Category Archives: Nu-Soul

Dajla: En attendant 2011/ Waiting for 2011

Upon release of her first album Soul Poetry, the Parisian daily Liberation said Dajla is “one of the few French singers able to match her US nu-soul counterparts”.

Dajla, French soul/funk songstress and bass player from the burgeoning music scene of Nantes (Hocus Pocus and Tribeqa) will be making a comeback in 2011. Now based in London, she is working on her third album, The Love Principle with her partner in crime, Benjamin Bouton of Tribeqa.

Her EP, The Motherland, a more funk inflected release heavily inspired by afrobeat rythms, saw this little gem emerge – a title track duet with Metropolis of Foreign Beggars.
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A la sortie de son premier album en 2006, Soul Poetry, Libération a remarqué Dajla comme “une des rares chanteuses françaises à pouvoir égaler les artistes nu soul d’outre-Atlantique”.

Dajla, chanteuse et bassiste soul/funk Nantaise, (dont la scène musicale en herbe nous a déjà offert Hocus Pocus et Tribeqa) sera de retour en 2011. Aujourd’hui basée à Londres, elle est en pleine production sur son troisième album, The Love Principle avec son complice Benjamin Bouton de Tribeqa.

Son EP, the Motherland, une collection plus altérée par la funk en empruntant des rythmes d’afro beat, nous donne ce petit bijou – ci, un duo dont le morceau titre avec Metropolis de Foreign Beggars.

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5: Majiker

majiker1Having heard about Majiker and his success working with Camille, Melissa Laveaux and Maya Barsony, I was curious to find out what made this gifted musician/producer tick. On the spur of the moment, I sent him five questions asking if he might have time to answer them from me, a total stranger. Much to my surprise, he responded a day later with some thoughtful responses about his latest projects.

Ayant entendu parler du Majiker et son succès avec Camille, Melissa Laveaux et Maya Barsony, J’étais curieuse de savoir ce qui motivait ce musicien-producteur doué. Sur un coup de tête, je lui ai envoyé cinq questions à répondre à une inconnue totale, moi. Quelle bonne surprise, il m’a répondu un jour plus tard avec des réponses réfléchies sur ses projets actuels.

1. Your sounds seem very percussive and onomatopaeic. What kinds of sounds inspire you to make music from them?
Tes sons sont très percutants et onomatopéiques. Quels genres de sons t’ inspirent pour faire de la musique
?

I have performed as a percussionist in many varied contexts, and I’m increasingly fascinated by rhythm, and the relationship between ‘groove’ and the spoken word. This comes from a curiosity for foreign languages and exploring the relationship between a language and it’s music, especially folk and popular music. For example, I’m sure that the melodious and catchy pop music which Sweden is famous for has a link with their melodic and bouncy language intonation.

J’ai joué en tant que percussioniste dans des contextes variés. Je suis de plus en plus fasciné par le rhythme et la relation entre le « groove » et la parole. Cela vient d’une curiosité pour des langues étrangères et de l’exploration entre une langue et sa musique surtout la folk et la musique populaire. Par exemple, Je suis sur que la chanson suèdoise à la fois mélodieuse et entraînante pour laquelle la Suède est reconnue est liée à l’intonation mélodique et rebondissante de la langue.

2. How long have you been working in music and what was your big break?
Depuis combien de temps travailles-tu dans la musique et quand as-tu eu de la veine ?

I have always made music and started recording and producing seriously from the age of about 15. I don’t believe in ‘big breaks’. Everything I have experienced in life and in my work has informed and shaped my artistic path. It was years of hard work refining my craft that led to the enormous commercial success of Camille’s album ‘Le Fil’ which I produced with her. It was wonderful how that project resonated with the audience in France and abroad.

majiker3J’ai toujours fait de la musique et ai commencé à l’enregistrer et la produire serieusement depuis l’âge de 15 ans. Je ne crois pas au concept du « déclic ». Tout ce que j’ai vécu dans ma vie et mon travail a informé et formé mon chemin artistique. Ce sont des années de travail et de raffinment de mon métier qui ont mené au grand succès commercial de l’album de Camille, Le Fil que j’ai produit avec elle. C’était génial de voir le projet retentir avec le public français et étranger.

