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Crystal Night @ La Scène Bastille

Shortly after my return to Paris in 2004, I was invited to check out a concert by a young French singer/songwriter who claimed influences among all the neo-soul greats (Jill Scott, Alicia Keys , Erykah Badu etc.). I was so underwhelmed by her performance of insincere, souless R n’ B, that I practically gave up on the whole Paris music scene altogether. Some other shows since were equally disappointing for a city that prides itself on its appreciation of Afro-American music and culture. So, it’s a crying shame that what passes as Parisian neo-soul is often more gelatinous than buttery smooth.

Peu après mon retour à Paris en 2004, j’ai été invitée au concert d’une jeune chanteuse parolière française prétendant des influences parmi les incontournables de la musique néo-soul (Jill Scott, Alicia Keys, Erykah Badu etc. ) N’ayant pas été impressionnée par l’interprétation ses chansons R n’B médiocres et insincères, que j’ai bien failli renoncer à la scène musicale parisienne. D’autres concerts m’ont également déçu surtout dans une ville où l’on vante l’appréciation de la musique et culture afro-américaine. Il est bien dommage que la néo-soul à la Parisienne soit gélatineuse plutôt que crémeuse.

Crystal Night , however, is among the few nu-soul/jazz singers in183999431_l.jpg the French capital who seem to get it right. Crystal, accompanied by a five-piece band and two back-up singers, seemed to effortlessly pull off a performance worthy of the genre. Crystal, an Atlanta, GA native and Spelman College graduate, has been based in Paris since 2000, and has played across Europe and at some of Paris’ best venues.

Crystal Night, cependant, fait partie d’une minorité de chanteurs de nu-soul/jazz de la Capitale qui semblent pouvoir maîtriser le genre. Accompagnée par un quintette et deux choristes, Crystal a bien semble réussir sans effort un concert du genre authentique. Crystal, originaire d’Atlanta, GA, diplômée de Spelman College, est parisienne depuis 2000, et a donné des concerts en Europe ainsi que dans de bonnes salles de concert de Paname.

She was bubbly and affable on stage singing in English while introducing each song in fluent French. She seamed at ease performing a set of mostly original songs from her independantly produced CD, entitled Sweet Melodies, which received a very respectable 4-afro rating from the influential OkayPlayer.Com. Her Minnie Ripperton cover was practically pitch perfect, and easily won over the sizeable crowd, many of whom were from Crystal’s Myspace fan base (over 9,000 strong).

Elle est à la fois débordante de vitalité et affable sur scène en chantant en anglais et annonçant en français les chansons qu’elle interprétait. Elle semblait à l’aise en interprétant des morceaux originaux de son CD produit indépendamment intitulé, Sweet Melodies. D’ailleurs, ce disque a obtenu un classement très respectable de 4 afros par le site influent, Okayplayer.com. Sa reprise d’une chanson de Minnie Ripperton etait quasiment sans faute, et a séduit le public dont la plupart faisait partie de son cercle d’amis myspaciens (au nombre de plus de 9,000).

After the show, Crystal’s good friend China Bridgewater (daughter of DeeDee & an MTV France VJ/ singer) hugged her before suggesting the song «Vin Rouge» would be perfect as a house mix. After hearing them speak my language, I went up and chatted with the girls. I was pleased that even China agreed; Crystal helped restore our faith in that home-grown, nu-soul/jazz sound that we both found ourselves craving in Paris. Indeed, Crystal shows them how it is done, and is ready to take on the world.

Après le concert, une bonne copine de Crystal, China Bridgewater (fille de DeeDee & VJ sur MTV France/ chanteuse) l’a serrée dans ses bras avant de proposer que sa chanson « Vin Rouge » serait parfaite comme un remix de house. Je me suis mise à discuter avec les filles lorsque je les ai entendues parler une de mes langues préférées. De plus China était de mon avis ; Crystal a restauré notre foi en le son nu-jazz que nous avions si mal à trouver à Paris. En effet, Crystal leur a montré comment on s’y prend et serait prête à conquérir le monde.

The CD, Sweet Melodies is now on sale through itunes, and via Crystal’s Myspace page.
Le CD Sweet Melodies est en vente sur itunes et sur la page Myspace de Crystal.

