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l’exposition “Né dans la rue – Graffiti” à la Fondation Cartier

L’exposition “Né dans la rue- Graffiti” à la Fondation Cartier pour l’art contemporain se terminera le 10 janvier!!  Alors allez la mater vite. A ne pas rater. // The “Born in the Street – Graffiti” exhibit at the Fondation Cartier pour l’art contemporain will end January 10th!!  So go check it out…quickly… Not to be missed.

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Birdy Nam Nam @ Musée du Louvre


It’s kind of ironic the Musée du Louvre just presented an event, «Duos Ephémères» featuring French turntabilists Birdy Nam Nam (BNN) spinning electrobeats to a choice selection of silent-era films dedicated to smoking and cigarettes. Then, again, this is France, right ? Meaning folks here are totally indifferent to the MPAA’s recent decision to clamp down on its ratings of all films depicting « pervasive smoking ».* The rare Louvre event unintentionally flouted Hollywood political correctness in a way only the French can.

C’est un peu ironique que le Musée du Louvre vienne tout juste de présenter son dernier « Duos Ephémères » . Cette fois-ci, les DJs français de Birdy Nam Nam (BNN) tournaient des electorbeats pour accompagner une sélection de choix du cinéma muet consacré à la cigarette et tous ses associés. Ne sommes-nous pas en France? Donc les gens sont complètement indifférents que le MPAA (l’équivalent du CSA) vienne de durcir leurs critères sur leurs systèmes de classement des films dépeignant des personnages-fumeurs très nombreux. L’événement rarissime au Musée a involontairement fait fi à la rectitude politique hollywoodienne comme on pouvait s’y attendre des français.

Given this context, part of the fun was watching these films made well before the MPAA and its precursor the Hays Production Code of 1933, which forbade this and other types of « immoral behavior » including interraccial love, childbirth, and drug & alcohol consumption. Although unbilled as such, these « pre-code » films, set to an anachronistic urban tempo by the 4 DJ collective, added levity to the whole no smoking debate by lampooning smokers and non-smokers alike.

Vu le contexte, l’ironie venait du fait que les films avaient été produits bien avant le MPAA et son précurseur le code Hays de 1933, intérdisant ce genre de « comportement immoral » ainsi que bien d’autres comme les scènes d’amour entre les noirs et les blancs, l’accouchement, et la consommation de l’alcool et des stupéfiants. Bien que les films n’aient pas été promus comme tels, avec une musique urbaine anachorétique, la présentation a injecté un peu de légerté au débat actuel sur l’anti-tabagisme en brocardant les fumeurs et les non-fumeurs de la même manière.

The music almost seemed secondary to the often hilarious images of tobacco use by children and animals. I am still reeling from seeing the 1913 Gaumont film «Bout de Zan et le cigare » by Louis Feuillade in which a boy gets sick after a few too many tokes on , um, a cigar (and in the days when I wonder if there were stand-ins used). BNN, though, really found their groove during the American film « Feet of Mud » by Harry Edwards, depicting classic Chinatown opium den scenes from the roaring twenties.

Parfois la musique semblait secondaire aux images souvent hilarantes d’enfants et d’animaux fumant des cigarettes. Je ne m’en revenais pas après avoir vu le film de Gaumont de 1913 « Bout de Zab et le cigare » de Louis Feuillade. Après avoir fumé ce qui ressemblait à un cigare, un jeune garçon tombe malade par l’effet d’une bouffée de tabac (à une époque où je doute que des cascadeurs avaient été employés). BNN, cependant, ont vraiment trouvé leur rythme lors du film américain « Feet of Mud » de Harry Edwards qui dépeignait des scènes classiques des fumeries d’opium à Chinatown dans la folie des années vingt.

The Louvre outdid itself with the event, in what was probably the largest assembly of non-tourists under 35 there in a long time. Bummer the next such « Duos Ephémères » on the theme of borders won’t be until November 30 !!!