3. You seem to work exclusively with female singers, what is your attraction to the female voice?
Tu sembles à travailler exclusivement avec des chanteuses, qu’est-ce qui t’attire à la voix féminine ?

I’m not sure, and I don’t want to analyse it too much! I’ve just always preferred the female voice, even from a very young age. However, I have worked with male vocalists, notably Sacha (Bernardson) whose debut album ‘Lave Tes Oiseaux’ which I produced was released last week. Although I must admit that it was partly the ambiguous nature of his vocals, which sometimes sound quasi-female, that attracted me to his work. On a deeper level, I guess there must be something about female vocal expression that is fascinating for me.

Je ne suis pas sur, et ne voudrais pas trop l’analyser ! J’ai juste toujours préferré la voix féminine, depuis même un tres jeune âge. Cependent, j’ai travaillé avec des chanteurs, notamment Sacha (Berdardson) , dont j’ai produit son premier album « Lave tes Oiseaux » ( « Wash Your Birds ») qui est sorti la semaine dernière. Bien que, j’avoue que ça soit due à l’ambiguïté de sa voix, ce qui donne un son quasi-féminin et attirant. Plus profondément, je pense qu’il doit y avoir un certain je ne sais quoi dans l’expression vocale féminine qui me fascine.

4. What can you tell us about your personal project: Body Piano Machine?
Pourrais-tu nous éxpliquer ton projet personnel : Body, Piano, Machine ?

It started as a virtually instrumental album, born from my desire to combine elements from those three instruments: the human body, the acoustic piano and my Yamaha PSS 270, a child’s keyboard that my
brother owned when we were kids. As the tracks developed I started to write melodies, some of which I sang myself, some of which I developed and recorded with guest female singers such as Camille, Maya Barsony and China Moses. I am currently negotiating the contract to release the album and it should be available around March 2009.

Recently I have been performing a very special show based on these songs to go hand in hand with the album. With my on-stage collaborator Benedicte Le Lay we present a colourful, joyful and evocative mixture
of theatre, dance and visual art, with a large chunk of cheeky pop fun to entertain and intrigue the audience! The next shows in Paris are on 27th November and 11th December 2008 at Le Sentier Des Halles (the
shows start at precisely 20h00). Make sure to catch it, as these are the only shows we have planned for the time being.

Tout a commencé comme un album quasiment tout instrumental, conçu de mon désir de mélanger des éléments des trois instruments : le corps humain, le piano acoustique, et mon Yamaha PSS 270, un clavier pour enfants ayant apartenu à mon frère pendant notre enfance. En developpant des morceaux, j’ai commencé à écrire des mélodies dont j’ai interpreté quelques-unes moi-même et d’autres j’ai developpé et enregistré avec des invitées telles que Camille, Maya Barsony et China Moses. Actuellement, je négocie un contrat pour sortir un album qui devrait être disponible aux alentours de mars 2009.

Récemment, je me suis mis à interpréter un show très spécial tiré de ces chansons qui correspond à l’album. Avec mon collaborateur de scène, Benedicte Le Lay, nous présentons un beau mélange de théâtre, danse et d’art visuel, plein de couleur et de joie, avec une grosse partie de pop culotté pout divertir et intriguer le public ! Nos prochains concerts à Paris sont le 27 Novembre et le 11 Decembre 2008 à Sentier des Halles à 20h précises. Ne les ratez pas, comme ce sont les seuls concerts prévus pour le moment.

5. What about Paris makes it a great home base for your life and music compared to London?
Pourquoi as-tu choisi de te baser à Paris plutôt qu’a Londres pour ta vie et ton travail ?

I have never lived in London so I can’t compare. I come from Birmingham, which is not famed for being the centre of the music industry! I found it difficult to get things going in Birmingham, and in Paris I find I have a few more openings because of all the hard work with did on tour with Camille and promoting ‘Le Fil. I plan to
launch my album in France and in the UK (not necessarily at the same time!) so I’ll be able to compare more easily once I’ve experienced both sides of the channel. I must say however that the times we have performed in London with Camille were truly astounding. The audience is very enthusiastic for our work over there.

