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Paris Underground Direct : DJ Julien Lebrun

l_7afaefd57bab41a33cc190747f88e5801.jpgOui, donc j’ai croisé Julien il y a quelques mois à la Bellevillose. Depuis, je m’amuse en passant regulièrement sur sa page de myspace pour y découvrir des jeunes musiciens souvent très intéressants. Julien semble très occupé en tant que DJ résident aux salons les plus hyperchics de Paris, programmateur du Réservoir, et fondateur/producteur du label indépendant, Hot Casa Records. Fanatic de la musique afro-soul, et militant du vinyl dans l’ age numérique, Julien m’ a accordé une petite interview avant son départ pour New York City cet été.

Yeah, so I crossed paths with Julien a few months ago at the Bellevilloise, and since have enjoyed discovering some really interesting musicians on my regular visits to his myspace page. Julien seems to have his hands full, as resident DJ at some of Paris’ swankiest lounges, talent booker for The Reservoir, and owner/producer of the indie label, Hot Casa Records. An afro-soul fanatic who is decidedly vinyl in a digital age, Julien answered some of my questions before heading to New York City this summer.

Comment as-tu commencé à travailler en tant que DJ? Et à l’étranger?
Dans les premières soirées amateurs d’un club de jazz appelé “le Café de la plage”, puis la passion de là musique et la recherche de sons perpétuels prennent le dessus. On se structure en association puis en label sous le nom Hot Casa Records. Je deviens dj résident et programmateur des apéro-jazz au Man Ray, un lieu tenu par des acteurs américains (NDLR: Sean Penn, Johnny Depp, et John Malkovich). C’est la mode des compilations de lieu, on en fait 2 ce qui nous permet d’aller à Miami, NY, LA, Moscou pour la promotion.

How did you start working as a DJ ? And playing overseas ?
At the first amateur nights at a jazz club called «Café de la Plage- Beach Café», and later a passion for music and the perpetual search for sounds took hold. Things took shape and then came a label under the name, Hot Casa Records. I became resident DJ and programmer of the jazz cocktail hour at Man Ray, a place owned by American actors (Editor’s Note: Sean Penn, Johnny Depp, and John Malkovich). Since it’s a popular trend, to make compilation CDs for the place, we made 2 of them which allowed us to go to Miami, NY, LA, and Moscow on a promotional tour.

Quels sont les avantages de démarrer un label?
Le fait de côtoyer beaucoup d’artistes, de musiciens, de chanteuses te donne envie de les promouvoir et de les aider. De plus il y aune vraie démarche créatrice, de compositions, qu’il n’y a pas forcément dans le mix dj simple.

What are the advantages to starting a label ?
Just by hanging out with a lot of artists, musicians, singers makes you feel like promoting and helping them. And, there is a real artistic process with compositions that aren’t necessarily in the standard DJ mix.

Quel est ton secret pour faire bouger une piste de danse?
Un mix est souvent unique , cela depend de tellement de contingence public/son/ humeur / jour.. dans un même lieu d’une semaine à l ‘autre cela change du tout au tout. Sinon sur le principe c’est d’analyser sociologiquement la foule et essayer de savoir ce qu’ils aiment tout en les surprenant.

What is your secret to keeping the dance floor moving ?

A mix is often unique ; it depends a lot on the contingencies of the crowd/sound/mood/day… the same spot from week to week changes, all the time. Otherwise, the idea is to anyalyze the crowd sociologically and try to figure out what they like while also surprising them.

Pourquoi doit-on mieux connaître Franck Biyong?

Parce que, c’est un excellent compositeur qui à mon avis fait avancer la musique africaine. Il est un puis de science harmonique sur les répertoires traditionnels comme ceux de Fela, c’est quelqu’un de très cultivé et d’intègre et cela se ressent dans sa musique. C’est profond au niveau des textes, c’est engagé et cela reste très groovy et accessible.

Why should folks get to know Franck Biyong?
Because, he is an excellent composer who, in my opinion, is furthering African music. He is a font of musical knowledge on traditional repertoires, like those by Fela. He is also very cultivated with integrity which comes through in his music. His lyrics are profound, and he is committed, while still being very groovy and accessible.