Le Louvre s’est surpassé pour cet événement, avec le regroupement probablement le plus grands de non-touristes ayant moins de 35 ans depuis longtemps. Punaise que le prochain « Duos Ephémères », sur le thème des frontières, n’aura pas lieu avant le 30 novembre !!!

Princess Nicotine (see above) by J. Stuart Blackton in 1909 was among the films shown at the Louvre. Princess Nicotine (voir ci-dessus) de J. Stuart Blackton en 1909 était parmi les films projetés au Louvre.

* Puffing Away That PG Rating , (May 10, 2007 article from the NY Times on the MPAA’s new stance on smoking.)

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“Airs de Paris” @ Centre Pompidou

air.jpgLast Sunday, my friend Gérôme and I made good use of our “laissez-passez” cards to check out the new «Airs de Paris » exhibit at the Centre Pompidou (CP). Inspired by Marcel Duchamp’s exposition of the same name at the opening of the CP in 1977, the exhibit offers a fascinating glimpse of the evolution of contemporary Paris as interpreted by a host of notable artists including Duchamp (+ the signature piece), Nan Goldin, Abdel Abdessemed, Sophie Calle, Chris Mark, and Raymond Hains among others.

Dimanche dernier, accompagnée de mon ami Gérôme, nous nous sommes bien servis de nos cartes laissez-passez pour aller voir la nouvelle exposition « Airs de Paris » au Centre Pompidou (CP). Inspirée par l’exposition du Marcel Duchamp du même nom à l’ouverture du CP en 1977, l’exposition propose un aperçu de l’évolution de Paris contemporain interprétée par une foule d’artistes telle que Duchamp (+ son œuvre phare), Nan Goldin, Abdel Abdessemed, Sophie Calle, Chris Mark, et Raymond Hains parmi d’autres.

Although the multidisicplinary exhibit is fairly extensive, there were a few areas that, in my mind, merit more than a cursory glance. Bien que l’exposition pluridisciplinaire soit très vaste, j’estime que certaines parties méritent mieux q’un coup d’œil superficiel.

  • «New Public Languages and Popular Urban Cultures» for some recognizable, yet understated nods to Euro pop culture. ///« Nouveau Langages Publics et Cultures Populaires Urbaines » pour quelques allusions reconnaissables, mais subtiles à la culture populaire européenne.
  • «The Media and Nict at the Heart of Urban Life. Unpredictable Future» For among MANY other things, ideas on how to put your old Apple IIGS back to work. (smiles). ///«Médias et Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NICT) au cœur de la vie urbaine. « Unpredictable future ? » Entre autres, quelques idées pour remettre ton vieil ordinateur Apple II GS en marche. (sourires)
  • «Identities and Communities» for some insightful video work on identity politics in Paris. I am personally still trying to decide if Adel Abdesssemed’s Zen (video of a half-naked Black man and milk) is a proactive statement on metissage and integration, just down right racist or something else entirely ? (Would love to hear your thoughts on this, if you have seen it.) The other work of the Muslim woman wearing a head scarf with rosary beads (all I am going to say !) was equally provactive./// « Identités et Communautés » pour des œuvres perspicaces sur le communautarisme à Paris. Moi, je me demande encore si « Zen » de Adel Abdesssemed (le vidéo d’un homme noir à moitié nu avec du lait) est une déclaration proactive sur le métissage et l’intégration, purement raciste, ou bien autre chose ? (si vous l’avez vu, n’hésitez pas à me faire part de vos réactions.) L’autre œuvre de la musulmane au foulard avec un chapelet (c’est tout ce que je vais dire !) était également provocatrice.
  • «Individuals and Globalised Networks» for, notably, the oversized orange-peel globe with an acupunctured chronology of environmental facts. ///« Individu et Réseau Globalise » pour notamment le globe surdimensionné en forme d’écorces d’orange aux points chinois d’une chronologie des faits écologiques.

Yet, again it must be noted that I am SO not a fan of the CP’s English translations. I counted at least three MAJOR typos in large print on the walls of the exhibit, and some translation oddities. It makes me wonder if they even have native English speakers proofreading the text before it goes live. Do they just leave this to an underqualified French intern (with less than fluent English) to correct? Or even worse, an incompetent executive with a CDI (lifetime job contract) who is too expensive to fire? (Yeah, probably !) Such a shame for a museum of CP’s size and stature.