Je n’ai jamais vécu à Londres donc je ne peux pas les comparer. Je suis de Birmingham, une ville peu connue pour la musique !. J’ai trouvé qu’il etait difficile de démarrer la bas et à Paris , par contre, c’était plus facile avec un peu plus d’ouvertures grâce à tout mon travail en tournée avec Camille pour vanter Le Fil. Je me prépare à lancer mon album en France et au Royaume Uni (pas forcément en même temps !) donc, Je pourrais les comparer plus facilement une fois que j’aurais vécu des deux côtés de la manche. Je tiens à dire que les show avec Camille à Londres étaient vraiment abasourdissants. Le public était très enthousiaste pour notre projet là bas.

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Rony @ L’Opus Café

With a mop of kinky curly hair, soul funk singer, Rony would be better compared to a fun-loving Jamiroquai than a slick and smooth Keith Sweat or R. Kelly ; At his Satruday night show, he and his band the 7 Sonics together for their second Soulissme branded soirée could have easily been mistaken for skateboarders or urban surfers with their down to earth style perfect for cooling down after a hot summer’s day. Singing mostly in French Rony, is one of the few on the Soul/ funk circuit to insist French can be just as soulful as English when performing.

Avec sa tignasse crépue kinky, le chanteur de néo soul/funk, Rony, ressemblerait d’avantage à un Jamiroquai bien animé qu’au hyper soigné Keith Sweat ou à R. Kelly. À son concert samedi soir, Rony et son groupe le 7 Sonics, rassemblés pour leur 2e soirée marquée Soulissime, auraient pu passé pour une équipe de skateboardeurs ou de surfeurs urbains avec leur style décontracté, tout juste ce qui nous faillait pour nous rafraîchir par une belle une soirée estivale.

Slam poet, Saury Saul freestyled lifteing parts of Gil Scot Heron’s “The Revolution Will Not Be Televised” and got the crowd going on themes of the world’s current woes on an upbeat tip. This nicely segued into Rony’s introduction and the band taking their places on stage to formally start the show. With guests like Oncle Ben and Lisa Spada, Rony easily found his groove. Staying true to his principles, English was only sung on cover tunes by the likes of Marvin Gaye and Bill Withers, which did them each justice.

Le poète slam Saury Saul a freestylé en s’inspirant de “The Revolution Will Not Be Televised.” par Gil Scott Heron, en évoquant les malheurs du monde actuel avec une musique chaloupée. Après cette ouverture, nous sommes introduits à Rony et son groupe qui débutent le concert. Avec des invités tels que l’Oncle Ben et Lisa Spada, Rony a facilement trouve son groove. Fidel a ses principes, il ne chantait en anglais que les reprises de Marvin Gaye et de Bill Withers (tout en leur rendant justice).

While this ongoing debate on singing in French and English and still maintaining French Song cred is never-ending, Rony ‘s contribution makes a good case that yes French soul can be just as fun as Jamie Lidell without being smarmy like contemporary top 40 US soul and R& B. His original songs, were upbeat, flavorfull ditties that evoked Paris city-living. Many of the songs appeared on his first album released in 2006. The self-produced opus is one of the rare soul albums released to be self produceced and sung in French. While other French singers of the genre admit to not being able to find their niche singinging in their French mother tongue, Rony seems to do so with ease.

Alors que le débat actuel de la chanson française pose la question de la possibilité de chanter en anglais tout en gardant une crédibilité française, Rony a réussi à prouver qu’il serait capable d’être habile comme James Lidell, sans toutefois être trop sucré comme certaines vedettes de la scène contemporaine de R&B américaine. Ses chansons originales étaient chaloupées de la saveur de la vie parisienne. La plupart de ses chansons avaient déjà paru sur son 1er album en 2006. L’oeuvre auto produite, une des rares de son genre (néo-soul alternatif), se chante en français. Alors que d’autres artistes de la chanson française du même genre avouent n’avoir pas encore trouvé leur niche dans le spectacle en langue française Rony, lui, y demeure très à l’aise.