NB: The video aboveis from a live performance in Paris in November 2006.///La vidéo ci-dessous est d’un concert à Paris en novembre 2006.


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Franck Biyong & Massak (et al.) @ La Scène Bastille

l_c873904b53ae4567ffe2a11a1c4a6a78.gifFranck Biyoing & Massak along with a stellar lineup of guests pulled off a dynamic, and at times, dramatic performance to vividly commemorate the abolition of slavery Friday night. Despite some technical difficulties which delayed the show, Franck (a pretty bad-ass guitarist himself) and his eight piece band (including a 5-piece horn section, a drummer, a percussionist, and a bass player) were accompanied by a coterie of 4 exuberant multi-culti back-up singers, as well as Sandra Nkake, Mata Gabin, Cristina Volle among others. The singers also doubled as stage actresses depicting the historical evolution of the African diaspora: from Africa’s pre-Columbian glory, to enslavement, and its eventual abolition, all while paying hommage to its ongoing musical contributions.

Franck Biyong & Massak avec des invités lumineux ont réussi un concert à la fois dynamique et parfois dramatique commémorant sous de vives couleurs l’abolition de l’esclavage vendredi soir. Malgré quelques soucis techniques qui ont retardé le concert, Franck (lui-même un très bon guitariste) et un orchestre de huit musiciens (comprenant les cors de 5 musiciens, un batteur, un percussionniste, et un bassiste) ont été accompagnés par 4 choristes exubérantes de diverses origines, ainsi que Sandra Nkake, Mata Gabin et Cristina Volle parmi d’autres. Les chanteurs étaient aussi comédiens interprétant l’évolution historique de la diaspora africaine-de sa gloire avant l’ère de Colomb, à l’esclavage et son éventuelle abolition-tout en rendant hommage à ses contributions musicales.

Franck impressively swaggered from Hendrix style rock before leading his band to a dramatic riff of the Marseillaise as the singers mimed scenes illustrating the horrors of slavery. While the theatrics at times seemed to overcrowd the stage, the thinly veiled condemnation of France’s role in slave history was far from lost. One scene depicted a recently enslaved African princess singing in soulful French as she was derided by new world mixed race slaves who sang in a bluesy/gospel inspired American vernacular that made a bold statement on the duality of the diaspora.

Franck se pavanait avec efficacité à l’instar du Hendrix avant de mener son orchestre vers un riff de la Marseillaise alors que les chanteurs mimaient des scènes depeignant les horreurs de l’esclavage. Bien que la mise-en-scene ait été parfois trop chargée, la condamnation à peine déguisée du rôle de la France dans l’histoire de l’ esclavage, n’était pas loin d’être perdu. Une scène depaignait une princesse africaine récemment asservie chantant en français plein de la soul, mais raillée par des esclaves métisses du nouveau monde qui chantaient en langue vernaculaire américaine inspirée du blues et gospel. L’ensemble a communiqué un message assez fort sur la dualité de la diaspora.

Mata Gabin, a lovely and poised singer/actress, sang one song that was nu-soul inspired, while Sandra Nkake, who is now being billed as Paris’ #1 soul singer, was as promised, fierce yet sophisticated. The show ended with an afro-beat jam featuring brazillian singer Cristina Volle, a drum corps, a harmonica player and two urban griots who together unified the diaspora under a funky groove.

Mata Gabin, une comédienne/chanteuse aussi charmante que posée a été invitée à chanter une chanson inspirée de la nu-soul. Sandra Nkake, qui est considerée comme la meilleure des chanteuses de soul à Paris, n’a pas déçu. Elle était à la fois sublime et sophistiquée. Le concert s’est terminé avec une jam-session afro-beat avec la chanteuse brésilienne Cristina Volle, un corps de batterie, un joueur d’harmonica, et deux griots urbains qui ont tous unifié la diaspora sous un funky groove.

Franck Biyong & Massak ‘s single “Anywhere Trouble” has been in rotation on Radio Nova since March 2007.

Le morceau de Franck Biyong & Massak, « Anywhere Trouble » se joue sur le playlist de Radio Nova depuis Mars 2007.