Encore une fois, je constate que je ne suis pas trop fan des traductions anglaises du CP. J’ai compté au moins trois coquilles énormes en gros caractères sur les murs de l’exposition, ainsi que des tournures de phrases bizarres. Je me demande si les correcteurs sont de langue maternelle anglaise et s’ils lisent vraiment les textes avant qu’ils ne soient imprimés. Laissent-t-ils cela aux stagiaires non qualifiés (qui ne parlent même pas l’anglais couramment) ? Ou encore pire, un cadre incompetent avec un CDI qui serait trop cher à virer ? (Oué probablement !) C’est un scandale pour un musée de cette grandeur et de cette envergure.

« Airs de Paris » will be on exhibit until August 15, 2007.
« Airs de Paris » sera exposé jusqu’au 15 août 2007.

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David Lynch “The Air Is on Fire” @ La Fondation Cartier

en
Okay, I have a confession to make. Although I consider200px-david_lynch_cannesphotocall.jpg
myself to be somewhat of a cinephile, I am not much of a David Lynch fan. Nevertheless, when my friend Fabien invited me to see Lynch’s current exhibit, « The Air is on Fire » at the Fondation Cartier last Sunday, I was curious to see what all the fuss was about .

Now, the Fondation Cartier rivals the Centre Pompidou with often high profile modern art presentations that tend to draw large crowds. I was throughly impressed with the « Pain Couture » exhibit by Jean-Paul Gaultier back in 2004, (JPG created couture fashion from common French baked goods). Anyway, I hadn’t been back since, but figured the hype surrounding the Lynch show had to justify itself somehow.

As expected, there was about a 30-minute wait to get inside. So I finally get in, and well, in three words my impressions of the multi-media show (that included paintings, sketches, photographs, and short films) were : scatalogical, mysoginistic, and violent. None of which are themes that I embrace, but it’s David Lynch, so I kept telling myself, okay, I’ll at least go along for the ride. Furthermore, as we all know, ever the master of provocation, Lynch usually delivers.

Now, I went into the exhibit with an open mind, because well I enjoyed Mulholland Drive and Blue Velvet and do see some artistic merit in Lynch’s œuvre, (although, sorry, I never really got into Twin Peaks). I just have to say I draw the line at paintings that depict, for instance a scene sculpted out of what looked like encrusted feces of a man with a knife aimed at a half-naked woman with even her genitals sculpted for maximum exposure.

The only somewhat redeeming element of this and some of the other paintings was the use of what looked like real clothing tailored to the paintings’ protaganists. This seemed to provide a much needed tactile dimension to the otherwise drab dirtbrown, black color scheme. There were other paintings that depicted the transgendered in violent and narcissistic poses that were equally disturbing using a childish paint quality that makes Basquiat’s work look as precise as Da Vinci’s.

The photographs were passable ; a series of female nudes effectively played with shadow and depth of field. Other photographs were just an excuse to digitally mutilate the female form while again playing on a transgendered theme.

The short animation of one of the episodes of « Dumbland » could have easily been dreamed up by a 10-year-old boy, with its simplistic line drawing of a man repeatedly kicking himself, farting, vomiting and then punching his friends. I didn’t stick around for the rest, but apparently many of the shorts are available online (most likely You-tubable), if you care to check them out.

Lynch’s sketches stood out as the most artistically viable pieces of the entire collection. Using everything from Post-its, paper napkins, to legal and steno pads, Lynch’s improvised doodles seemed inspired even if they were tarnished by penciled in phone numbers of Brandon Tartikoff (former head of NBC, deceased in 1998) among others. You really get a glimpse of the evolution of Lynch’s artistic process, which given its often upredictable results, is fascinating in it of itself.

Incidentally, I must commend La Fondation Cartier for their English translations, which are noticeably better than those at the Centre Pompidou. Not sure if anyone else notices these things, but in comparison with the French text, they read as punchy English and not standard Parisian Chinglish.