Quelles sont tes dernières découvertes musicales?
Je travaille avec Tsinda et Djeuhdjoahm_e8c8120677b695c6db2d30ed63b04ff0.jpg (voir la photo)qui aiment à se décrire comme “chanteurs afropéens”. C’est de la chanson française avec des rythmiques afro et des mélodies très fortes. Sur scène ils sont incroyables…Sinon Hindi Zahra est une chanteuse aux mélodies tellement prenantes qu’on va en entendre parler…Sandra Nkaké pour la présence scénique, unique, gracieuse, forte. Grace pour le charme et les mélodies soul folk agréables. Le producteur le plus prolifique du moment Patchwork, un lyonnais qui sort 5 albums cette année que ce soit en soul avec Mr. Président, en reggae avec the Dynamics…

Who are some of your latest musical discoveries ? Djeuhdjoah
I am working with Tsinda and Djeuhdjoah (see photo)who describe themselves as «Afro-pean singers». It’s French Song with afro rhythms and very strong melodies. On stage they are incredible. Otherwise, Hindi Zahra is a singer with tunes so engaging that folks will definitely hear about her. Sandra Nkaké for her unique, gracious and strong stage presence. Grace for her charm and pleasant soul folk melodies. The most prolific producer at the moment is Patchwork, a guy from Lyon who has five albums coming out this year whether it be a soul album with Mr. President or a reggae album with the Dynamics…

Sarkozy, pourquoi est-il un danger pour l’industrie culturelle française ?
Sarkozy est un libéral autoritaire, c’est le marché qui dicte les choses, or si l’on écoute que le marché c’est des radios toutes pourries comme NRJ ou Skyrock qui dominent et qui écrasent tout avec une programmation d’à peine 8 titres par heure. Il n’y a plus d’accès à la culture et à la création. Il va remettre en cause le statut des intermittents, seul système garant de création et de proposition culturelle. Il n’y a qu’à voir ses soutiens pour comprendre le peu de goût et d’intérêt qu’il y porte, une rupture avec Mireille Mathieu et Gilbert Montagnié, c’est dur, et inquiétant. C’est l’inculture et la grossièreté au pouvoir.

Why is Sarkozy a danger to the French cultural industry ?
Sarkozy is an authoritarian free-marketeer, where it’s only the marketplace that dictates things. So, if folks listen to the marketplace, there would only be the worst radio stations like NRJ and Skyrock that would dominate and crush everything else by barely programming 8 songs an hour. Culture and creativity would no longer have their place. He will also jeopordize the status of freelance artists, the only system which guarantees creativity and available jobs for them. You need look no further than his supporters to understand what little taste and regard he has for them. Mireille Mathieu and Gilbert Montagnié ??? (Editor’s Note: Has-been performers who support the new French president) It’s difficult and unsettling. It just shows a complete lack of culture and that crass stupidity are at the reins.

Vinyl ou Mp3 ?
Vinyl for life! Le son analogique est bien meilleur. Le vinyl a une histoire ; les pochettes ont un intérêt. Alors qu’aujourd’hui, tu graves sur un cd tout gris sans savoir qui ou comment cela a été produit. Le vinyl est moins facile à transporter mais c’est comme de l’artisanat. C’est irremplaçable.

Vinyl or MP3?
Vinyl pour la vie ! Analogue sound is so much better. Vinyl has a story ; the sleeves have value. Today you burn a grey CD without knowing who or how it was produced. Vinyl is more difficult to transport, but it is like artisanship. It’s irreplaceable.