Rony will be performing once again with his partners in crime, Oncle Ben and Freddy at Cabaret Sauvage on Friday, May 30th. He is working on a second album to be released in 2009.
Rony donnera un concert avec ses complices Oncle Ben et Freddy
au Cabaret Sauvage vendredi le 30 mai.

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5: Ours

chambre2-presse.jpgIt’s a safe bet that many of France’s young talents are often the children of celebrities. In the case of Ours (means “Bear”, pronounced OORSE ), this holds true, however he won’t be the one to tell you who his father is. Taking his lead, I won’t reveal who he is either, but just know he is definitely not the son of that guy who once begged Whitney Houston like a dog for a shag on national television. You know, THAT French singer everyone loves talking about. Alas, that’s not him, it’s the other very well-known French singer/actor of the past thirty years.

Il n’est pas exagéré de d’affirmer que beaucoup des jeunes talents français d’aujourd’hui sont souvent les enfants de vedettes. Même si c’est le cas d’Ours, ne comptez pas sur lui pour dévoiler pour autant le nom de son père. Sans toutefois vous révéler son nom, sachez tout de même qu’il n’est pas celui qui a supplié Whitney Houston comme un chien de tirer un coup à la télévision nationale. Vous le connaissez lui, le chanteur français dont tout le monde parle sans relache. Hélas, c’est pas lui, c’est l’autre chanteur/acteur français archiconnu depuis plus de trente ans.

Since the concert I saw back at the Zèbre a few months ago, Ours has been touring non-stop with Zazie, a much appreciated singer songwriter known for her sometimes sexually charged lyrics and consistently slick online presence. I crossed paths with Ours while backstage at the Furia Festival last weekend in Cergy-Pontoise. Since I was pleased to hear he and his friends had nice things to say about this blog, I decided to ask him a few questions about his relatively new career as a professional singer/songwriter.

Depuis le concert que j’ai vu au Zèbre il y a quelques mois, Ours est en tournée non-stop avec Zazie, une chanteuse très appréciée, connue pour ses chansons parfois sexy et une presence internet très à la pointe. J’ai croisé Ours dans les coulisses du Festival Furia le weekend dernier à Cergy-Pontoise. Puisque j’ ai été ravie d’entendre que lui et ses pôtes aiment mon blogue, j’ai decidé de lui poser des questions sur sa carrière relativement récente en tant que chanteur/parolier professionel.

After a couple of days of phone tag, we finally touched base last Tuesday. During our conversation, I learned five things about him worth sharing with you.
Après quelques échanges par téléphone pendant quelques jours, on s’est enfin parlé mardi dernier. Lors de notre conversation, j’ai appris 5 faits de lui que j’aimerais partager avec vous.
1. A former graphic designer who attended art school in London, he sees music and graphic design as complementary ways to expressing his emotions. / Ayant fait des etudes d’art à Londres, il voit que la musique et le graphisme sont des façons complémentaires d’exprimer ses émotions.

2. He listens to everything from Timbaland and the Beatles, and if you listen closely enough to the album, he reveals an appreciation for Camille and M. Incidentally, he also gracefully dodged my question on who he thinks is the most overrated French singer, by diplomatically answering “It depends on your tastes, but everyone has a right to exist.”/ Il écoute un peu de tout de Timbaland en passant par les Beatles, et si vous écoutez attentivement son album, il revèle une appreciation pour Camille et M. Au fait, il n’ a pas vraiment répondu à ma question sur le chanteur français le plus surestimé, en disant avec diplomatie, “cela depend sur tes gouts, mais chacun a un droit d’exister.”djdj.jpg

3. Ours was introduced to that beared man, he often invites on stage, Djeudjoah (pronounced JOEJO-AH), by a mutual friend Tsinda. “Together it’s a certain madness, that I understand…We had to meet, what he does really speaks to me.” / Un ami en commun, Tsinda l’avait presenté à l’homme à la barbe qu’il invite souvent à chanter sur scène, Djeudjoah. “Ensemble c’est le delire que je comprend. Il fallait que on se rencontre. Ça me parle beaucoup ce qu’il fait.”