The Air Is on Fire will run through May 27, 2007.

fr

Ok, J’ai un aveu à faire. Bien que je me considère plutôt cinéphile, je ne suis pas fan de David Lynch. Néanmoins, après tout le matraquage publicitaire autour de son exposition actuelle « The Air Is on Fire » à la fondation Cartier et sur l’invitation de mon ami Fabien dimanche dernier, j’avais une certaine curiosité de la voir .

Certes, la Fondation Cartier rivalise le Centre Pompidou avec ces présentations de l’art contemporain très en vue qui attirent souvent un grand public. J’avais été très impressionnée par l’expo « Pain Couture » par Jean-Paul Gautier en 2004. (JPG a créé une ligne de couture fait à partir des pains et gâteaux traditionnels.) En tout cas, je ne suis pas retournée depuis et me suis dit le battage devrait pourtant se justifier.

Comme de raison, l’ attente pour y entrer pris une demi-heure. Enfin, j’entre dans l’expo et tout de suite trois mots sont venus à l’esprit pour décrire mes premières impressions de la présentation multi-support : scatalogique, misogyne, et violente. Même si je n’embrasse aucun de ces thèmes, je me suis dit, « Bon, je suis venue juste pour voir. En plus, comme on le sait bien, en tant que maître de la provocation, Lynch devrait l’assurer.

Ayant vu et aimé Mulholland Drive et Blue Velvet, j’avais l’esprit ouvert et j’avais apprécié même certains aspects de l’œuvre de Lynch (quoique, désolée mais, je n’aie jamais trop regardé Twin Peaks). Cependant, je dois dire qu’il y a une limite à tout. Surtout quand il s’agit des tableaux qui illustrent, par exemple, une scène sculptée de ce qui ressemblait aux matières fécales incrustées en forme d’un homme à couteau visant une femme à moitié nue exposant la profondeur de son sexe.

La seule qualité de cette peinture-là et les autres étaient l’utilisation des vêtements sur mesure aux personnages qui donnaient une dimension tactile à sa combinaison de couleurs assez mornes.D’autres tableaux représentaient des personnes transgenres prenant des poses violentes et narcissistes. Ces oeuvres assez troublantes, et peintes avec une telle naïveté que même l’œuvre de Basquiat semble aussi soignée que celle de Da Vinci en comparaison.

Les photographies étaient passables ; une série de nues jouait efficacement avec des ombres et des profondeurs de champs. Mais les autres photos servent plutôt de prétexte pour mutiler numériquement la forme féminine en jouant encore sur le thème des transgenres.

« Dumbland », une série de courts-métrages animés, aurait pu être conçu par un gamin de dix ans avec la simplicité des desseins au trait dont un homme se donne des coups de pieds, pète, vomit et cogne sur ses amis. Pour le reste, je ne les ai pas attendus, mais apparemment ils sont disponibles en ligne (et j’imagine téléchargeable par You-tube), si cela vous dit de les voir.

Les esquisses de Lynch se distinguent comme les œuvres les plus viables artistiquement de toute cette collection. En passant par les supports comme des post-its, des papiers-serviettes ainsi que des blocs-notes de papiers divers, ses gribouillis improvisés semblaient inspirés même s ‘ils étaient ternis par les numéros de téléphone de Brandon Tartikoff (ancien chef de la grande chaîne US, NBC décédé en 1998) parmi d’autres, étaient griffonnées dessus. Même si ce n’est qu’un aperçu de son acheminement artistique, étant donné ses résultats parfois imprévisibles, c’est tout à fait fascinant.

Je note que les traductions du français vers l’anglais de la Fondation Cartier sont louables, et même meilleures que celles du Centre Pompidou. Pas sure, si je ne suis peut-être la seule à l’avoir remarqué, mais vu les textes français à côté, l’anglais se lit d’un style punchy et non pas comme le standard de chinglais parisien.

The Air Is on Fire continuera jusqu’au 27 mai 2007.

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