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Franck Biyong & Massak (et al.) @ La Scène Bastille

l_c873904b53ae4567ffe2a11a1c4a6a78.gifFranck Biyoing & Massak along with a stellar lineup of guests pulled off a dynamic, and at times, dramatic performance to vividly commemorate the abolition of slavery Friday night. Despite some technical difficulties which delayed the show, Franck (a pretty bad-ass guitarist himself) and his eight piece band (including a 5-piece horn section, a drummer, a percussionist, and a bass player) were accompanied by a coterie of 4 exuberant multi-culti back-up singers, as well as Sandra Nkake, Mata Gabin, Cristina Volle among others. The singers also doubled as stage actresses depicting the historical evolution of the African diaspora: from Africa’s pre-Columbian glory, to enslavement, and its eventual abolition, all while paying hommage to its ongoing musical contributions.

Franck Biyong & Massak avec des invités lumineux ont réussi un concert à la fois dynamique et parfois dramatique commémorant sous de vives couleurs l’abolition de l’esclavage vendredi soir. Malgré quelques soucis techniques qui ont retardé le concert, Franck (lui-même un très bon guitariste) et un orchestre de huit musiciens (comprenant les cors de 5 musiciens, un batteur, un percussionniste, et un bassiste) ont été accompagnés par 4 choristes exubérantes de diverses origines, ainsi que Sandra Nkake, Mata Gabin et Cristina Volle parmi d’autres. Les chanteurs étaient aussi comédiens interprétant l’évolution historique de la diaspora africaine-de sa gloire avant l’ère de Colomb, à l’esclavage et son éventuelle abolition-tout en rendant hommage à ses contributions musicales.

Franck impressively swaggered from Hendrix style rock before leading his band to a dramatic riff of the Marseillaise as the singers mimed scenes illustrating the horrors of slavery. While the theatrics at times seemed to overcrowd the stage, the thinly veiled condemnation of France’s role in slave history was far from lost. One scene depicted a recently enslaved African princess singing in soulful French as she was derided by new world mixed race slaves who sang in a bluesy/gospel inspired American vernacular that made a bold statement on the duality of the diaspora.

Franck se pavanait avec efficacité à l’instar du Hendrix avant de mener son orchestre vers un riff de la Marseillaise alors que les chanteurs mimaient des scènes depeignant les horreurs de l’esclavage. Bien que la mise-en-scene ait été parfois trop chargée, la condamnation à peine déguisée du rôle de la France dans l’histoire de l’ esclavage, n’était pas loin d’être perdu. Une scène depaignait une princesse africaine récemment asservie chantant en français plein de la soul, mais raillée par des esclaves métisses du nouveau monde qui chantaient en langue vernaculaire américaine inspirée du blues et gospel. L’ensemble a communiqué un message assez fort sur la dualité de la diaspora.

Mata Gabin, a lovely and poised singer/actress, sang one song that was nu-soul inspired, while Sandra Nkake, who is now being billed as Paris’ #1 soul singer, was as promised, fierce yet sophisticated. The show ended with an afro-beat jam featuring brazillian singer Cristina Volle, a drum corps, a harmonica player and two urban griots who together unified the diaspora under a funky groove.

Mata Gabin, une comédienne/chanteuse aussi charmante que posée a été invitée à chanter une chanson inspirée de la nu-soul. Sandra Nkake, qui est considerée comme la meilleure des chanteuses de soul à Paris, n’a pas déçu. Elle était à la fois sublime et sophistiquée. Le concert s’est terminé avec une jam-session afro-beat avec la chanteuse brésilienne Cristina Volle, un corps de batterie, un joueur d’harmonica, et deux griots urbains qui ont tous unifié la diaspora sous un funky groove.

Franck Biyong & Massak ‘s single “Anywhere Trouble” has been in rotation on Radio Nova since March 2007.

Le morceau de Franck Biyong & Massak, « Anywhere Trouble » se joue sur le playlist de Radio Nova depuis Mars 2007.

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Tahiti Boy and the Palmtree Family @ Showcase/Sous le Pont, Paris 8è

l_a62f868ec82bb070a624b4f0e18b6722.jpgI suppose it is SO not a scoop that any new French band must perform in English to get any respect around in this town. With the recent success of Phoenix, singing in French might seem as passé as a 3 day-old baguette. So, Tahiti Boy and the Palmtree Family (TB&TPF) are no exception to this aphorism as the six-piece band played a decent set of tunes at Showcase/ Sous le Pont (S/SLP) Saturday night. Fresh from a month–long residency at La Flèche d’or, TB&TPF looked like they were having fun as they performed an upbeat rock/pop set.