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Tahiti Boy and the Palmtree Family @ Showcase/Sous le Pont, Paris 8è

l_a62f868ec82bb070a624b4f0e18b6722.jpgI suppose it is SO not a scoop that any new French band must perform in English to get any respect around in this town. With the recent success of Phoenix, singing in French might seem as passé as a 3 day-old baguette. So, Tahiti Boy and the Palmtree Family (TB&TPF) are no exception to this aphorism as the six-piece band played a decent set of tunes at Showcase/ Sous le Pont (S/SLP) Saturday night. Fresh from a month–long residency at La Flèche d’or, TB&TPF looked like they were having fun as they performed an upbeat rock/pop set.

Bon, j’imagine que ce n’est pas un scoop qu’un nouveau groupe français doit chanter en anglais pour être respecté dans cette ville. Étant donne le succès récent de Phoenix, chanter en français est presque aussi passé qu’une baguette rassise de 3 jours. Tahiti Boy and the Palmtree Family (TB&TPF) ne sont pas l’exception à cet aphorisme, un sextet qui a joué un bon set a Showcase/Sous le Pont samedi soir. Tout juste rentrés de leur résidence à la Flèche d’or, TB&TPF avaient l’air de s’amuser en jouant leurs morceaux de rock/pop levés.

At times TB&TPF reminded me of Ben Folds Five, and had alternating male vocal harmonies that had an early Beatlesque quality to them. Lyrically some songs were a little too simplistic for my taste. (Always a risk with non-English speaking bands.) Like the song «When I Miss You»; despite its respectable back beat, the title lyric was repeated about a dozen times to pound the message home. dsc00774.jpgOther songs were more balanced. A few songs almost lost me before TB&TPF would interject an unexpected tempo change that ultimately worked to save the song. A female singer named Audrey accompanied the band on a few tunes, and added some refinement to some of the band’s rough edges.

Parfois, TB&TPF m’ont rappelés de Ben Folds Five et avec leurs harmonies masculines alternantes, ils avaient de vagues reminiscences à l’instar des premières œuvres des Beatles. Lyriquement, certaines chansons étaient un peu trop réductrices pour mon goût. (C’est toujours un risque avec des groupes non-anglophones.) Par exemple, dans la chanson « When I Miss You », bien que la musique avait un fort rythme respectable, la parole du titre était répétée une douzaine de fois pour renforcer d’avantage le message. D’autres chansons étaient plus équilibrées. Certaines chansons m’avaient presque perdues, avant que TB&TPF n’aient pu injecté un bon changement de tempo qui finalement les aurait sauvées. Audrey, a été invitée à chanter quelques morceaux et a donné un certain raffinement telle une pierre ponce sur la rudeur du groupe.

dsc00773.jpgS/SLP opened to the public in January as a night club/concert venue underneath the Pont Alexandre III in the 8è. Apparently they host flashy private parties during the week (like the new Mini launch party, a private Lily Allen show last fall, as well as a few events for Sarkozy), and welcome emerging local bands to perform there on the weekends. Tapping the programming team from fashionable nightspots like Le Baron and Paris-Paris, S/SLP has embraced young bands that seem to draw a good crowd. The spot is fairly large with great views of the Seine and the adjoining bridge (see my photo above).

S/SLP s’est ouvert au public en janvier comme boîte de nuit/salle de concert sous le Pont Alexandre III (Paris 8 è). Apparemment, en semaine ils louent la salle pour des soirées privées d’entreprises (comme le lancement du nouveau Mini, un concert privé de Lily Allen en automne dernier, et même quelques soirées Sarkozystes). Le week-end, ils invitent les jeunes talents parisiens. En faisant appel a l’équipe de programmation des boîtes de nuits tendances comme le Baron et le Paris Paris, S/SLP a réussi à accueillir de nouveaux groupes qui attirent un bon public. L’endroit est assez grand avec des vues magnifiques de la Seine et le pont attenant. (voir ma photo ci-dessus)

On Saturdays before midnight, the entry is free, but the drinks are rather pricey (6 euros for a Coke !). I loved the fact that This is Spinal Tap, Kiss videos and Roger Corman’s Little Shop of Horrors were being projected onto the stone walls before the show started. Even a fooseball table was set up, for more indoor fun. If you arrive after midnight, be sure to dress for inspection and be prepared for a long wait. As I was leaving, the line extended from the front door, up the stairs and to the street (easily over 150 people!).