4. Although he may lose hipster cred among French DJs and their disciples with an all-French album, he hasn’t ruled out singing in English, yet. In mid-sentence, he switched gears and broke out in English with a charming French accent, “Maybe one day I will sing in English. One song’ll be cool.”/ Quoiqu’il perde une certaine crédibilité branchée au sein de la niche des DJs hexagonaux , du fait que son album soit en français, il n’exclut pas de chanter un jour en anglais. En mi-phrase, il changaient de vitesse en débitant en Anglais avec un charmant accent français, “Peut-être un jour, je chanterais en anglais. Une chanson serait cool.”

zazie.jpg5. He also insisted that I tell you, “It was a pleasure to perform in front of Zazie’s audience because they were all very open and generous.”/ Il tenait aussi à ce que je vous relaye l’information suivante , “C’était tres agréable de jouer devant le public de Zazie, parce qu’ils étaient tous tres ouverts et bienveillants.

Ours will continue touring around France this summer and with Zazie in the fall before a headlining date at La Maroquinerie in October. Stay tuned for my exclusive video interview with Ours and Dajla coming online soon.

Ours sera en tournée en France pour le reste de l’été et avec Zazie à la rentrée avant de jouer un date à la Maroquinerie en Octobre. A venir, la mise en ligne de mon interview inédite en video avec Ours et Dajla.

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Third Shot – Concert apéro-jazz, Paris 12è

thirdshot.jpgLast Wednesday, I checked out Third Shot, at a special jazz cocktail hour event sponsored by a community center in the 12th. Friday’s Libération cited Lisa Spada, lead singer of the electro-soul group, as a young artist to watch among a new crop of French soul singers who hold their own in a genre dominated until now by Anglo-americans.

Mercredi dernier, j’ai vu Third Shot, lors d’un concert apéro-jazz sponsorisé par le Centre d’Animation du 12è. Vendredi dernier Libération a cité Lisa Spada, la chanteuse du group éléctro-soul, comme un des jeunes talents à suivre parmi une nouvelle vague de chanteurs français de soul qui se défendent au genre dominé jusqu’à présent par les Anglo-américains.

[odeo=http://odeo.com/audio/12698953/view]

Despite the venue’s imperfect conditions, the group’s onstage sincerity and talent more than compensated for the less than stellar acoustics. It is a shame the audience wasn’t really representative of their growing Myspace fan base, which, incidently, seems to spike after each performance. Third Shot has already performed at venues more suited to their style, notably the Sunday Jazz Brunch at the Reservoir programmed by DJ Julien Lebrun .

Malgré les conditions imparfaites de la salle, Third Shot avec leur sincérité et leur talent, ont bien compensé une acoustique qui laissait à désirer. Il est dommage que le public de ce soir-là n’avait pas été plus représentatif de tous leurs amis sur Myspace, dont le nombre semble augmenter après chaque concert. Third Shot a déjà donné des concerts dans des salles valorisant d’avantage leur style, tels que le Jazz Brunch au Réservoir programmé par DJ Julien Lebrun

Singing songs entirely in English, Lisa sang an hour-long set of jazzy-soul with an electro edge. Her voice is ethereal, and balanced, without being overpowered by the very capable musicians that accompany her (a trumpet player,drummer, keyboardist, bassist and 2 backing vocialists). I was also pleased Lisa did not use the typical crutch of the trite and open-ended scat, used by some more well-known French singers around the capital. Overall, the salt and pepper band was very unassuming in a performance that avoided artifice and reflected each band member’s good qualities.

Lisa chantait toutes les chansons entièrement en anglais dans un set d’une heure de jazzy-soul saupoudré des sons éléctro. Éthérée et équilibrée, sa voix n’a jamais été suffoquée par les bons musiciens qui l’accompagnaient (un trompettiste, un batteur, un bassiste, un claviste et 2 choristes). J’étais aussi agréablement surprise de voir que Lisa ne se penchait pas trop sur les clichés des scats interminables souvent employés par certaines chanteuses françaises plus connues de la capitale. Dans l’ensemble, le groupe poivre et sel étaient sans prétention pour un concert qui évitait l’artifice et refletait les bonnes qualités de chaque musicien.