Bon, j’imagine que ce n’est pas un scoop qu’un nouveau groupe français doit chanter en anglais pour être respecté dans cette ville. Étant donne le succès récent de Phoenix, chanter en français est presque aussi passé qu’une baguette rassise de 3 jours. Tahiti Boy and the Palmtree Family (TB&TPF) ne sont pas l’exception à cet aphorisme, un sextet qui a joué un bon set a Showcase/Sous le Pont samedi soir. Tout juste rentrés de leur résidence à la Flèche d’or, TB&TPF avaient l’air de s’amuser en jouant leurs morceaux de rock/pop levés.

At times TB&TPF reminded me of Ben Folds Five, and had alternating male vocal harmonies that had an early Beatlesque quality to them. Lyrically some songs were a little too simplistic for my taste. (Always a risk with non-English speaking bands.) Like the song «When I Miss You»; despite its respectable back beat, the title lyric was repeated about a dozen times to pound the message home. dsc00774.jpgOther songs were more balanced. A few songs almost lost me before TB&TPF would interject an unexpected tempo change that ultimately worked to save the song. A female singer named Audrey accompanied the band on a few tunes, and added some refinement to some of the band’s rough edges.

Parfois, TB&TPF m’ont rappelés de Ben Folds Five et avec leurs harmonies masculines alternantes, ils avaient de vagues reminiscences à l’instar des premières œuvres des Beatles. Lyriquement, certaines chansons étaient un peu trop réductrices pour mon goût. (C’est toujours un risque avec des groupes non-anglophones.) Par exemple, dans la chanson « When I Miss You », bien que la musique avait un fort rythme respectable, la parole du titre était répétée une douzaine de fois pour renforcer d’avantage le message. D’autres chansons étaient plus équilibrées. Certaines chansons m’avaient presque perdues, avant que TB&TPF n’aient pu injecté un bon changement de tempo qui finalement les aurait sauvées. Audrey, a été invitée à chanter quelques morceaux et a donné un certain raffinement telle une pierre ponce sur la rudeur du groupe.

dsc00773.jpgS/SLP opened to the public in January as a night club/concert venue underneath the Pont Alexandre III in the 8è. Apparently they host flashy private parties during the week (like the new Mini launch party, a private Lily Allen show last fall, as well as a few events for Sarkozy), and welcome emerging local bands to perform there on the weekends. Tapping the programming team from fashionable nightspots like Le Baron and Paris-Paris, S/SLP has embraced young bands that seem to draw a good crowd. The spot is fairly large with great views of the Seine and the adjoining bridge (see my photo above).

S/SLP s’est ouvert au public en janvier comme boîte de nuit/salle de concert sous le Pont Alexandre III (Paris 8 è). Apparemment, en semaine ils louent la salle pour des soirées privées d’entreprises (comme le lancement du nouveau Mini, un concert privé de Lily Allen en automne dernier, et même quelques soirées Sarkozystes). Le week-end, ils invitent les jeunes talents parisiens. En faisant appel a l’équipe de programmation des boîtes de nuits tendances comme le Baron et le Paris Paris, S/SLP a réussi à accueillir de nouveaux groupes qui attirent un bon public. L’endroit est assez grand avec des vues magnifiques de la Seine et le pont attenant. (voir ma photo ci-dessus)

On Saturdays before midnight, the entry is free, but the drinks are rather pricey (6 euros for a Coke !). I loved the fact that This is Spinal Tap, Kiss videos and Roger Corman’s Little Shop of Horrors were being projected onto the stone walls before the show started. Even a fooseball table was set up, for more indoor fun. If you arrive after midnight, be sure to dress for inspection and be prepared for a long wait. As I was leaving, the line extended from the front door, up the stairs and to the street (easily over 150 people!).