Le samedi avant minuit, l’entrée est libre, bien que les cocktails soient assez chers (6 euros pour un Coca !) J’ai bien aimé qu’ils aient joué This is Spinal Tap, des clip-vidéos de Kiss, et Little Shop of Horrors de Roger Corman avant le concert. La table de baby-foot donne envie d’y rester plus longtemps. Ceux qui arriveront après minuit devront passer une revue et être prêts pour une longue attente. En partant, j’ai remarqué que la queue allait de l’entrée, en montant par les escaliers et se terminait sur la rue (facilement plus de 150 personnes).

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Allonymous @ Le Tryptique

en

So here goes the first installment in what I hope will be an ongoing digest of the best live indie music in Paris. I’ll do my best to stay on topic, but bear with me as I get easily distracted by all of the great cultural happenings Paris has to offer.4gnoqpl.jpg

So last night, I saw Allonymous aka Allen Conway at Le Tryptique and was pleasantly surprised by the energy of this emerging American (via Chicago) artist, a rising star on the Paris scene. I first saw Allonymous performing with Tribeqa and Dajla at China Club a few weeks ago, and was impressed with the down-home sensibilty he brought to the show.

Wednesday night, Allonymous and his six-piece band shifted easily from rhythmic spoken word, to funk, with a dash of rock thrown in for good measure. Decked out in red-seamed Xuly-Bet duds, Allonymous energized a sizable crowd of Parisian hipsters with a full-set lasting over an hour of soulful, edgy Rhythm n’ Blues and funk. His spoken word improvisations seemed to get the crowd moving and clearly evoked a young Gil Scott Heron or Sly Stone from back in the day.

The real show stopper was Sandra Nkake, a French-Camerounese singer who sang two duets with Allonymous and whose cheekiness and sophisticated stage presence nearly stole the show. Their soulful exchange was refreshing in its funk/Rn’B authenticity, which is, quite frankly, so hard to find « sans accent » in Paris. What’s more is their Franglais recitatives came off as more organic than gimmicky, which again is the exception and not the norm here. Karl « the Voice », a French soul singer, also stopped by for another harmonious duet that definitely left the crowd wanting more.

fr

Voilà le premier fascicule de ma chronique courante des meilleurs concerts des musiciens indépendants à Paris. Je ferai mon meilleur de ne pas trop m’écarter du sujet principal, mais j’avoue que je suis facilement distraite par tous les bons plans culturels à faire à la capitale.

Hier soir, j’ai vu Allonymous aka Allen Conway au Triptyque qui m’a surprise par son énergie. Ce jeune artiste américain (de Chicago) est une étoile montante sur la scène parisienne . Je l’ai vu pour la première fois avec Tribeqa et Dajla au China Club, il y a quelques semaines et j’étais impressionnée par l’authenticité décontractée qu’il a apporté sur scène.

Mercredi soir, Allonymous et son sextet sont passé facilement du slam rythmique au funk, saupoudré par un peu de rock en prime. Tenu en Xuly-Bet (vite reconnu par sa coutre rouge omniprésente), Allonymous a dynamisé un public assez grand des jeunes branchés parisiens avec des œuvres complètes pendant à peu près une heure pleine de soul funk et Rn’B. Ses slams improvisés ont fait bouger la foule en evoquant un jeune Gil Scott Heron ou Sly Stone d’antan.

La chanteuse franco-camerounaise, Sandra Nkake a failli ravir la vedette avec une présence sur scène à la fois sophistiquée et culottée, avec ses deux chansons en duo avec Allonymous. Leur échange bourré de soul était autant rafraîchissant pour son authenticité pure funky, ce qui est d’ailleurs très difficile de trouver sans accent à Paris. De plus, leur récitatifs franglais étaient reçus plus comme organiques qu’artificiels, ce qui est malheureusement l’exception et non pas la règle à Paname. Karl « the voice » , un chanteur de soul français, a été également invité pour un duo en pleine harmonie qui n’a pas déçu.

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Allonymous
Sandra Nkake
Le Tryptique
Dajla
Tribeqa

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