I caught up with Lisa and bassist, Gaël, after the show. After apologizing for the poor sound quality of the show (not their fault), they mentioned they were busy working on their debut album due out in September 2007. Their next performance will be on June 9 at Canal Opus as part of Soulissme with other singers also cited by Liberation (and this blog) : Sandra Nkaké, and Crystal Night. I’ll be there, how about you?

J’ai croisé Lisa et le bassiste Gaël après le concert. M’ayant priée d’excuser la qualité inférieure du son de la salle de concert (ce qui n’était pas de leur faute) ils m’ont révelé qu’ils travaillaient sur leur premier album prévu pour septembre 2007. Leur prochain concert à Paris sera le 9 juin à Canal Opus dans le cadre du Soulissme avec d’autres chanteurs cités par Libération (et ce blogue) : Sandra Nkaké et Crystal Night. J’y serai et vous?

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Crystal Night @ La Scène Bastille

Shortly after my return to Paris in 2004, I was invited to check out a concert by a young French singer/songwriter who claimed influences among all the neo-soul greats (Jill Scott, Alicia Keys , Erykah Badu etc.). I was so underwhelmed by her performance of insincere, souless R n’ B, that I practically gave up on the whole Paris music scene altogether. Some other shows since were equally disappointing for a city that prides itself on its appreciation of Afro-American music and culture. So, it’s a crying shame that what passes as Parisian neo-soul is often more gelatinous than buttery smooth.

Peu après mon retour à Paris en 2004, j’ai été invitée au concert d’une jeune chanteuse parolière française prétendant des influences parmi les incontournables de la musique néo-soul (Jill Scott, Alicia Keys, Erykah Badu etc. ) N’ayant pas été impressionnée par l’interprétation ses chansons R n’B médiocres et insincères, que j’ai bien failli renoncer à la scène musicale parisienne. D’autres concerts m’ont également déçu surtout dans une ville où l’on vante l’appréciation de la musique et culture afro-américaine. Il est bien dommage que la néo-soul à la Parisienne soit gélatineuse plutôt que crémeuse.

Crystal Night , however, is among the few nu-soul/jazz singers in183999431_l.jpg the French capital who seem to get it right. Crystal, accompanied by a five-piece band and two back-up singers, seemed to effortlessly pull off a performance worthy of the genre. Crystal, an Atlanta, GA native and Spelman College graduate, has been based in Paris since 2000, and has played across Europe and at some of Paris’ best venues.

Crystal Night, cependant, fait partie d’une minorité de chanteurs de nu-soul/jazz de la Capitale qui semblent pouvoir maîtriser le genre. Accompagnée par un quintette et deux choristes, Crystal a bien semble réussir sans effort un concert du genre authentique. Crystal, originaire d’Atlanta, GA, diplômée de Spelman College, est parisienne depuis 2000, et a donné des concerts en Europe ainsi que dans de bonnes salles de concert de Paname.

She was bubbly and affable on stage singing in English while introducing each song in fluent French. She seamed at ease performing a set of mostly original songs from her independantly produced CD, entitled Sweet Melodies, which received a very respectable 4-afro rating from the influential OkayPlayer.Com. Her Minnie Ripperton cover was practically pitch perfect, and easily won over the sizeable crowd, many of whom were from Crystal’s Myspace fan base (over 9,000 strong).

Elle est à la fois débordante de vitalité et affable sur scène en chantant en anglais et annonçant en français les chansons qu’elle interprétait. Elle semblait à l’aise en interprétant des morceaux originaux de son CD produit indépendamment intitulé, Sweet Melodies. D’ailleurs, ce disque a obtenu un classement très respectable de 4 afros par le site influent, Okayplayer.com. Sa reprise d’une chanson de Minnie Ripperton etait quasiment sans faute, et a séduit le public dont la plupart faisait partie de son cercle d’amis myspaciens (au nombre de plus de 9,000).

After the show, Crystal’s good friend China Bridgewater (daughter of DeeDee & an MTV France VJ/ singer) hugged her before suggesting the song «Vin Rouge» would be perfect as a house mix. After hearing them speak my language, I went up and chatted with the girls. I was pleased that even China agreed; Crystal helped restore our faith in that home-grown, nu-soul/jazz sound that we both found ourselves craving in Paris. Indeed, Crystal shows them how it is done, and is ready to take on the world.