Le samedi avant minuit, l’entrée est libre, bien que les cocktails soient assez chers (6 euros pour un Coca !) J’ai bien aimé qu’ils aient joué This is Spinal Tap, des clip-vidéos de Kiss, et Little Shop of Horrors de Roger Corman avant le concert. La table de baby-foot donne envie d’y rester plus longtemps. Ceux qui arriveront après minuit devront passer une revue et être prêts pour une longue attente. En partant, j’ai remarqué que la queue allait de l’entrée, en montant par les escaliers et se terminait sur la rue (facilement plus de 150 personnes).

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Allonymous @ Le Tryptique

en

So here goes the first installment in what I hope will be an ongoing digest of the best live indie music in Paris. I’ll do my best to stay on topic, but bear with me as I get easily distracted by all of the great cultural happenings Paris has to offer.4gnoqpl.jpg

So last night, I saw Allonymous aka Allen Conway at Le Tryptique and was pleasantly surprised by the energy of this emerging American (via Chicago) artist, a rising star on the Paris scene. I first saw Allonymous performing with Tribeqa and Dajla at China Club a few weeks ago, and was impressed with the down-home sensibilty he brought to the show.

Wednesday night, Allonymous and his six-piece band shifted easily from rhythmic spoken word, to funk, with a dash of rock thrown in for good measure. Decked out in red-seamed Xuly-Bet duds, Allonymous energized a sizable crowd of Parisian hipsters with a full-set lasting over an hour of soulful, edgy Rhythm n’ Blues and funk. His spoken word improvisations seemed to get the crowd moving and clearly evoked a young Gil Scott Heron or Sly Stone from back in the day.

The real show stopper was Sandra Nkake, a French-Camerounese singer who sang two duets with Allonymous and whose cheekiness and sophisticated stage presence nearly stole the show. Their soulful exchange was refreshing in its funk/Rn’B authenticity, which is, quite frankly, so hard to find « sans accent » in Paris. What’s more is their Franglais recitatives came off as more organic than gimmicky, which again is the exception and not the norm here. Karl « the Voice », a French soul singer, also stopped by for another harmonious duet that definitely left the crowd wanting more.

fr

Voilà le premier fascicule de ma chronique courante des meilleurs concerts des musiciens indépendants à Paris. Je ferai mon meilleur de ne pas trop m’écarter du sujet principal, mais j’avoue que je suis facilement distraite par tous les bons plans culturels à faire à la capitale.

Hier soir, j’ai vu Allonymous aka Allen Conway au Triptyque qui m’a surprise par son énergie. Ce jeune artiste américain (de Chicago) est une étoile montante sur la scène parisienne . Je l’ai vu pour la première fois avec Tribeqa et Dajla au China Club, il y a quelques semaines et j’étais impressionnée par l’authenticité décontractée qu’il a apporté sur scène.

Mercredi soir, Allonymous et son sextet sont passé facilement du slam rythmique au funk, saupoudré par un peu de rock en prime. Tenu en Xuly-Bet (vite reconnu par sa coutre rouge omniprésente), Allonymous a dynamisé un public assez grand des jeunes branchés parisiens avec des œuvres complètes pendant à peu près une heure pleine de soul funk et Rn’B. Ses slams improvisés ont fait bouger la foule en evoquant un jeune Gil Scott Heron ou Sly Stone d’antan.

La chanteuse franco-camerounaise, Sandra Nkake a failli ravir la vedette avec une présence sur scène à la fois sophistiquée et culottée, avec ses deux chansons en duo avec Allonymous. Leur échange bourré de soul était autant rafraîchissant pour son authenticité pure funky, ce qui est d’ailleurs très difficile de trouver sans accent à Paris. De plus, leur récitatifs franglais étaient reçus plus comme organiques qu’artificiels, ce qui est malheureusement l’exception et non pas la règle à Paname. Karl « the voice » , un chanteur de soul français, a été également invité pour un duo en pleine harmonie qui n’a pas déçu.

Links/liens
Allonymous
Sandra Nkake
Le Tryptique
Dajla
Tribeqa

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