oxmo, as bouncer “Black Popeye”, encounters at a local Parisian bar. Yeah, I know the rapper with jazz band model is nothing new. Like The Roots, the live band adds musical credibility to Oxmo’s unanimously respected gruff n’ tuff vocal delivery.

Mon trajet récent vers la banlieue universitaire de Nanterre, m’a un peu encouragée. Le billet de RER en valait la peine pour aller voir le concert du rappeur Oxmo Puccino and the Jazz Bastards dans une petite salle de concert avec mon pote, G. Né au Mali, Oxmo est un minorité des rappeurs français que je peux supporter parce qu’il respecte, la langue française et joue ses concerts avec un bon petit groupe de jazz (the Jazz Bastards) sur son dernier disque Lippopette Bar. Oxmo joue le rôle d’un videur «Black Popeye» dans un bar parisien et raconte les histoires de ses habitués. Oué, je sais la formule groupe de jazz+ rappeur, a déjà été vu. Cependant, comme les Roots, le jazz-band donne Oxmo une certaine crédibilité à son style bourru et dur à cuire très respecté à la fois par les critiques et son public.

In all fairness, I have similar criticisms of American rap that is crashing and burning as I write. In both countries, artists are often less to blame for the genre’s shortcomings than the industry that binds them. So when many of my US friends ask, «What’s the Paris hip-hop scene like ? » I generally roll my eyes with a sigh and just pray for its speedy recovery. That said, I am open to suggestions and even have a few folks on my radar : slightly subversive, La Rumeur, international hipsters, La Caution, folk hip-hopper/multi-tasker, Spleen, and the funky phrasings of Saian Supa Crew. To be continued…

En toute justesse, j’ai les mêmes critiques du rap américain qui en ce moment s’écrase mortellement. Dans les deux pays, l’industrie musicale est plus reprochable pour la chute du genre plutôt que les artistes eux-mêmes. Lorsque mes amis américains me demandent, «Comment trouves-tu la scène hip-hop à Paris?» Généralement, je roule les yeux avec un soupir et lui souhaite un prompt rétablissement. Cela dit, je reste ouvert à vos suggestions et tiens à vous en citer quelques-uns captés sur mon écran de radar : La Rumeur, pour leurs tendances subversives ;La Caution, des rappeurs un peu branchés malgré eux ; le chanteur polyvalent de folk/hip-hop, Spleen ; et la funky-ttude de Saian Supa Crew. À suivre…

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