Après le concert, une bonne copine de Crystal, China Bridgewater (fille de DeeDee & VJ sur MTV France/ chanteuse) l’a serrée dans ses bras avant de proposer que sa chanson « Vin Rouge » serait parfaite comme un remix de house. Je me suis mise à discuter avec les filles lorsque je les ai entendues parler une de mes langues préférées. De plus China était de mon avis ; Crystal a restauré notre foi en le son nu-jazz que nous avions si mal à trouver à Paris. En effet, Crystal leur a montré comment on s’y prend et serait prête à conquérir le monde.

The CD, Sweet Melodies is now on sale through itunes, and via Crystal’s Myspace page.
Le CD Sweet Melodies est en vente sur itunes et sur la page Myspace de Crystal.

NB: The video aboveis from a live performance in Paris in November 2006.///La vidéo ci-dessous est d’un concert à Paris en novembre 2006.


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Franck Biyong & Massak (et al.) @ La Scène Bastille

l_c873904b53ae4567ffe2a11a1c4a6a78.gifFranck Biyoing & Massak along with a stellar lineup of guests pulled off a dynamic, and at times, dramatic performance to vividly commemorate the abolition of slavery Friday night. Despite some technical difficulties which delayed the show, Franck (a pretty bad-ass guitarist himself) and his eight piece band (including a 5-piece horn section, a drummer, a percussionist, and a bass player) were accompanied by a coterie of 4 exuberant multi-culti back-up singers, as well as Sandra Nkake, Mata Gabin, Cristina Volle among others. The singers also doubled as stage actresses depicting the historical evolution of the African diaspora: from Africa’s pre-Columbian glory, to enslavement, and its eventual abolition, all while paying hommage to its ongoing musical contributions.

Franck Biyong & Massak avec des invités lumineux ont réussi un concert à la fois dynamique et parfois dramatique commémorant sous de vives couleurs l’abolition de l’esclavage vendredi soir. Malgré quelques soucis techniques qui ont retardé le concert, Franck (lui-même un très bon guitariste) et un orchestre de huit musiciens (comprenant les cors de 5 musiciens, un batteur, un percussionniste, et un bassiste) ont été accompagnés par 4 choristes exubérantes de diverses origines, ainsi que Sandra Nkake, Mata Gabin et Cristina Volle parmi d’autres. Les chanteurs étaient aussi comédiens interprétant l’évolution historique de la diaspora africaine-de sa gloire avant l’ère de Colomb, à l’esclavage et son éventuelle abolition-tout en rendant hommage à ses contributions musicales.

Franck impressively swaggered from Hendrix style rock before leading his band to a dramatic riff of the Marseillaise as the singers mimed scenes illustrating the horrors of slavery. While the theatrics at times seemed to overcrowd the stage, the thinly veiled condemnation of France’s role in slave history was far from lost. One scene depicted a recently enslaved African princess singing in soulful French as she was derided by new world mixed race slaves who sang in a bluesy/gospel inspired American vernacular that made a bold statement on the duality of the diaspora.

Franck se pavanait avec efficacité à l’instar du Hendrix avant de mener son orchestre vers un riff de la Marseillaise alors que les chanteurs mimaient des scènes depeignant les horreurs de l’esclavage. Bien que la mise-en-scene ait été parfois trop chargée, la condamnation à peine déguisée du rôle de la France dans l’histoire de l’ esclavage, n’était pas loin d’être perdu. Une scène depaignait une princesse africaine récemment asservie chantant en français plein de la soul, mais raillée par des esclaves métisses du nouveau monde qui chantaient en langue vernaculaire américaine inspirée du blues et gospel. L’ensemble a communiqué un message assez fort sur la dualité de la diaspora.

Mata Gabin, a lovely and poised singer/actress, sang one song that was nu-soul inspired, while Sandra Nkake, who is now being billed as Paris’ #1 soul singer, was as promised, fierce yet sophisticated. The show ended with an afro-beat jam featuring brazillian singer Cristina Volle, a drum corps, a harmonica player and two urban griots who together unified the diaspora under a funky groove.

Mata Gabin, une comédienne/chanteuse aussi charmante que posée a été invitée à chanter une chanson inspirée de la nu-soul. Sandra Nkake, qui est considerée comme la meilleure des chanteuses de soul à Paris, n’a pas déçu. Elle était à la fois sublime et sophistiquée. Le concert s’est terminé avec une jam-session afro-beat avec la chanteuse brésilienne Cristina Volle, un corps de batterie, un joueur d’harmonica, et deux griots urbains qui ont tous unifié la diaspora sous un funky groove.

Franck Biyong & Massak ‘s single “Anywhere Trouble” has been in rotation on Radio Nova since March 2007.

Le morceau de Franck Biyong & Massak, « Anywhere Trouble » se joue sur le playlist de Radio Nova depuis Mars 2007.

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Allonymous @ Le Tryptique

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So here goes the first installment in what I hope will be an ongoing digest of the best live indie music in Paris. I’ll do my best to stay on topic, but bear with me as I get easily distracted by all of the great cultural happenings Paris has to offer.4gnoqpl.jpg

So last night, I saw Allonymous aka Allen Conway at Le Tryptique and was pleasantly surprised by the energy of this emerging American (via Chicago) artist, a rising star on the Paris scene. I first saw Allonymous performing with Tribeqa and Dajla at China Club a few weeks ago, and was impressed with the down-home sensibilty he brought to the show.

Wednesday night, Allonymous and his six-piece band shifted easily from rhythmic spoken word, to funk, with a dash of rock thrown in for good measure. Decked out in red-seamed Xuly-Bet duds, Allonymous energized a sizable crowd of Parisian hipsters with a full-set lasting over an hour of soulful, edgy Rhythm n’ Blues and funk. His spoken word improvisations seemed to get the crowd moving and clearly evoked a young Gil Scott Heron or Sly Stone from back in the day.

The real show stopper was Sandra Nkake, a French-Camerounese singer who sang two duets with Allonymous and whose cheekiness and sophisticated stage presence nearly stole the show. Their soulful exchange was refreshing in its funk/Rn’B authenticity, which is, quite frankly, so hard to find « sans accent » in Paris. What’s more is their Franglais recitatives came off as more organic than gimmicky, which again is the exception and not the norm here. Karl « the Voice », a French soul singer, also stopped by for another harmonious duet that definitely left the crowd wanting more.

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Voilà le premier fascicule de ma chronique courante des meilleurs concerts des musiciens indépendants à Paris. Je ferai mon meilleur de ne pas trop m’écarter du sujet principal, mais j’avoue que je suis facilement distraite par tous les bons plans culturels à faire à la capitale.

Hier soir, j’ai vu Allonymous aka Allen Conway au Triptyque qui m’a surprise par son énergie. Ce jeune artiste américain (de Chicago) est une étoile montante sur la scène parisienne . Je l’ai vu pour la première fois avec Tribeqa et Dajla au China Club, il y a quelques semaines et j’étais impressionnée par l’authenticité décontractée qu’il a apporté sur scène.

Mercredi soir, Allonymous et son sextet sont passé facilement du slam rythmique au funk, saupoudré par un peu de rock en prime. Tenu en Xuly-Bet (vite reconnu par sa coutre rouge omniprésente), Allonymous a dynamisé un public assez grand des jeunes branchés parisiens avec des œuvres complètes pendant à peu près une heure pleine de soul funk et Rn’B. Ses slams improvisés ont fait bouger la foule en evoquant un jeune Gil Scott Heron ou Sly Stone d’antan.

La chanteuse franco-camerounaise, Sandra Nkake a failli ravir la vedette avec une présence sur scène à la fois sophistiquée et culottée, avec ses deux chansons en duo avec Allonymous. Leur échange bourré de soul était autant rafraîchissant pour son authenticité pure funky, ce qui est d’ailleurs très difficile de trouver sans accent à Paris. De plus, leur récitatifs franglais étaient reçus plus comme organiques qu’artificiels, ce qui est malheureusement l’exception et non pas la règle à Paname. Karl « the voice » , un chanteur de soul français, a été également invité pour un duo en pleine harmonie qui n’a pas déçu.

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